IST. UN
mble à > deux isqu’en nnique laines, a géonaticæ nusées nnues, lumes
ues fit 10, dit no, en rcher rinci- 'ence, s méerber, 8, Ce nguer
AUQOAÉ AIT “A dt
ae HO fils 18#3b"e CUE ob itien® srpiittro PS7 re leg en fem LA pro Hd bi el es toute étude da l’histoire, LU tot à ) M Legs \losophes dédaignsient, sut augmente qe Su facilité de a pratique, le promptiude À si des trpis-anta frèras) aa) ans dans, rrAvait:cesné dès mon men! pl ii pour Aableaux.et, lues pour: les st ee raç En ji bb a 1 aslliabôct ‘ob tu qui pi KO 14 À PIRE ler, éalises lises porta 4objourb à ru ; is ue ppt issai di eur. FLD pi 1çom- Es se | ie A inea repptien, pour ainsi ire, passÉesi en ptan 5 a ais je un grand xelief,.et, ils la chercharant ins au Es à d'aide d'un pèle-mêle de couleurs "ye oi ii aioun atouts #9b sgntonvab je Dr su s Gagraghes, eh L'école holopaisoravait; fou ses Jueurs avec Prsinell, peintre rpleinder faut et) RU ARS, AGE: COMP a Gignani, qui donnastihé, eur, AUX oh et travailla vingt ans à J'Assamption: he geu PL La PI remarquable de.e# siècles Ils farimèn:
de FR pa M 'A aucune ne s'éleys aur dessus de:ln:imédios
crité.
Les-Aldrovandini-s’appliquèrent--à “ke--perspective;-mais-avec moins de succès que les Galli, de Bibiéna, qui étaient très-recher-
chés pour les quadrat ur. t l'ordonnance des fêtes. Ferdinand écrivi NE June C t cture, et introduisit des innovations dans les théâtres, qui lui durent la magnificence din et la facilité des châtigéfnétits de décorations. Parme,
aie Yoan se voir, des HE AE fanstrnits ee getar-
ne di ue Ut NUL) QU rs,f à L'epvi,ses fs ss
j 1 ? Si idé; des.
a ] Jr “a [à pe 8. er Je:
ie vu ct L PR A on a
1229D A fe Dar fer pes 49 09090 9b raoû 5100
gén oi dé 1687 sarelexa en imisi:
nu lo À jo EL arl 4 Jus Re de Sestr, objinr-1, be LD ha
dù 1 ANS of » saupteur, st: arhiro) PIRE ie 510008, 9 mire un 184190: dns, Jepalais | é die Te oo eoios ai 29b to etuongise of den i a di ne ii : ,Bpaumont, put: ira
de À; sh gtle,; rpyale hérita sin ni A REA : ns ; te règlement, mais non IST. UNIV, — T, A 42
* Mengs.
aës DIX-SRPTIÈME ÉROQUE-
pas des.artisten remarquables, An cite Dominique ai sable 27 Fais is et Bernardin Galliari, malire habile la perspective,
Joseph I disait avoir vu dans Rome depx. raies l'amphithéâtre. et le premier paintre de l'Europe; il yaulait parler de Cignaroli, tmarmaniéré dans 44 couleurs plutôt A Hqu me, digne dans ses inventions, Lanzi décrit ave complaisan Famille de ce peintre à Parme ,; saint. Joseph y AS la main à la Vierge et à l'epfant Jésus pour passer un pekt pont, et } artiste, afin de faire xoir. la sollicitude dy saint, le représente pe s'apercevant pasque.son manteau glisse de ses épaules, et que le, bord en baigne dans l’eau: conception digne. de. Lemene.
. Venise cite avec orgueil Canaletia, qui, sema partout les vues de son. pays.natal, et. enseigna à faire habilement usage de la chambre optique. Le gouvernement. de cette république pensionna des ouvriers pour veiller à ls conservation des tableaux et les restaurer, ce qui fut le principe d'un, art nouveau. La Rosalba se.montra phine de grâce.et de majesté dans, la peinture
au pastel ; elle mourut aveugle et folle.
Raph Mengs, né en Bohème, devint à Rome l'artiste le plus renorgmé, Mais quelle différence de lui aux maîtres de l’art! que son faire brillant diffère du vrai! que de conventionnel dans son.dessoin ef; dans.ses couleurs! Il paraît qu'ilse défiait lni-même des applaudissements dont ses contemporains. comblaient sa médiocrité pédantesque et électique; car ils applique continuellement à.apprendre. Azara, son biagraphe (1), exprimant en cela l'opinion contemporaine, le met. au-dessus de Raphaël d' Urbin, auquel il reproche précisément. ce: qui fait son mérite,” c’est-àdire d’avoir copié la nature, au lieu de reproduire la beauté idéale, qui, selon lui, caractérise les. ouvrages de Mengs.
En lâissant: de.côté cette somparaison. ridicule, on peut le
mettre à côté de Batoni, qui, après avoir étudié à Rome sur Raphaël et.les meilleurs maîtres, se fit un coloris varié, transparent, quoique conventionnel ; il mania le pinceau avec habileté, sans ayoir toutefois un style à lui, et porta, du théâtre au chevalet,:une idée vague et confuse de l'antique, ainsi qu’une manie stérile d’innoyation. s Joseph Cades préparait, aux admiralaurs des classiques d’é-
transmigration était (1) < Mengs vint au monde pour rétablir :les arts. Si la
‘chosé raisonnable, on re dire que quelque génie de Ja florissante Grèce
s’est incarné en lui, »
inter *
trang es rs qe on dési phaël où prenaient p pherson (1 Au comn
n avait pas conduit à guerres, et truisit plusi surtout, n’o e simple : I Ôn y trouve d'invéntions qu ’on dem:
essin du p cutg d'autr construire et versé daï mérite de ls ” La fontai qui exécuta Le peintr pitalés de |” théâtrales ; présentation gique la vé Oppenord :
commencée l'habitude d tout nouvea régülièreme quelle on n décorateur
(4) Casanor:
achetait, deu: découvertes d une descriptio leur un indivi antiquaires s’é tendu voleur } semblables da
+4 mphi- | de Cidigne
jainte-.
Fyie à arhste, perce- Jord en
>S YUeS de la > penbleaux La Roeinture
iste le e l’art!
el dans -même sa ménuelleen cela Urbin, ’est-àbeauté
me sur ANnspaabileté, chevamanie
ion était te Grèce
beut le |
tranges railleries en improvisant des dessins dans le style ’on désirait, dessins que les connaisseurs prenaient pour des phaël où des Michel-Ange, de même que les gens de léttres prenaient pour du génie les contrefaçons ossianiques de Mac-
herson (1).
