LES DEUX SICILES.! CHARLES VII
contraste qu’yhoffraient la beauté ‘du'soletila misère des habitants cessût dû même! coupi-Charles:ÎTE n'y trouva’ ni routes, ni ponts, ! nismanufactures, les monnaies !éthient' dans ün'désordré inextricablb, et dés entraves:dé toutessortés génaienit le éominerce des
grains; les»-pâturages royaux s'étendaient decinquante milles én : longueurssur une largeur Qui: variait de ’trois'à quinze milles,
avec défense: d'y pläntér'un arbre; les biens comimnnaux' étaient extrêmement considérables; des propriétés particulières inême, assujéttiés à Ja servitude:du pacagé, ne'pobvaient être enicloses.
Dési fiefs; des: fidéicommiis ; des priviléges de chäsée, dé fours,
de:môulins, énchaînaïent les propriétés st multipliaient les vexations, ‘les procès:et:les gens déiloi. Oncomptait dans le royaume jusqu’à dix. mille |féudataires ; véritables oppresseurs du peuple,
qui avaient la nomination des'j jages et des gouverneurs, imposäient des péages , des corvées, des prémices de tout genre ; trente et 'un millé moines, -v'ngt-trôis mille ‘religieuses’, ‘cinquante mille prêtres: possédaient: de riches r’opriétés , 'exemptes ‘dé toutes charges ; il n'avait pas:un seul tribunal de justice dans quâtôrze
provinces, péndant:que :les'brigands :s’élevaient' à trente mille,
et:les assassinats à: plusiéurs milliers ‘par an. Les émpoisonnéments. ‘étaient -si:nômbreux, dans la capitale qu'il fallut instituér une: junte ides! poisons ; en: même temps les‘ prisons rez gorgeaient de contrebandiers'et dé braconniers: 19
-Gharles japrès s'être fait! couronner à Palérine (3 juillet }, s’efforça! de remédièr à:cet état de’ choses ; et’ les forteresses, les finances; la: procédure! les moônnaies'; les études attirèrent son attention... Une magistrature! d'économie , chargée d’aviser ‘aux moyens de:fairerrefleurir le:conamerce et d'accroître les révenus, augmenta. de trois millions larecette du trésor seulement eri portant, son::oxamen (sur la légitimité des exemptions du clergé. Élisabeth Farnèse envoya ‘un millioniet demi de piastres à son fils Charles HE, pour: qif'il! pût recouvrer ‘un grand” nombre de fiefs et de domaines royaux vendus: ou hypothéqués. La marine se releva ; les chebecs napolitains, commandés par Joseph Martinezscombattirent les saiqaes: barbaresqués avéc ‘une valeur quirne: le cédäit en rien’à!celle des chevaliers de Malte. Charles 0..iigen;cliaque provinée:à ‘former ‘un! régir:ent, ‘dont les officiers-durent apparteniraux premières farnillés ;'il les'd‘tächa ainsi de leurs rer pour les rallier à la dynastie nouvelle, et il récohnut, dors 4 de ia campagne, de Vellétri, qu'ils n'avaient pas. dégénéré de, leur, ancienne valeur, Voyant: combien: l’activité des juifs avait été profitable à Livourne, il les attira, et leur
accorda des priviléges dans ses États; il'stipula avec la Porte, en faveur-de ses sujets, des priviléges égaux à ceux dont jouiscaicnt ’es sujets des autres puissances, en exigeant que:80n pavil .n ct ses côtes fussent respectés par les Barbaresques. Il nomma des consuls sur tous les points où le commerce florissait, et fonda des lazarsis et un collége nautique ; inaïs il erut, selon les idées du temps, favoriser le commerce en frapynt les marchandises étrangères de droits fort lourds.
La Sicile avait été malheureuse sous Philipe IV, pius inelheureuse encore sous Victor-Amédée , £t n’avait pas eu un meilleur sort sous l’empereur Charles VI. nfestée sur ses côtes par des pirates, au dedans par des bandes de brigands et mise en combustion par les excommunications pontifirales, elle était en outre courbée sous les chaines féodales ; sur douze cent mille âmes à peine de population, elle n'avait pas inoïns de soixant. trois tnille religieux des deux sexes.
Après avoir rétabli la tranquillité, Charles IX la fit gouverner par une juuita, “uoniposée presque entièrement de Siciliens. I voulut que les bénéfices fussent conférés exclusivement à des Siciliens, ne ce réservant que la nomination de l'archevêque de Pelerme; lors de ia terrible peste de Messine, en 1743, il fit passer dans l'ile des vivres et des médecins. Un concordat qu'il fit avec le pape lui permit de restreindre les priviléges cléricaux, ainsi que le nombre des prêtres, des causes ecclésiastiques et des asiles. La justice en matière de foi était restée aux prélats; mais, l’arcacvêque Spinelli ayant poursuivi quatre citoyens pour crime d’hévésie, le peuple vit là une tentative pour introduire d'inquisition espagnole, et se souleva. Charles cassa les actes du saintoffice, et ardonna que la cour ecclésiastique procéderait par les voies ordinaires, et ne pourrait statuer sans communiquer ses actes à l'autorité laïque.
Les lois du pays étaient un amas bizarre de droit romain, barbare , arabe et normand; c’étaient des décrets angevins , des conslitutions aragonaises, des pragmatiques de vice-rois, des coutumes locales. Souvent dans tout ce fatras, certains cas n’étaient pas prévus, et le juge restait alors l'arbitre de la vie et de l’honneur des citoyens ; il n’y avait ni règles de procédure, ni publicité de jugements. Charles remédia à cet état de choses en publiant le Code Carolin, œuvre de Pascal Cirillo, ja louable par l'intention que par le résultat.
Charles énuméra les bienfaits dont le pays lui ét: .devable dans le décret pa 'equel il instituait l’ordre Xe , nt-Janvier,
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