GUILLAUME Y. BYE
iabilités et fort nombreux, faisaient de l'opposition au gouvernement; ils se
déclaré à mirent à dire qu’il voulait sacrifier l’armée de terre à la marine, ns, comme et beaucoup d’entre eux, s'étant réunis à Terweere, ville restée ulu ainsi, indépendante, obligèrent le bourgmestre à proposer pour stases biens, thouder et capitaine général le prince d'Orange. Ce choix ayant été seulement approuvé par la ville, la proposition fut portée aux états de la après. On province: bientôt Guillaume IV, soutenu par des troupes autri- Guillaume IV, imentèrent chiennes et anglaises, fut proclamé stathouder général, charge hé- avril he fut plus réditaire même pour les femmes, et à laquelle on réunit celle de
en 1816), gouverneur des Indes orientales.
Prince vertueux, il favorisa ce qui était l’âme de son pays, les manufactures et le commerce, sans négliger les sciences et les arts, car il était fort instruit lui-r’'me. Généreux et tolérant, il eut un grand pouvoir, parce qu’il était aimé; mais il en jouit peu.
Guillaume V, son fils, lui succéda à l’âge de trois ans, sous la Guillaume V. tutelle d’Anne, sa mère, fille de George II d'Angleterre. Cette prin- 2toctobre. cesse, secondée par le duc Louis de Brunswick, feld:maréchal de
S anciens la république, continua les réformes commencées par son mari; itrats, sur elle se tint en dehors de la honteuse guerre deSept ans, profita 1ps qu'ils dela décadence de la marine française, protégea les sciences, et. aient l’in- réunit dans la société de Harlem des efforts disséminés, auxquels l'Asie, les les encouragements avaient manqué jusque-là.
on” et de Lorsqu'elle mourut, le duc Louis resta tuteur du jeune prince, ,,17.,. es fleurs, et Guillaume V, devenu majeur, le pria de l’aider de ses conseils ; nfaisance mais la décadence absolue de la république avait commencé. Le jement à commerce languissait malgré les efforts du gouvernement, et la ctionner, pêche du hareng était devenue tout à fait nulle. Les philosophes à liberté, français trouvaient des partisans en Hollande, à tel point que Bretagne Louis de Brunswick fut obligé de restreindre la liberté de la vements presses il défendit l'Émile de Rousseau, et l’on établit que les or fut le ouvrages des protestants relatifs à la religion devraient être ap- | succes- prouvés par l’université de Leyde.
geuse à D’autres agitations étaient excitées par les jansénistes réfugiés t dépeu- dans le pays, et qui avaient eu un champion énergique dans le re ne lui © célèbre Quesnel. L'Église d’Utrecht en particulier se, laissa en-
ités ; les traîner par ces sectaires ; tout le chapitre en avait appelé contre la roduisi- bulle Unigenitus, et l’on faisait ordonner les prêtres par des évêques
de cette opinion. Depuis la réforme, la juridiction avait été exercée nement à Utrecht par des vicaires apostoliques ; on élut alors un archevêguer et que sans observer les formes régulières. Rome s’en plaignit, et rtisans, comme on ne l'écouta point, ilen résulta un véritable schisme,
soutenu par le célèbre jurisconsulte Van Espen, et qui n’est pas encore assoupi de nos jours.
La plupart des villes étaient régies aristocratiquement, A Amsterdam, le conseil se composait de trente-six membres et de douze bourgmestres, qui exerçaient leur charge par quatre à la fois, dirigeant les finances et nommant aux emplois. Le conseil présentait quatorze candidats au stathouder, qui choisissait neuf échevins pour rendre la justice ; l'appel de leurs décisions était porté devant la cour de Hollande, où siégeaient huit députés hollandais et trois zélandais. Les états de Hollande, présidés par le grand pensionnaire, étaient composés des députés de dix-huit villes et de dix députés de la noblesse, qui n’avaient qu’un seul vote collectif ; la noblesse de la province de Zélande était représentée par le prince d’Orange, les villes par des députés. La Gueldre se composait de la confédération dés villes d’Arnheim, de Zuiphen et de Nimègue. Cinq villes avaient droit de vote dans l’assemblée provinciale d’Utrecht, et la noblesse comprenait tous les propriétaires. Dans la Frise, chaque bailliage avait pour représentant un noble et un riche bourgeois ; dans l’Over-Yssel, tout propriétaire d’une terre noble qui valait vingt-cinq mille florins siégeait aux états.
Les députés des sept provinces formaient l’assemblée des états généraux et le conseil d’État; mais la souveraineté -appartenait moins aux premiers qu'aux assemblées provinciales, et le conseil d’État avait le pouvoir exécutif. Le stathouder devait être protestant ; il s’appuyait sur les Anglais, et les états généraux inclinaient vers la France : de là deux factions qui se contrariaient. Lorsque la paix eut été assurée par le traité des Barrières, on diminua l’armée, et la flotte même tombe dans un état déplorable, parce qu’on jugexit inutile de l’entretenir depuis qu’on avait l’Angleterre pour alliée. Les états généraux accordèrent alors au roi les sommes nécessaires pour la relever ; mais on disait proverbialement que la Hollande pouvait payer toutes les armées de l’Europe, et qu’elle ne pouvait résister à aucune.
Pendant ies dix premières années , Guillaume V marcha d'accord avec les états généraux; mais on vit reparaître le parti dit de Lœvenstein et de Witt, qui, transformé selon les idées du moment, et prenant le titre de patriote, tendait, sous le masque de la philanthropie , à renverser la maison d'Orange. À ce parti appartenaient les gros négociants et les mennonistes, espèce d’anabaptistes d’une exaltation excessive , d’une humilité affectée, et les malcontents, dont la foule s'était grossie de tous
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