Au commencement du siècle, Philippe Juvara, de Messine, n'avait pas de rival dans l’architecture. Le duc de Savoie l'ayant conduit à Turin, qui avait besoin de se relever après tant de guerres, et de venir italienne, ‘en s’embellisant, Juvara y construisit plusieurs édifices. L'église de la Superga, où jl se signala surtout, n’offre point cette majesté qui nait d’une pensée grande etsimple : les ornements n’y sont vas employés avec sobriété ; mais on y trouvé une grande habileté jointe à une certaine originalité d'invéntions bien entendues, Rien ne se faisait en ftalie sans que dermandât au moins son avis; il fit ensuite à Lisbonne le
eésin du palais et celui de l’habitation du patriarche. Il exécuta d'autres travaux en Espagne, où il avait été chargé de construire le palais du roi, quand il mourut. Riche d'invention et versé dans l'étude des meilleurs modèles, il ne connut point le mérite de la simplicité.
” La fontaine de Trévi fait honneur au Romain Nicolas Salvi, qui exécuta en outre un grand nombre de restaurations.
. Le peintre florentin Servandoni fut appelé dans plusieurs caitalés de l’Europe pour la direction des fêtes ét les décorations théâtrales ; voulant ajouter à l'attrait de la musique et de la représentation celui du coup d'œil, il sut associer à la beauté magique la vérité, dont on avait cru jusque-là pouvoir se dispenser. Oppenord allait appliquer à l’église de Saint-Sulpice à Paris, commencée en 1646, une de ces façades fastueuses qu'il avait l'habitude de composer, lorsque Servandoni présenta un modèle tout nouveau, à lignes droites, où ::: colonnes étaient distribuées régulièrement d’après leurs ordres, ét offraient une correction à laquelle on n’était pas habitué depuis longtemps ; toutefois, plus décorateur qu’architecte, Servandoni rechercha l'effet théâtral
(1) Casanora, élève de Mengs, faisait aussi parvenir à Winkelmapp , qui les achelait, deux de ces tableaux, comme des peintures antiques d’un grand prix , découvertes dans la campagne de Rome ; et le savant archéologue en donnait une description pompeuse dans son histoire. Charles JII fit arrêter comme voler un individu qui vendait des peintures d’'Herculanum devant lesquelles les antiquaires s’émerveillaient , et que les Anglais payaient fort cher; mais le prétendu voleur prouva que ces fresques étaient de sa façon, et il en exécuta de semblables dans sa prison’, au grand scandale des admirateurs de l'antiquité.
Juvers, 1605-1796,
sur l’autel où la Vierge reçoit la lumière d’une fenêtre cachée. En France, Poussin et Puget, les deux meilleurs peintres du siècle précédent, n'avaient pas laissé d'école. Nicolas Coustou , apprit la sculpture de Coysevox, qui exécuta beaucoup de travaux pour Louis XIV, dans la vieillesse de ce prince. Il avait rapporté de l'Italie le goût des imitateurs du Bernin, comme on peut le voir dans plusieurs de ses statues qui ornent le jardin des Tuileries. Il fut aidé dans ses ouvrages par son frère Guillaume, dont les chevaux, à l'entrée des Champs-Klyeéés, sont cités avec éloge.
La manière des Coustou fut exagérée par Jean-Baptiste Lemoine. Bouchardon étudia en Italie, au moment où l’école du Bernin était tombée ; mais, en travaillant pour Mariette, auteur d’un'traité des pierres gravées (1750), il sut s’écarter heureusement du goût qui était en vogue; il critiqua les costumes dénués de vérité qui étaient en usage sur'le théâtre. 11 travailla à Saint-Sulpice, à la fontaine de Neptune dans le pare de Versailles, et mieux encore à celle de la rue de ‘Grenelle. La statue équestre de Louis XV füt fondue par lui d’un seul morceau; mais’, s’il est moins maniéré que ses contemporains, il n'arrive pas encore à la simplicité.
Le Flamand Michel Stoltz travailla on à Saint-Sulpice, dans le style du Bernin. Né à Paris, il avait passé dix-sept’ans à Rome, où il fit, dans le Vatican, le saint Bruno refusent la mitre que lui offre un messager du ciel. Pour ne rien dire du reste, n'est-il pas absurde de lui faire refuser le pré$ent d’un ange?
Jean-Baptiste Pigalle , faiblement doué par la nature, obtint |
tant de faveurs qu'il se crut supérieur aux anciens ; ce fut lui qui termina le monument élevé à la mémoire de Louis-XV. Chargé de sculpter une statue de’ Voltairé pour.la bibliothèque, il le fit nu, d’après le conseil de Diderot , et il en résulta l’anatomie d’un vieillard (4). Le monument du maréchal d'Harcourt, qui sort, cadavre hideux, de son tombeau, pour s’entretenir avec sa femme, est aussi uné œuvre extravagänte; celui du maréchal de Saxe à Strasbourg, qui passa pour la merveille du temps, est encore pire.
Étienne Falconet, né de penis paurrnge (2), fut pris en amitié
ol À (1) : Pigalle au: ptit tésladità Voltaire : ART Le squelette à la fois offre l’homme et auteur. L'œil qui le voit sans peur étrangère | Est effrayé dé sa raigreur.".
(2) Quand Catherine If Tai donna un gfâde qui lui contétatt | jé titre de daté ment né : En effet, dit-il, je suis né dans un grenier.
par Lemoi après , il ex sion à l’Ace profanes, 0 gant et riva Catherine II senta franc douze ans e cours, il to sérablemen battant Me ne reconnai cheval de N de Balbi à ainsi de tou détails de il faisait rep tout. le:mo reconnaître raisonnable
Les habit dans la pein Parrocel, h distribuer 1:
au brillant tableaux de
‘Louis Va élevé en Fr:
Un duel l’a; d'un ‘grand Baptiste, sc où i! apprit l'art. Rappe présents sc
(1) C’est une pesant trois n ainsi c’est le c rino Carburi, en le faisant bord de l’eau Saint-Pétersbe description de faut lire en le
achée, tres du oustou le tra- Il avait comme } jardin } Guil- ,: Sont
te Leole du auteur eureues déailla à ailles , uestre s’il est 6 à la
, dans Rome, que lui
-il pas
obtint
r Lemoine, et ‘profita sous ce maître à tel point que, six ans après, il exécutait le Milon de Crolone, qui lui valut son admission à l’Académie, Déjà célèbre par plusieurs ouvrages sacrés et profanes, où pour arriver à l'originalité, il tombait dans l’extravagant et rivalisait avec les.décorations de théâtre, il fut appelé par Catherine II pour modeler la statue de Pierre le Grand. Il le représenta franchissant à cheval une roche esçarpée (1), et y travailla douze ans entouré de soins par la czarine ; mais, ignorant l’art des cours, il tomba dans la disgrâce impériale, et, fut récompensé misérablement de ses peines. Il écrivit sur les beaux-arts, en combattant, Mengs, Caylus, Jaucourt, Winckelmann et autres, qui ne reconnaissaient de mérite qu'aux anciens : il démontra que le cheval de Marc-Aurèle au Capitole, .les chevaux de Venise, ceux de Balbi à Naples ont peu de mérite, et qu’en général il en est ainsi de tous ceux des anciens, attendu qu'ils ont négligé certains détails de veines, de rides, de poils, dans le sentiment desquels il faisait reposer la supériorité des modernes. Il faisait la guerre à tout. le:monde pour se grandir lui-même; mais il faut pourtant reconnaître qu'il laissa échapper par moments des choses trèsraisonnables.
