‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 180 sur 245 · nove mbre · texte numérisé non relu

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16 juin.

: ‘Quandles Français étaient sortis de l’Italie en 4707, les Impériaux s'en ermparèrent,! puis Charles VE le vendit aux Génois ‘pour 1,200,000 piastres, comme fief relevant de V'Empire: La possession leur en fut confirmée par le traité de la quadruple alliance en 1718, et par celui de: Vienne en 4725; cependant Marie-Thérèse le cédait alors, comme propriété personhelie, ‘au roi dé Sardaigne, par le seul ihotif qu’il fallait au Piémont une communication immédiate avec les puissances maritimes. s Gênes n’était plus la reine des ‘mers; mais elle :conservait l'énergie de caractère, l'activité ; Pamoar de la: liberté. "L'aristocratie, bien que dominante, mexcluait ‘pas le mérite, ‘et ‘se rappelait son origine bourgeoise. Ses capitalistes possédaient 14 millions de rente sur les banques de ‘France. Elle protesta contre une pareille usurpation; et à 8’ étant alliée à la France, J’Espagne et Naples, par le traité d'Aranjuez, elle facilita aux Bourbons le passage en Lombardie ; maïs, après la vic- "6, toire de Plaisance, les Autrichiens occupèrent Gênes, abandonnée par ses'alliés, dont les excitations captiéuses l'avaient drraohée à à sa tranquillité-pour ila livrer sans défense. h Les Allemands s’étaient-montrés féroces et avides pendant toute cette camp: gne; ‘ce fut encore bien pis à Gênes, où le marquis Botta, leur général, communique aux Autrichiens tout:le fiel qui Soulèvement l’animait. Jamais des conditions plus dures n’avaientété imposées à une cité vaincue. Les habitants furentcontraints de livrer:toutes les.portes, les forts, les armes; il fut en outre stipalé que les armées autrichiennes auraient la faculté:de traverser iibrementle territoire de. la æépublique; que le doge et quatre sénateurs se rendraient à Vienne, dans le délai d’un mois, pour ‘y: demiañder pardon d’avoir usé d'un droit sacré, celui de sé défendre contre des agresseurs ; qu'une somme de cinquante mille génoises serait payée sur-le-champ, à titre de gratification, aux soldats ;: puis, pour seconder la clémence de la souveraine, le général autrichien avait fixé à neuf millions de florins la contribution à payer dans le délai de quinze jours, sous la menace,-en cas :dé:retdrd, de livrer la ville au,pillage. Si Gènes avait ‘osé se fier au menu peuple, elle n’aurait pas :eu à subir-ces conditions 'honteusess en même temps, un vaisseau anglais bloquait le:port;commeullié des Autrichiens, rançonnant, pillant même les ‘bâtiments qui survenäient , cequi menaçait la ville d’une famine :sansiremède, Ce n’était'pas assez pour la brutalité de l’ennemi, dont: les-prétentions :s’élevaient.en vaison.des concessions ; l’odieuxBotta répongdait:auxiré clamations qu’il ne laisserait aux Génois que les yeux pour pleurer:

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Il restait encore autre, chose au peuple. En trainant un mortier de Portoria, la rue se défonça, et l’on avait de la peine à le dégager. Les Allemands contraignirent, à coups de bâton, quelques habitants à les aider; mais un jeune garçon du peuple, nommé Balilla, wésiste à leur violence; il est secondé par les siens qui poussent des cris et lancent des pierres; bientôt le tumulte grossit et se répand terrible, impétueux dans toute la ville. Les Croates, les Pandours et toute cette soldatesque farouche succombent sous le nombre; des femmes, des enfants traînent descanons où jamais on n’aurait cru possible d’en conduire. Des artilleurs et descaräbiniers sont inprovisés.en un moment, et les Génois inontrent que, s'ils ne savaient pas vaincre, ils savaient réprimer les excès de la victoire. Les moines, les nrètres,. font entendre des paroles de miséricorde, mais non de lâcheté, etentonnent, au milieu des gémissements du combat, l’hymne de l'espérance. C’esten vain que les nobles conseillent la prudence, la modération, et défendent de sonner les cloches ; le tocsin appelle les habitants des vallées de Bisagno et de la Polcevera. Ce Botta qui avait jeté

‘ au peuple tant de mépris comprit alors ce qu'il valait; il fut con-

traint.de se retirer en dévorant sa rage impuissanie, et Gênes fut sauvée.

