‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 233 sur 245 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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746 DIX-SEPTIÈMR ÉPOQUE.

& Retrouvañt: dahs. nos châtéatik, avec nos paÿsäns, nos gardés et nos baïllis, quelques véstigés de notte ancien pouvoir féodal; jouissant à la cout et à la villé des distinctions de la naissance ; élevés pa nolté nom seul at grades supérieurs däns les camps, ét libres désormais dé noûs mélèt, sans faste et sans entraves 4 tous nos concitoyens pour goûtétr les dou: ceurs dé l'égalité plébéienne, nous voyions s'écoulér ces ctirtes arinées dé nôtre printemps dans un céréle d'illusions et dans une sorte dé bonheur qui, je crois, en aticün temps, f’avait été

destiné qu’à nous. Liberté, royauté, aristocratie, démocratie, prés

jugés, raison, nouveauté, philosophie, tout se réunissait pour: rendre hôs jours lieuteux; jamais réveil plus tetrible re fut précédé pat un somitieil plus doux et par des songes plus séduisants (4):

« Telle était la singularité de ce sièclé qu’au moment où l’incrétlulité était en vogue, où l'on regardait presque tous les liens commé des chaînes , où la philosophie traitait dé préjugés toutes les anciénies croyatices et toutes lés vieilles coutumiés, uné gtande partié dé ces jeunes et nouveaux sages s’engouait, les uns de la mañie des illuminés, des docttines de Swedenborg, de Saint-Martin, de la commmutiication possible entré les horitnes et les esprits célestes , tandis que beaucorp d’autres, s’emptéssaat autour du bdquet dé Mesmét, croyaient à l'efficacité un'verselle du magnétismie., à linfaillibilité des oracles du somriambulisme.

& Jamais on n8 vit plus dé contraste dans les opinions ; dans les goûts et les mtéurs; ai sein des ‘académies, on applaudissait les maximés dé la philänthrôpie., les diatribes contre la vaine gloire, les vœux pour la paix perpétuelle ; mais, en sortunt, on s’agitait, oïintriguait ; on déclamait pour entraîner le gouvernerhent à la guerre. Chacun s’efforçait d’éclipser les autres par son luxe à linstaht ième ôù lon parlait en républicain et l’on préchait l’égalité. Jamais il n’y eut à la cour plus de magnificence, de vanité -ét moins dé mouvoir. On, frondait lés puissances de Versailles, et l’on faisait sa cour à celles dé l’Enéyclopédie.

« Nous préfétions un mot d’éloge de d’Alembert , de Diderot à {a faveur la plus signalée d’un prince. Galanterie ; ambition, philosophie, tout était entremélé et confondu; les prélats quittaiént leüts diocèses pour briguer des ministères, les abbés faisaient des vers et des cotites licencieux.

« On applaudissait à la cour les maximes républicaines de

(1) Mém., t. 1, p. 25.

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LOUIS AVE ‘: 747 Brutus, et les motiarqüés se ‘disposaient à embrasser la:caisé d'un peuple révolté contre ‘son roi; enfin} of'parlait d'indépendance dans les camps; de déthocritié éheziles ler 3 nv Le dans les bals ; dé morale dans les boudoïrs (4)

"a L'adversité ‘est sévère méfiante’et: chsgHiss le étide rend indulgent et''conifiant. Autei, à cette époque dé prospérité, on laisstit parmi tious un libre cours à tous lé écrits réforniateurs à tous les projets d'innovation; aux pensées les plus libérales, aux systèmes les plus hardis. Chacun croyait marcher: à la perfection, sans s'erpbarrässer des Obstacles et'sans les léraindre. Nous étions fiërs d’être Français ét plus encore d'êtré Français du dit-huitième siècle; que nous regärdiotis come" rt d'or in sur édit pär la nouvelle pailosophie (2). iQ" Harris

« Dans toute l’Europe , les univeraités, les scudétnis étalent les éthos dé li philosophie française ; l’amôbt pour! là liberté devedéit un séntinient universel. Les parlements condamnaient quel. ques livres pat devoir’ ét par habitude ; mais les remontranices de ces granüs corps 'èt leur ‘opposition au ministère parlaient plus pe POpInion Ar les atitéuis ie hs ls avaient monid nés (3) ; {y L Ah SON EN na

“tCL'imiftation dés vosturnés ét des mœæuts 'ariglaises n’était pas ün triomphe décerné à eut” pont) ätléur industrie ; heure supéi Hübité dhs lesärts ; fais l'éxpression d'un sentiment bien: différent, et qui'éë dévéloppait fe ‘jou’ en” jour ; c’était| le désir du riättitaliser chez nous leurs institationé et leur liberté-(4}::

« Nous'éotimençanies aussi à avoir des clubs; les hommes s'y réunissaiént , non ‘encore pour discuter, mais pour! diner, jouer du whist et lire tous les ouvrages nouveaux; Ce premier pas, alors presque inaperçu, eut dans la vi de: carré st comes mént de fanèstes Conséquences: die)"

‘€ Dans le commencement; son grue résultat fut dé séparé les hommes des fémmes ; et d'apportèr:ainsi un inotehle change- Thent dans nos mœurs t éllés devinrent moins frivoles ; inais moins polies ; plus fortes ; mais moins quais ls politique ÿ gagné, là société y perdit (5).