Les habitudes vicieuses et dissolues s’étaient aussi introduites dans la peinture, Chez Coypel, les poses sont toujours maniérées ; Parrocel , habile peintre de cabarets , sait grouper les masses et distribuer la lumière ; Watteau compose des groupes champêtres au brillant coloris ; Boucher traite tous les genres, et remplit ses tableaux de femmes au sein rebondi. ,
‘Louis Vanloo, fils de. Jacques, qui était peintre à l’Écluse , fut élevé en France dans l'atelier de Jean Corneille, artiste nstimable, Un duel l’ayant obligé de s’enfuir à Nice, il y laissa la réputation d'un ‘grand dessinateur, habile. dans la peinture à fresque. Jean- Baptiste, son fils, fut envoyé. par le prince de Carignan à Rome, où i! apprit la science sous Benoît Luti, quand déjà il possédait Var, Rappelé.à Paris par ce prince et logé dans son hôtel, il y représents cs Méfamorphoses d'Ovide; s’étant rendu ensuite à
(1) C'est une masse de 42 pieds de long sur 21 de hauteur et 27 de largeur, pesant trois millions de livres, Le plus grand obélisque ne pèse qu’un million ; ainsi c’est le corps le plus grand que les hommes aient mis en mouvement. Marino Carburi, de Céphalonie , le transpoñta l'espace de 20 verstes sur la glace, en le faisant rouler sur des boules:de bronzé, jusqu'à ce qu'il eût atteint le bord de l’eau; là il fut suspendur:entre deux frégates, qui le conduisirent à Saint-Pétersbourg. Le transport coûta 70,000 :roubles,.Carburi:fit imprimer la description de cefte. opération laborieuse , vraiment, digne d'admiration , et qu'il faut jee en le comparant avec la telabion de Fontana.
Vanloo,
DIX-SEPTIÈME ÉPOQUE. bitude p
Londres, il y fitun grand nombre de portraits. Il devint ainsi fort et cherc riche ; mais les spéculations de Law lui firent perdre tout ce qu’il porati € avait gagné. Îl touchait légèrement, avec une hardiesse impa- i mourû tiente; il donnait à ses portraits un air théâtral , et, éprès Watteau, lu polttig personne ne coloriait mieux que lui. Il fut surpassé par son frère À cet Carle, que son amour pour les comédiennes retint quelque temps taménale à Paris comme peintre de décors; s'étant rendu à Rome avec noble et
Boucher, il y acquit une grande réputation; le roi de. Sardaigne biér, Ref le garda énsuite à Turin pour peindre les palais de cette ville. Cet Boucher artiste, plein de réminiscences, ne. manquait pas de naturel ; il David, p corrigea la manière théâtrale alors réguante ; mais il tomba dans été élev le faux pour la couleur, varia peuses têtes et ne leur donna point get de assez d'expression, Comme les autres artistes de sa famille, il ne nant l’a savait ni lire ni écrire; il devint pourtant à Paris l’idole de la so- de la Pe ciété , et se vit applaudi au théâtre et. comblé d’honneurs ; mais dü Ser ces louanges excessives eurent pour pendant des censures ou- révolutid trées. # | et autres Joseph Vernet, d'Avignon, prit, en se rendant en. Italie, le un nouve goût de la peinture de marine, où il acquit un talent supérieur. noh pas Après avoir! travaillé vingt-deux ans dans cette contrée, il fut de Davic chargé par Louis XV de peindre les ports de France, travail dans T'andi lequel il sut se préserver de la manière affectée de soh temps, cotimie et parvint à varier ün sujet uniforme. Il exécutait avec facilité tilé et le des compositions d’une riche variété, et savait apprécier ceux qui hé troui se distinguaient dans d’autres genres. Pergolèse reçut de lui un'siècl d’heureuses inspirations, et il encouragea Bernardin de Saint- de Sain Pierre ; Carle, son fils, soutint.la gloire de son nom, dignement Moncé ; porté aujourd’hui par Horace, son petit-fils. lôinade grue. Jean-Baptiste Greuze, né à, Tournus, dut à ses tableaux de de Mari genre l’admiration de ses contemporains. Les peintres à la mode ont tot l’accusaient de trivialité parce qu” était vrai, ce qui le décida à formes faire le voyage de Rome; mais il y perdait, sous le rapport de lo- Boftr riginalité. Il reconnut bientôt qu'il valait mieux étudier le beau Parts ‘1 ciel du pays, ses belles femmes et recueillir la poésie dans la vie, et le p et non dans des réminiscences; il n’entendait rien: à représenter royale des rois et des héros, dés Grecs et des Romains. J'ai frempé mon boùtg Dinceau dans mon cœur, disait-il. Au lie de peindre des cabarets fut de et des cuisines, il représentait. des scènes d'affection, le Père pa- turé, 0 ralytique; la bonne Mère, la Malédiction paternelle , la Dame de arts èt charité, etse montrait poëte plus qu'aucun de ses contemporains. dont:la ll donne quelquefois aussi dans le tliéâtral , et répète les mêmes second caractères de têtes, bien qu’on retrouve dans leur fini son ha-
Vernet.
ainsi fort at A qu'il » ts mpa- Watteau, son frère que temps ome avec Sardaigne ville, Cet aturel ; il a dans onA point bille, il ne de la s0rs; Mais sures Ou-
Italie, le upérieur.
ée , il fut vail dans h temps, C facilité ceux qui it de lui Je Saintignement
eaux de là mode décida à it de l’o- * le beau s la vie, résenter ipé mon cabarets Père paame. de porains.
rnêmes son ha-
DÉAUX ARTS. 083
bitude première de peintre de portraits; il néglige les draperiés, et cherche trop le relief. Lebas, Cars, Märténasié, Massaed , Por: porati et Flipart ont Fe pr ses ouvrages par le burin; mais il nourat pauvre et oublié par s0n pays, alors tout absorbé dads lu politique. |
À cette époque, taridis que Julien, Houdon, Moitte, Chaudet taménalent la sculpture vérs l’antique, dans la peinture, le goût noble ét judicieux, mais académique de Vien, Ménagbot, Bdrbiér, Régniault, Vincent, succédait aux caprices dé Vanloo et te Boucher. Le principal représentant dé cet école fut Jacques David, petit fils de Boucher, dans là manière duquél il avait été élevé, 11 se rendit à Rome, où il ne tard point à chan: get de style en présence des chefs-d'œuvre dés mattres ; pre: nant l’art au sérieux, il apporta, à son rétour, ‘son tableau de la Pesle de Marseille (1780). Cet ouvrage fut bientôt suivi di’ Serment des Horaces (1786), où respire déjà le souffle de la révolution ; de la Mort de Socrate, d'Hélène et Püris, de Brutus et autres toiles qui le mirent au premier rang. C'était éncore sous un nouvel aspect cette réaction de classicisme qui dominait alors, non pas dans la pratique, mais dans les sentiments, ce qui fit de David le peintre favori dé la révolution ét dé l'empire.
