ÉTATS GÉNÉRAUX
‘La Hollande conservait l'amour de la patrie et de ses anciens usages. Les lourds impôts établis sur les terres, sur les contrats, sur le luxe, sur les objets de consommation, en même temps qu'ils portaient les habitants à un genre de vie réglé, y stimulaient l’industrie. Maîtres des soies de la Perse et des drogues de l’Asie, les Hollandais s’habillent d’étoffes de laine, vivent de poisson et de fruits ; leurs maisons ont pour ornement la propreté et des fleurs, etils ne connaissent pas l’économie lorsqu’il s’agit de bienfaisance publique où d’instruction. Chaque ville sé livre activement à quelque industrie particulière, et met sa gloire à la perfectionner. ” Nous avons dit plus haut ce que nous pensions de sa liberté, L’avénement d’un de ses citoyens au trône de la Grande-Bretagne engagea de gré ou de force la Hollande dans tous les mouvements de l’Europe, lors même qu’elle n’y avait aucun intérêt. Son or fut le plus puissant auxiliaire de l’Autriche dans la guerre de la succession d’Espagne ; néanmoins la paix ne fut point avantageuse à la Hollande, etlui fit comprendre combien la guerre l’avait dépeurplée et appauvrie. L’acquisition des places fortes de barrière ne lui apporta que de lourdes dépenses et de nouvelles hostilités; les guerres contre la France, mal conduites qu’elles furent, produisirent une révolution intérieure.
Bien que la maison d'Orange ne dirigeât plus le gouvernement depuis le commencement du siècle, elle ne cessait d’intriguer et d'influer beaucoup dans les affaires publiques. Ses partisans,
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