‘U Tout tendait évidemment à un but sérlouty le parti philosophique ÿ qui marchait . une révolution ; se Ve Brosei par

(1) Méin.s LL, p. 145. | bof jà (2). T: IL, pe 28.

(5) T. Il, p. 32.

Marie-Antoinette.

deshôrhfnes considérés; “dont le ‘but cépeñidant n'avait tféil de coinritin aVed'Ié "leur (4). CUT NEUSISETE 19 91999! «1nñe94 ia : 1aiGes progrès-de l'égalité, cét hommage réridià tôtid lès peñités da imérite-pérsonnel ; cet-erfthousiisme pour'lotis Téd/süiccès tte! rares let philasophiques téveilitientiFimagiiétion) enéléétéidant les poëtes, les artistes et les hommes dé Tétirés {2)/p1i1100 lou -" Tele étaient kes songës dorés ue l'ériétotratiel sur fé bord /au précipioe. Près d'elle s'élevait une’ génération qui Airait ‘sa fonte de la‘haine dont:éllé avait hérité de!sés pèrés Tongtémps oppri: més; et qui:se croyait méréinon:sétleent bout méttre uritbtimbe à d'anciennes injures) mbis pout's'ét venger. C'ést'à quét’elle travailla |:tantôt par utie’ opposition. Sérietse , tantôt 'par”la rail lerie:;:toujours en dénigrant'le di, 14 réïtie ét Ta nôblésses:: 11%" s2 Tandis-quel à soeiété/ deveñihit grdtes I coût réstéit frivolé! Des: chérgesirrütiles na servatént: qu’à dégüisert (ééiprodigarités da souverain ses déux frères: ét la thaïsôn d'Ortéans'étaläient un luxé inoui Pourrivaliser avéé les Atglaié! ils iitréduisaient la ‘node des: chevaux: de: prix ; belle” deb ‘paris ; H'#ûiheusé: fatitaisié /dés jardins, Harmanie du'jéu.Lalreiné y pérdait dés /s6mmés énormes > ebeone: dépénatit: ès‘ tnuiné: enthiodéset en bijoux) el Lotis XV; manquarit de r'ésblution, ne savait qué‘désépptouvet” pat Son si: lence/cette prodigalité.et'cétté/anglomanié.! 1oiH196E Jules bi Alors quels pensèuré étudidient 168 ‘eattses| dela ruine dés finances; le peuple ;qui-slen prénd plis (Volôntiérs aux "pérsoñnes qu'aux choses) avait trouvé ‘sa Viclirtes ce oh ‘le Pattaquait pas au ‘di à: cause des granite bonté "on 88 déchatnd °contte PAutrichienné} À #14 o0p quesusaû Asie. CAN CTI FO ENTER R)

:Dounéel d’an:cœuir exéellent; Marié: Antoine. > urkit pu ‘devenir une-bonne reine stéllé-eit ‘86 guidée Thâis Pambition ‘de !st maison la poussait à des préténitiorfs doiimagédbilés ! et son-faiblé époux, ,ne pouvait. rien. lni.refuser, Douée.de, la, puissance. de la beauté ,-si, bien:.que-le. nespect: pourla-reiné se: confondait avec: Fadoration::pour’ la femme; ‘elle-avait da passion d'être aimée de tous céux qui l'éntourdiént ;'et'säntait té bésüin. dé cet épanchie-

ment èt Hé GAME. initié quil west guêré, don aux princes de satisfaire; elle,s’abandonna.donc aux. intrigues de la duchesse: de

légèretés, qui furent cruelletnient'intérprétées pat I4'mAtigaité- TI Sintrodulsi alt üh Eängerient dans la toile des daines, qui, té, Shi) 3911 24 ht oh aiesrd ot noctar linvob l' (1). Même, 4. AL Ip. 38 D MM OT (2) Tabpagainct seb sieur of cup su ani oanosso sun onéiloia er

pèlerina qui, AVI montrèr qui n'éte laseive Li parler d chance publique reau Le lui faisai lut-ouvr Cet.emp prétenti

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