Tandis qu’en Îtalio on conservé les palais pendant des siècles, comme des rhotiüments traditionnéls, én France Pésprit mercan: tilé et la mode introduisent des changements si continuéls, qu'on ne trouve guère à Paris d'habitations particulièrés qui comptent un'siècle d'existence sans rémaniements essentiels. La façade de” Saint-Just'et celle de l'hôpital à Lyon font honneur à de La Moncé; à Paris, Jacques Gabriel fit preuve de talent dans les colonnades de la placé Louis XV, dans l’École militaire, au Champ
David:
dé Mars, dans le troisième étige de la cour du Louvre ; sès plans
ont toujours de la grandeur, ét, à des élévations sages, à des formes correctes, il joint l’unité de caractère.
Boffrand , de Nantes, travailla beaucotip au dehors; il fit à Paris la façade du Luxembourg, lhôpital des Enfants trouvés et le puits de Bicêtré. François Blondel ‘éleva à Metz l’abbaye royale de Saint-Louis , l'hôtel de ville et l’évêché ; il fit de Strasboùtg uñe ville régulière et forte, avec ses cent ponts, et il en fut de rière de Cambrai. [l établit à Paris une école d’architecture, où il voulait que les élèves fussent initiés à tous les beauxarts èt formés aussi au travail pratique. Il publia un Cours, dont la première partie traite de la beauté ou dela décoration; la seconde , de la commodité ou de la distribution; la troisième,
de la solidité. C’est un ouvrage plus prolixe et plus compliqué que ce qui se publie d’ordinaire en France,
Denis Antoine fit preuve d’un goût pur dans l’hôtel de la Monnaie, majestueux et solide au dehors, bien ordonné au dedans, et dans le Palais de Justice, où il construisit! les belles galeries autour de la cour. Il remit en usage, pour les archives, les briques creuses, dont la légèreté ne nuit point à la solidité, ainsi que l’ordre dorique ancien, dont on abusa ensuite. Goudovin, qui arriva lorsqu'on. était déjà entré dans une meilleure voie, cons-
truisit l'École de médecine avec un accord d’un très-grand effet.
Sainte-Geneviève, le plus grand monument français du siècle, ” est due à Soufflot, qui avait déjà élevé le grand hôpital et le théâtre de, Lyon. La croix grecque est d’un style élégant et plus varié qu’il ne convient peut-être à une église; le péristyle, avec ses colonnes corinthiennes de soixante pieds, est le, plus élevé qu’il y ait, de même que la coupole, formée de trois voûtes concentriques. Soufflot réédifia beaucoup d’hôtels dans le goût de Palladio, qu’il avait étudié en Italie. Le pont de Neuilly, par Perronet, est un des meilleurs monuments de France.
Bien que l'Angleterre aiteu des peintres (1), mais point d’école, elle ne produisit pas de travaux remarquables, à l'exception des aquarelles. La religion n’y conviait pas les artistes à peindre des sujets de terreur ou d’espérance dans les églises, et l'enthousiasme n’est pas chez eux. la qualité dominante; aussi préfèrent-ils le paysage, les portraits, les fantaisies et les scènes empruntées àleurs poëtes. Ils prirent donc pour modèlesles Vénitiens et les Hollandais; mais, tout en recommandant l’antique dans la théorie, ils s’abandonnèrent au caprice, et négligèrent les formes, Reynolds s’éprit de la peinture et de Raphaël en lisant le traité de Richardson; aussi fut-ce un bonheur pour lui lorsqu l put aller en Italie étudier les ouvrages du grand artiste; mais, plutôt que de s’occuper à recopier les classiques, il pensa qu’il fallait s'inspirer de leurs œuvres, et se confier ensuite à son propre génie. De retour dans sa patrie, il fut considéré comme le meilleur peintre de portraits ; faible en dessin, mais copiant scrupuleusement la nature, il chercha le fini avec une extrême opiniâtreté, et disait que rien n’est impossible à un travail bien dirigé; mais,
à force de retoucher sans cesse, il montra peu de sûreté de pin-
(1) On peut les trouver dans :
Horace Wacpoie, Anecdotes of peinture.
ALLAN CuNNiNcHan; {he Lives of the von eminent british painters and culplors,
ceau, et de terworth fl ouvrages de Reynolds beaux-arts volontairem qui ont été apprécie ave Le nomb les autorisa annuelle. B affecté et ne Paralytique ling, et qu’0 menter le 6 maîtres itali paysage ; le une réputat été traduits voir les ouv pensée, sait le sujet qu’ Flamands s Nous pou:
ques autres ticulier et vi laire en cou des panneau de la Sociét ilreprésents et des natio Ce sont di originalité.
Hésiode , H bien; mais, gération.
Les Suéd membre de statue du S} de monum Psyché et C Plusieurs
ceau, et donna dans le sec. Le château de lord. Égremont, à Peterworth., fut orné par lui de vingt tableaux qui sont les meilleurs ouvrages de ce pays, surtout la Mort du cardinal de Beaufort.
Reynolds contribua beaucoup à la fondation de l’Académie des beaux-arts dé Londres. Lorsqu'il fut élu président, il s’imposa volontairement la tâche d’y prononcer des Discours sur les arts, qui ont été imprimés, de même qu’un voyage en Hollande, où il apprécie avec sagesse les peintres de ce pays.
Le nombre des artistès s’accrut alors en Angleterre, George III les autorisa à former une association et à faire une exposition annuelle. Benjamin West, successeur de Reynolds, fut à la fois affecté et négligé comme les Italiens d’alors. Sa Cène et son Paralytique guéri, qui lui furent payés trois cents livres sterling, et qu’on voit dans la galerie de Londres, ne font qu’augmenter le désir qu’on éprouve d’arriver à la salle où sont les maîtres italiens. Il eut plus de succès dans les marines et le paysdge ; le Combat de la Hogue et la Mort de Wolf lui valurent une réputation populaire; mais tout leur mérite vient d’avoir été traduits par le burin. C’est aussi dans la gravure qu’il faut voir les ouvrages de Hogarth, qui, toujours ingénieux dans la pensée, sait tirer une moralité profonde.d’un incident léger, que le sujet qu’il traite soit sérieux ou burlesque. Il serait l’égal des Flamands s’il avait possédé leur coloris.