Des applaudissements saluèrent partout les cinq journées ; les Allemands abandonnèrent ja Rivière pour se retirer en deçà de PApenain. Les nobles mêmes, uge fois la victoire assurée, firent cause «commune avec la plèbe. Marie-Thérèse en frémit, et envoya des renforts pour punir le peuple de cette fidélité qu’elle avait applaudie chez les Hongrois, et qu’elle appelait alors rébellion, L'Europe, au contraire, s’étonna de cet héroïsme inattendu au milieu de la molle insouciance du siècle ; mais, comme l’intérêt qu’on prend au faible n'empêche pas de s’allier au fort, l'admiration serait restée stérile si, pour leur commun avantage, la France et l'Espagne ne s'étaient décidées à soutenir Gênes. Les Français y firent passer des officiers et des armes; tandis que le comte de Schulenbourg-Oyenhausen serrait vigoureusement la ville «u côté de la terre, et que les Anglais attaquaient par mer, le.duc de Boufflers soutint par son expérience le courage du peuple; qui vit l’orage se dissiper. Il resta peu de chose à faire au duc de Richelieu , qui prit ensuite le commandement , et ne retira ses troupes que lorsque le gouvernement oligarchique eut été rétabli. Le peuple avait sauvé la patrie , c’était lui qui avait vaincu ses ennemis ; pour récompense, l’aristocratié le reméttait sous le joug.

10 décembre,

13 vctobre.

Charles Vil.

Enfin. les: princess. rassasiés: jou::du:' moins lasiide gavagert la pauvre. ltalie, gonclurentla paix à Aixa-Ghapelle:Le but ‘que: Von. avait; poursuivi -aui prix de tant: deisang était attèint.c'en: effet, Marie-Thérèse: héritait,: quoique: fémme, des États dé! son père; mais elle dut payer l'assistance qu'elle: avait ‘reçue du roi de. Si : Jaignepar:la cession du: haut: Novarais, du Vigevanasco ot du. territoire situé, au delà du Pô: Finale::fùt restitué:à Gênes. avec, son ancien, État. L’infant don:Philippe ; frère de:don: Carlos, ahtintiles, duchés de Parme et-de Plaisance, avee ceux de Gnas-: talla,, Sabionetta.et . Bozzolo,; aù la! famille des Gonzague \s'étoit éteinte en 4746 ; on 'assigna à don Carlos les Deux-Siciles ; qui sortaient avec lui dela déplorable condition de: vicesroyanté dépendante de rois-lointains;:conimeielles Fétaient depuis't, ois siècles. Le, France, qui s'était faite la oh et ne A Inerréserva rien pour. elle. |

François IIL, de Modène, qui, dépouillé: dé ‘ges Etaté y (s'était réfugié à Venise, rentra dans: son duché, aècru de'la-seigneurie: de, Novellara par suite de. l'extinction de la :familie: des ‘Gon-

zague ;, il se rendit.:ensuite en! Lombardie; en qualité de gou-

verneur, au. nom: de l’archiduc Léopold ;-'ét y: resta-jusqu’à sa mort. Hercule Renaud; son fils; épousa: Marie-Thérèse ,- hé:

ritière d’Albéric IE, de la maison Cibo :Malaspina; dernier duc

de Massa et prince de Garvara !(4),iet-qui; étant morte sans’enfants, laissa ses domaines à: Béatrice d’Este. Lés- Autrichiens je-

tèrent aussitôt leurs vues sur.ce richshéritage, et marièrent Béa-'

trix à Ferdinand, fils de Marie-Thérèse: De:éette ‘uniôn’ sortit une. nouvelle dynastie: de ducs: dé Modène | qui a voulu se rattacher.aux souvenirsitaliens en’se faisant: appelér maison U’Este. Le, peuple italien n’était ‘intervenu dans la paix comnté "dans la guerre que pour souffrir; néanmoins! grâce à (la: jalousie” ré: ciproque des puissances , la domination: étrangère -de l'autre côté des Alpesne se maintint plus que dans PAPERS Ken Pen riches cantons: se trouvaient: détachés.’ . Jul Le royaume des Deux-Siciles arait un sol fertile; me population pleine de; vivacité ; des frontières bien :défendues,, Pavantage de dominer sur, deux, mers; aussi suffisait-il que l'oppression cessât. de peser Rp ce royaume , Les que le RE

(1) Ce domaine était pass, à Antoine- Albéric Malaspisa, marquis de Malaspina, ën’1441. Sa déscendancé s'étant éteinte , Richarde, son héritière, épousa

Laurent Cibo, neveu d'RAUOeRt VIT, sh porta . celte suécession aux CR de Gênes, fs 20

e ‘yavager da ‘Le but que :attéint. sen États dei son reçue du roi:

Vigevanasco tué à Gênes:

‘don’ Carlos, x de Guasrague s'était les ;' qui sortuté -dépen- &. if siècles, ( ner réserve son is ‘éthit r-seigneurie | » des-‘Gon:

té de gou-| “jusqu’à sa érèse , - hélernier duc te : sans’enichiens jeièrent Béaniôn’ sortit ulu se rat:

bn'd’Este.

nté ‘dans alousie: réautre Côté t Pere

ne popus 8, l’avan- “Hoppres- PRE

s de Malasière, épousa on aux Cibo |

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