Nous pourrions citer encore Wilson, Gainsborough et quelques autres, grâce auxquels l’école anglaise acquit un faire particulier et vigoureux malgré son imperfection. Barry devint populaire en couvrant, comme certains faiseurs de fresques italiens, des panneaux immenses d’allégories gigantesques. Dans les salles de la Société pour Pencouragement des beaux-arts, à Londres, ilreprésenta cette théorie philosophique, que le bien des individus et des nations dépend du développement des facultés morales. Ce sont des scènes mythologiques triviales, sans savoir ni originalité. Flaxman traduisit, dans des dessins énergiques, Hésiode , Homère, Eschyle et Dante; il inventait et composait bien; mais, en modelant et en sculptant, il tombait dans l’exagération.
Les Suédois citent avec orgueil leur sculpteur Sergell, qui fut membre de l’Académie de France. Il fit à Paris, en 1779, la statue du Spartiate Otryade , et, dans sa patrie, un grand nombre de monuments et de statues, dont les plus remarquables sont Psyché et Cupidon. La mélancolie abrégea ses jours.
Plusieurs artistes s'udonnèrent à la partie théorique des a arts;
DIX-SEPTTÈME ÉPOQUE.
Jean-Pierre Zañnotti, peintre estimable, écrivit des Avertissements à l’usage d’un jeune homme qui se déstindit àla peinturé, ei l'Histoire de l'académie Clémentine, approuvée en 1707 par Clément XI et organisée par Marsigli. Comm il arrive à quiconque parle des vivants, il mécontenta les talénts médiocres en se montrant avare d'éloges à leur égard, et ceux qui étäiént plus habiles en ne les louant pas suffisamithent à leur gré. Don Louis Crespi, fils du peintré Joseph-Marie, dit l'Espagnol, Composa la Felsina pittrice (1769) et d’autres ouvrages d’art, OÙ il révèle les défauts de, son tethps avec uné hardiesse qu’on ne put lui pardonner. Le chanoine Lazzarini, de Pesafo, formé à l’école bolonaise, traita aussi de la peinture, .et observa le costume dans ses compositions.
: Reynolds se contredit fréquémtnent datis $és discours, dont nous avons parlé plus haut, quoiqu'il énonce des précéptes convenables. Mengs raisonnne avec une sagesse pédantesqué , et cherche des théories philosophiques dans un art dont le férite consiste à bien concevoir et à bién exéculet. {l réduit lés peintrés à Raphaël pour le dessiñ et léxpression, à Titien pour le coloris, à Corrége pour la grâce et le clair-obscur ; il porte l’idolâtrie de l'antique jusqu’à proposer la Wiobé pour type de la Vierge de douleur.
Les Allemands se mirent à étudier les beaux-arts avec un sentiment plus large, en faisant de l’esthétique une branche de la philosophie, c’est-à-dire en lui donnant pour base la connaissance de la nature humaine. Nous avons déjà donné à Lessing, à Winckelmann, à Sulzer les éloges qui‘léur sont dus ; mais l’efficacité pratique de leurs doctrines ne se fit pas sentir en Allemagne, où il n’ÿ eut point d'école.
Selon Winckelmann, l’idée du beau est en dieu, d’oùelle émane pour passer dans les choses sensibles qui en sont la mianifestation. [Il ne rêva que le classique grec dans sa forme la plus belle ; parmi ses élèves, les. uns firent de l’idéal une abstraction inanimée, ét les autres donnèrent pour but à l’art l’imitation de l’antique. Lessing soutiht contre ce faux idéal les droits du réel, de l’individuel, du vivant, en un mot du caractéristique, mais pour tamber dans l’excès contraire. “
Diderot, selon son usage, émprunta quelques idées aux Allemands pour livrer bataille au rococo. Ses lettres à Grimm, sur l'exposition de 1765, attirèrent l'attention par une critique d’un esprit original, où il y avait beaucoup de vérités, quoiqu’elle fût passionnée. Watelet, Lévesque, Mengs et d’autres firent pour
Pr. 4
Fe!
V'Encyclot rents quan écrit, Algarott dans le re donneurs € bâchant qu de Lanzi, matière, ét Vasari nets ces écrivaii der l'imitat nature. Mil naire des | ritablé Bar!
lon prendr s’aperceval ximes tñes les contrad Michel-Ang fait du bie rabaissant édifices.
D’Agincc y resta cin( âge; mais pas toujout texte des i pour recon plus, exig âge que de Ces étud vaient dég
(1) Ainsi, tidns grandic sait point les jecter sur cell au Pérou’, les portées de fo
(2) Il a em tête de Moïse de plaisanteri
ments
>, et érite einur le ’idole la
sende la naissing, l’efigne,
nane estaelle ; inal’anl, de pour
Alle- , Sur d’un elle pour
l'Encyclopédie des articles Sahs liäisoh' au fond, et incohérents quant à là méthodë, en compilant cé que d’autres avaient écrit,
Algarotti, dans lEssat sur la peinture, ‘est superficiel comme dans le resté, imais moins pourtant que Rezzonico et d'autres donneurs de préceptes, qui délirent après le beau idéal en rabâchantquelqués phrases de convéntion. L'Histoire de la peinture, de Länzi, plait par une certainé lifnpidité; mais il morcellé la matière, ét manque Ge cette pratique qui réhd lès jugements de Vasari nets et instructifs, lors même qu’il se trompe. Du reste, ces écrivains, de même que Reynolds, se bornaient à recommander limitation écléctique des modèles plutôt que de recourir à la nature. Milizia, au contraire, déployant plus d’audäce (Dictionnaire des beaux-arts , Mémoires dés architectes), se posé en véritablé Baretti des arts, prononçant sés sentencés d’un ton que lon prendrait pour de l’indépendancé et de l'originalité, si l’on ne s’apercévait qu’il copie les encyclopédistes, dont il adopte les maximes mesquines , Sans même s'inquiéter d'en faire disparaître les contradictions (1). Passionné, violent, sans égatds, il dénigre Michel-Ange (2) et exalte Mengs. Nous croyons toutefois qu'il a fait du bien en fustigeant sans pitié les abus à là mode, et en rabaïssant les constructions .modeïnes comparées aux anciens édifices.
D’Agincouït, qui, vénu à Rome pour y passer quelqués jours, y resta cinquante ans, entreprit de réhabiliter les atts dû moyen âge; mais on s'aperçoit avec regret qi’il a tout rapétissé et n’a pas toujours respecté la simplicité native. On rencontre dans son texte des idées d'école, et il he sdit pas pénétrer sous l'écorce pour reconnaître l'inspiration ét le séntiment. Cë sefait , au surplus, exiger trop d’an siècle où l’oh ne voyait dans le moyen âge que dés erreurs et des actes d’ignorancé.
Ces études et la passion de l’archéologie, qui s'était réveillée devaient dégoûter de la frivolité qui avait prévalu én toutes choses.
BÉAUX-ARTS.
(1) Ainsi, au mot Americana, il se moque de ceux qui croient aux constructidns grandioses du Pérou, vu l'impossibilité, pour une nation qui ne connaissait. point les machines, d’en élever de pareilles; mais il ne trouve rien à objecter sur celles des Égyptiens ; puis au mot Fabricare il dit : « Au Mexique et au Pérou’, les édifices étaïént de grandes masses de piérréé bien tailléés, transportéés de fort loin, et parfaiternent jointes sans ciment. » :
(2) 11 a emprunté à Reynolds ce blasphème qui lui fut tant reproché, que la tête de Moïse ressemble à celle d’un bouc, comme il a pris à d’autres beaucoup de plaisanteries qui passaient pour être de son cru.
SERRE ANR sont mar ensmmne et
EDEN TRE ET PE orme creme re ere
meet
Il est vrai que les temps étaient loin généralement d’être propices aux beaux-arts en Italie, Les inspirations de la religion languissaient; les galeries s’enrichissaient de gravures plus que de tableaux, etle luxe se dépluyaitenobjets éphémères et en imitations françaises. On avait cependant sous les yeux les grahds modèles; le hasard en révélait d’autres d'autant plus observés qu’ils étaient nouveaux, Les ruines. des thermes de Titus, les peintures de Saint. Jean de Latran, les. mosaïques de Palestrine furent décrites par Pabbé Amaduzzi, par Gazzola, du duché de Plaisance, par l’Anglais Mayer, le Français de La, Gardette et Paoli, de même que les monuments romains par Contucci et Galeotti, On voulut alors avoir dans les maisons des imitations des loges du Vatican, des murailles d’Herculanum, des péristyles de Pestum, avec cet ordre dorique inconnu aux Romains et à l’époque de la Renaissance, Les meubles, les décorations, les pierres gravées, lés candélabres offrirent des pastiches de l'antique,
Les protecteurs généreux, ne. manquèrent pas aux artistes, Le ‘ardinal Albani réunit dans sa villa, près de, Rome, tant de richesses que, aprèsavoir enrichi plusd’unmusée, elle excite encore l’étonnement. Le.Parnasse qu’il:y fit peindre par Mengs est le meilleur ouvrage de ce peintre. Le cardinal, Valenti fit dessiner par la Véga onze des loges de Raphaël en quatre-vingts feuilles ; il réunit dans sa villa, près de la porte Pie, des objets rares de tous les pays, et suggéra à Benoît XIV, l’idée de réunir au musée du Capitole une galerie de tableaux. Ge pontife acheta les, précieuses antiquités de François. Vettori. Clément, XIV, outre le musée qu'il commença, réunit la collection. des papyrus décrits par Marini, et: prit, des mesures pour que les antiquités qu’on viendrait à découvrir ne fussent ni dispersées ni vendues. Pie VI hérita de cet amour éclairé pour les arts. Le prince Marc Borghèse rassembla les richesses du célèbre musée qui porte son nom. L'anbassadeur d'Espagne Azara, Gavino, Hamilton, Jenkins, lord-Harvey, comte de Bristol, excitaient les artistes par leur exemple et leur munificence. Hancarville, envoyé extraordinaire d'Angleterre à Naples, fut le premier qui s’occupa des vases en terre cuite. :
Hors de l'Italie, l'électeur de Bavière favorisa les beaux-arts ; Frédéric-Auguste de Saxe enrichit lAugusteum des antiques d’Auguste IF, qui régna en Pologne; il y plaça les trois premières statues trouvées à Herculanum, acheta pour .4,800,000 livres la galerie des ducs de Modène, et pour 17,000 ducats la Vierge de Saint-Sizte, par Raphaël. Cette collection ne le céda, de l’autre
côté dés Al liens. Ce p déric- Christ pied, d’aprè La gravu grande haut femine pein ni viguour rite en grav jours un pe anglais, il t premier ra pour la grâ des Innocen Abraham de David manière no tecte vénitie en les acco mais qu'il € là qu’un dés frapper et i Jean'Wol par Remond artiste. Bart de graver à pour gendre qui grava li par Marc d fut payé à!
François un art adr Les pierres Marchant, ( des Pichler anciens. Li ses empreir à faire por grands ma du feu, me posa, sur qui trouve
côté dés Alpes, qu'à celle de Paris pour les chefs-d’œuvre italiens. Ce prince fonda l’école de peinture à Dresde,’ que Frédéric-Christian, sou successeur, organisa ensuite’ sur un meilleur pied, d’après le plan du poëte Frédéric Hagedorn.
La gravure, qui répandait les chefs-d'œuvre, parvint à une grande hauteur. François Bartolozzi valut à Angélique Kauffinann, femine peintre, d'untalent gracieux, mais sans sûreté de touche, ni viguour d'expression, ue réputation supérieure à son mérite én gravañt ses ouvrages en Angleterre, et il en garda toujours un peu de douceur éfféminée. Pour se conformer au goût anglais, il travailla au pointillé, genre dans lequel il est placé au premier rang; revenant ensuite aux hachures, il se fit admirer pour la grâce. Il était octogénaire quand il exécuta le Massacre des Innocents du Guide,
Abraham Rainbach, habile sculpteur suisse, grava les œuvres de David Wilkie. Un graud nombre d’artistes introduisirent la manière noire, rapide et brillante. Jean-Baptiste Piranesi, architecte vénitien, publia des vues de Rome remarquables par la verve, en les accompagnant de descriptions que d’autres lui faisaient, mais qu’il donnait pour siennes, même à leurs ‘auteurs, Ce n’est là qu'un dés nombreux traits de sa bizarrerie, qui allait jusqu’à frapper et injurier quiconque se trouvait en rapport avec lui.
Jean 'Wolpato, né de parents pauvres à Bassano, fut employé par Remondini pour sa typographie; l’occasion en fit un grand artiste. Bartolozzile prit avec lui à Venise ; puis une société lui offrit de graver à Rome les loges du Vatican : Là, il eut pour.aide, ensuite pour gendre le Napolitain Raphaël Morghen, au burin soigneux, qui grava la Cène de Léonard de Vinci telle qu'elle est conservée par Marc d'Oggiono; leur ouvrage, recherché par 1e amateurs, fut payé à un prix élevé.
François Ghinghi, de Sienne, travailla les pierres dures avec un art admirable, de même que Charles Costanzi, de Naples. Les pierres gravées de Sirletti, de Natter, Pazzaglia, Amastini, Marchant, Cader, Capparroni, Rega, Cerbura et surtout celles des Pichler ne sont pas indignes d’être comparées à celles des anciens. Lippert reproduisit au vrai les pierres antiques, avec ses empreintes en verre et'en souffre. Les mosaïstes s’exerçaient à faire pour le Vatican d’admirables copies des tableaux des grands maîtres. On savait que les anciens peignaient au moyen du feu, mais on ignorait leur procéde; l'Académie royale proposa, sur les instances du comte de Caylus, un prix à celui qui trouverait ce secret ; et il fut ohtenu par Bachillère.
nnenennmenmaamrnene
DEA TT Pt M ga ar gent RE 2
crie
Vanvitelli, 1700-1773,
Ainsi la réforme des beaux-arts commençait en Italie. Louis Vanvitelli, originaire d’Utrecht et déjà architecte de Saint-Pierre à l’âge de vingt-six ans, éleva à Naples l’Église de l’Annonciade, très-riche en colonnes, bien qu’elles y soient masquées en partie, et fit triompher le bon goût malgré quelques incorrections. Une occasion bien rare s’offrit à lui, quand Charles IN voulut ériger, à Caserte une résidence qui ne le cédât à celle d'aucun roi en Europe. Le plan conçu par Vanyitelli se distingue par son unité grandiose, et il eut le bonheur de conduire lui-même l'édifice à fin sans ces variations dans l’exécution qui souvent déparent d’autres ouvrages d'architecture. Afin d’orner les jardins, il fit venir l'eau de douze milles en perçant cinq fois les montagnes pour son passage, et en la soutenant trois fois au-dessus des vallées au moyen d’un pont à trois rangs d’arcades superposées, de 1618 pieds de long sur 178 de hauteur, ouvrage qui ne le cède à aucun de ceux des anciens. Vincent Paterno Castello, prince de Biscari, en Sicile, s’immortalisa aussi par le pont-aqueduc de trente et une arches qu'il jeta sur le Simeto.
Le comte Pompéi, de Vérone, s’éprit de goût pour l’art en se faisant construire un palais, et il publia les Cing ordres de l'architecture civile de Michel Sanmicheli. L'étude de ce livre lui fit reconaître les erreurs alors répandues, et il exécuta plusieurs travaux dans sa patrie, notamment la douane et le portique, où Maffei disposa les pierres antiques. Un autre patricien de cette ville, Jérôme dal Pozzo, écrivit sur cet art, et exécuta aussi des travaux, Vicence continuait à se ressentir des exemples de Palladio; Othon Calderari, excellent artiste auquel il ne manqua que des occasions , pourrait passer pour appar tenir à un autre siècle. Le Vicentin Cérati construisit à Padoue l'observatoire et l’hôpital, et embellit Prato de la Valle.
Barthélemy Ferracina de Solagna inventa, sans avoir étudié, des machines hydrauliques extrêmement ingénieuses ; il reconstruisit à Bassano le pont de Palladio, et endigua différentes rivières. Ferdinand Fuga, de Florence, travailla beaucoup à Rome, où il fit principalement le palais de Monte-Cavallo et la façade de Sainte-Marie Majeure ; il agrandit l’hôpital du Saint-Esprit, et bâtit le palais Corsini ; à Naples, il éleva la Maison de refuge pour huit mille pauvres. Nicolas-Gaspard Paoletti excita une juste surprise en transportant à Poggio-Imperiale une voûte sur laquelle étaient des peintures de Rosselli.
Joseph Camporèse, de Rome, cherchait par l’étude des an-
parmi les !
ciens à se r tant avec vé gags, les ca autres sembl
au musée di surtout dign tion français tiques, à tra à diriger les Joseph-Pi Milan pour tions impor jardin angla Îl excellait à il apercevait oser s’en a facilité sans aussi à Mila Simon Ce connu, fit d grand conse] fond en bois conde Albe et ressuscita d'ouvrages € ples et de la nouvellemei toniques, et Mercoli.
Le peint anciens l’él mohique et que de lar et de l’écla Florence, o appelé à M et en d’aut lors même
C'est au:
répudiant | de ses cor
ciens à se mettre en garde contre le mauvais goût ; il disait pourtant avec vérité : Si l'on supprime des édifices baroques les 3igsags, les cartouches, les ondulations, les moulures maniérées et autres semblables débauches de l’art, qui a rien fait de mieux parmi les modernes ? Il dessina l’Église de Genzano, et travailla au musée du Vatican, où le vestibule et la salle de la Biga sont surtout dignes d’éloges ; puis il fut employé, pendant l’occupation française, à découvrir et à restaurer de grands débris dntiques, à tracer le plan dela place du Popolo et du jardin continu, à diriger les fêtes impériales.
Joseph-Pierre Marini, de Foligno, élève de Vanvitelli, vint à Milan pour restaurer le palais ducal, et dirigea des constructions importantes, entre autres la villa royale de Monza, avec un jardin anglais, chose alors nouvelle, et les deux théâtres royaux. Il excellait à surmonter les obstacles, à se plier aux nécessités; il il apercevait les défauts de ceux qui l'avaient précédé, mais sans oser s’en affranchir, et tenait de la manière française par une facilité sans grandeur et des formes sans relief. Polack travailla aussi à Milan dans le même goût.
Simon Cantoni, de Lugano, plus correct, quoique moins connu, fit dans le Milanais plusieurs palais, et à Gênes la salle du grand conseil, brûlée en 1777, dans laquelle il substitua au plafond en bois une voûté hardie, sans clefs. Son compatriote Joconde Albertolli travailla dans cette ville comme ornemaniste, et ressuscita le faire des artistes du seizième siècle en décorant d'ouvrages en stuc les églises et les palais de Florence, de Naples et de la Lombardie. Il introduisit dans l’Académie milanaise, nouvellement créée, un goût très-correct d’ornements architectoniques, et publia une série d'exemples, gravée par Jacques Mercoli.
Le peintre Jacques Traballesi, de Florence, emprunta aux anciens l'élégance spontanée , qui dépend de la disposition harmohique et adoucie des lignes et de la noblesse d’expression plus que de la recherche des poses, ou de la richesse des accessoires et de l'éclat des couleurs. Il commença à se faire connaître à Florence, où il parut ressusciter le Guide et les Carraches; puis, appelé à Milan comme professeur de peinture, il laissa à la cour et en d’autres lieux des travaux très-estimables dans l’ensemble, lors même qu’ils pèchent dans les détails.
C'est aussi de Milan que sortit l’aimable André Appiani, qui répudiant franchement dans les fresques de Saint-Celse les vices de ses contemporains, associa la force à la légèreté, la viva-
CL 0 Le
cité à l'harmonie, la correction à à hardiesse, Déjà vieux, il représenta dans le palais du’ vice-roi, à Milan, l’apothéose de Napoléon avec une grande magnificence d'imagination et tout le charme du style mythologique, revenu alors à la mode.
Rome n’avait à montrer en sculpture que de chétifs essais, et si le culte du Bernin avait cessé, les caprices, la recherche, Pé. talage de la mécanique continuaient encore. C’est ce qu'on voit dans le Pie VI d’Augustin Penna, dans la sacristie du Vatican, dans les anges de Saint-Charles au Corso, par le même Penna, et dans la Judith tant vantée d’André Lebrun, Les sirènes de la place Fantana à Milan, par Joseph Fianchi, de Carrare, sont d'une meilleure exécution.
Antoine Canova, fils d’un tailleur de pierres de Possagno, conduit à Rome par l’ambassadeur vénitien Jérôme Zulian, douta de lui-même lorsqu'il trouva dans cette ville un goût si différent de celui qu’il s'était formé, et cette indulgence insultante dont les gens en réputation honorent les débutants ; néanmoins, il sut associer tant de naturel à l’art antique dans son groupe de Dédale et Icare qu’il arracha les applaudissements. Hamilton et Volpato obtinrent qu’il fût chargé du tombeau qu'un particulier faisait élever au pape Ganganelli. Son génie se révéla dans ce travail grandiose, et se dégageant des mauvais exemples, il représenta le pontife avec noblesse, en montrant, dans les plis et les détails de son vêtement, qu'il ne le cédait nullement en habileté mécanique à ceux qui en raisaient étalage. Il symbolisa la Tempérance et la Mansuétude bien autrement qu’on ne le faisait d’ordinaire, et peut-être Canova n’a-t-il rien produit de mieux; il avait alors vingt-cinq ans (1). |
(1) « 11 s’agit d’un phénomène singulier, monsieur le comte, mon très-aimable patron; c'est pour cela que je vous écris. Quel préambule !
« Dans cette église des Saints-Apôtres des pères conventuels , à la porte de la sacristie, en face d’une des deux nefs latérales, le sculpteur vénitien Antoine Canova a érigé un mausolée au pape Ganganelli. Base unie, divisée en deux degrés. : Sur le premier siége une belle femme appelée la Mansuétude, aussi pleine de douceur que l’agneau qui est près d’elle à l’écart. Sur le second degré est l’urne sur laquelle s’appuie, du côté opposé, une autre belle jeune femme, la Tempérance. Puis s'élève sur une plinthe un siége antique}, où'se tient assis fort à l'aise le pape, vêtu très-papalement , qui élend horizontalement son bras droit et sa main, pour accomplir l’acte d'imposer, de pacifier, de protéger.
« Voilà le mausolée. Tout est en marbre blanc, à l'exception du socle imférieur et de la plinthe avec le siége, qui sont en lumachelle. L'ensemble en est agréable ; la lumière lui vient d’en haut et modérément, ce qui fait que tout se détache avec douceur.
« La composition est de cette simplicité qui paraît la facilité même, et qui
fournit l’oc
Canova
Pierre, la ç mais , si les à cet inconv tions bizarre:
régulière. génie imité, applaudisser fatigué des le plus granc monument.
Canova d pement de s par lui-méi peu d'ouvra en effet, les artiste : sag dessin châtié extrémités, 1 chair, àtelp ches de l’envi le prince de de Christine c
est la difficulté 1 sculpturé‘et l’ar l'antique. Canot que si l’on avait on ne l'aurait s
« Depuis ving mais vu le peup celui-là, Les ar parmi toutes les l'antique. Les e marbre. C’est | gloire de ce mo
« C’est une œ font les michéla fants ce qu’il y formes, l’expres
« Rome, 21:
n'ST, t
Canova continua le monument du pape Rezzonico, qui lui fournit l’occasion de prouver que, dans l’immensité de Saint- Pierre, la correction prenait facilement une apparence grêle ; mais , si les partisans du baroque avaient:trouvé moyen d’obvier à cet inconvénient par des masses à grand effet et des conceptions bizarres, Canova composa d’une manière large et pourtant régulière. Laissons critiquer la peu majestueuse et le torse du génie imité, laissons louer les lions ; mais la raison et le sentiment applaudissent, à ce pontife qui prie avec une simplicité sublime ; fatigué des bizarreries étourdissantes qui déparent ce temple, le plus grand de la chrétienté , l’œil se repose avec plaisir sur ce monument.
Canova dut à ces diverses occasions le magnifique développement de son talent ; mais il étudiait sansrelâche, exécutait tout par lui-même, et, si “cela l'empéchait de produire beaucoup, le peu d'ouvrages qu’il créait y gagnait en, perfection. Il réunissait, en effet, les qualités qui se rencontrent rarement chez un même artiste : sagesse de composition, expression des physionomies, dessin châtié, vigueur de ciseau et habileté patiente pour finir les extrémités, les cheveux et donner au marbre le moelleux de la chair, à tel point qu’on l’accusa de vernir ses statues. Aux reproches de l'envie, il répondait par de nouveaux prodiges, et, proclamé le prince de la sculpture, il redoubla d’activité. Son monument de Christine d'Autriche, à Vienne, avec ses neuf statues de gran-
est la difficullé même. — Quel calme! quelle élégance! quelle disposition! La sculpture’et l'architecture, tant dans la totalité que dans les parties, sont à l'antique. Canova est un antique d’Athènes ou de Corinthe , je ne sais. Je parie que si l’on avait eu , dans le plus beau temps de la Grèce, un pape à sculpter, on ne l'aurait scnipté pas autrement,
« Depuis vingt-six ans que je suis dans cette capitale de l'univers, je n’ai jamais vu le peuple de Quirinus applaudir aucun ouvrage aussi généralement que celui-là, Les artistes les plus connaisseurs et les honnêtes gens le considèrent, parmi toutes les-sculptures modernes, comme celui qui se rapproche le plus de l'antique. Les ex-jésuites eux-mêmes louent et bénissent le pape Ganganelli de marbre. C’est là certainement un miracle de ce pape , à qui reviendra plus de gloire de ce monument que de la suppression des jésuites.
« C’est une œuvre parfaité , et elle est démontrée telle par les critiques qu’en font les michélangistes , les berninistes, les boroministes , qui tiennent pour défants ce qu’il y a de plus beau, et qui vont jusqu’à dire que les draperies, les formes, l'expression sont à l'antique, Que Dieu ait pitié d'eux?
« Votre dévoué serviteur et ami.
«François Mibizia, »
« Rome, 21 avril 1787.
674 DIX-SBPTIÈME ÉPOQUE.
deur naturelle, est un véritable poëme. Sa Madeleine n'est pas, comme tant d’autres, une pé couchée dang toute sa lon- . gueur, dans une posture plus volaptueuse que pénitente; mais la sobriété du relief et l’affaissement de la personne sur elle-même éloignent de la eomponction tante idée profane. Comme on lui reprochait d’être froid, il fit Hercule et Lycas, Thésée et le Centaure, P'Amour et Psyché, groupes pleins de chaleur, Il modèle aussi les bas-reliefs d’une manière remarquable, et il n’en confond pas les principes avec ceux de la peinture. .
Le sculpteur, moins que tout. autre artiste, a le libre choix des sujets, et Canova dut se résigner à représenter Napoléon en demidieu, Ferdinand de Naples sous la figure de Minerve, et des princesses sous l'aspect de Muses et de divinités. C'est là un beau champ sans doute pour ceux qui veulent dénigrer ce maître, trop exalté peut-être par ses contemporains. Néanmoins, si la Vénus et le Persée qu'il fit pour remplacer, dans le Belvédère, les chefs-d'œuvre enlevés par les Français, leur sont restés inférieurs, nous n’admettrons pas qu’on doive en conclure que l’art italien le cède nécessairement à Part classique, mais seulement qu'il ne prend pas tout son essor quand on le réduit à l’imitation.