HI1994 À
OPA BE :
‘ pour apaiser le tumulie ; dès ce mornent, les artisans et'le peuple
s’unirent à l'atistotratie contre 1e ministre réformateur. ” Louis XVI aimait à s’entretenir avec Turgot et Malesherbes du bonheur: futur de son peupte ; il\applaudissait à..des-projets qu’il
vormprent soutériir.
et emibruë disait-1l
projet f Dot Lt 54 etvrotqu 15 Mais si blesse, et!
bien qu'il srelirer faud;Ap tions que congédié:
aux souff apprachet pouvez grâce; le
blics il° tourer ‘de Clügnyy q avait fait, que ensui Genève; se | réjout montra, binaisons avec une très-accre
ol
(1) av
tin de :: 1e M D
Malesher truits, pas que de nou Mänquanit le vouloir
COOuiS XV EE 70 741
comprénait flat, et manquait devigheur dans l'exécution pout les
soutkniir. IE était touché des'désorätes dont il'avait 'coninüissünice ; et embrassait’avéc” joié ‘les remèdes qu'on lui proposait. Voyës ; disdit-il ut jour à Furgot ; fe’éravaille aussi letiil li montra un projet pour ladégtractiün des lapins/quiravageaiont les’ ‘plants des maraîchers ; il s’écriait en plein parlement ce n'y @ que payer el'mrotqui: GR Le: peuple: El ROUTE SX DA SOS 5 Mais sa:conseience s'éffrayait de touit ce bia fntimidait sa faiblesse; et:unt lit de justice lui paraissait uh acte dettyrannie ; anssi, bien qu'iletit promis de soutenir le ministère, il laissa Maleshérbes so-relirer pour le retrouvér'ensuitel à sè8 côtés au pied de l'échafaud; Après un court ministère) plus remarquable: par les ‘intan: tions que par les actes; et où(le:mal compensa:le bien: Turgot fut congédié'bans éprouver d’autré regrèt que-de n’avoir pu'remédier aux souffrances du'peuple; ni conjurer 14 révolution qu’il sentait appracher: Vousiétes plus heureux que moi, lui: dit le roi, car vous pouvez au moins ‘vous lretirer !'Noltaire: lui assurw; dans sa disgrâce;'le triomphe de la: faveur: populaire : ‘enicourant au-devant de lui: Qweije baise) date dette ein ju a es le salut du peuple (1)!
| En renvoyaht- Turgot; Louis XVI reniait les idées de bien pu- , blics il:montrait: uné -hésitation’ funeste ;et serésignait à :s’en- tourer' de: ‘gens’ médiocres par; la peur: des hommes distingués, Clugnyÿ qui remplaçr ice ministre disgracié ,détraisit ce’ qu’il avait fait et rétablit jusqu'à l'impôt immoral de la lotérie, Lorsque ensuite il eut pour successeur Nécker,'bariquier protestant de Genève, toutés les habitudes furent blessées ; mais les novateurs se ! réjouirent. Necker, qui s'était enrichi par lle commerce ; mcitisé, däns l’Éloge; de Colbert, qu'il entendaitles grandes combinaisons financières ; dans la : Législation des: grains ; il censura avec une éloquencé: tempérée’ Turgot -et les' économistes’, alors très-accrédités, en: rio le ns un paroles pompeuses ol St4199D 09 {t):M'avait.cependaat; fat. Ne sin. à ll, de croisien Surgot fermément :
.iJene sais. Hs ce qu'il veut, faires . Mais je. de at ue, c'est le contraire De ce qu on Î Jusqu'à présent.
the à écrivait : «« Turgot.et. moi nous étions d’honnètes gens très-instruits, passionnés. our le bien; qui n’aurait dit qu'on ne pouvait, mieux faire que de nous c oisir Cependant , ne connaissant les hommes que. par les livres, ihänquarit ‘d'habiteté pour les affairés, rious avons inal administré..., ét sans le voutoir, sansde savoir, noës avons donné l'impulsion à la révélution. ÿ
au moyen desquelles ils étidoYmaiënt les dtletirs de la mütitudé! Le beau monde, que réüniséait chez lui une femimé d’ün'éphtt cultivé, auprès de läquelle grändiséait une jeune fille qui devait s’illustrer dans les lettres, aVäit ajouté à s8 réputatidh &’intégrité celle d’habileté; il avait donc 14 confilice des négociants et des capitalistes, dont on avait beéôin pour remplit lès Caisses de l'État. Lui-même désisdit déf loyer son expérienté dans Un large champ; miais 0 v'aperqul à l'éfréute qu'il avait encore plis de vanité que de mérite, et qu'il né savait trouver que dés palliatifs insuffisants pour des maux invétérés. N'onr
La dette laissée par les rois précédents ét les’ appréts dé la guerre contre l'Angleterre suffisaient bien à expliquer le vide des finances. Necker, qui avait étudié superficiellement économie anglaise, et voulait suivre le! contre-pied de”Targot,'térut” le combler à l’aide: d'emprunts dont il n’y aurait qu’à payer les intérêts , auxquèls il serait pourvu à l’aide d'économies : système faux, qui exagérait les effets du crédit public sans le fonder sur dés bases solides. Sa réputation!lui fit trouver dés préteurs ; et il opéra pour 6 millions d'économies; les mille expédiénts auxquels ileut recours pour mettre les. dépenses au niveau des ‘revenus, donnent à croire qu'il se faisait! four le moins illusion.
‘Si Turgot croyait qu’il suffisait de ‘lever les obstacles: et de laisser faire , Necker imposait à l'autorité l'obligation d'agir, de venir en aide au peuple, aux faibles, d'assurer à la multitude le painét lé travail. Dans quelques ‘localités, et àtitre d’essi ‘il établit des assemblées ‘provinciales; * composées chacune de seize propriétaires nommés parle roiscét qui pouvaient en nommer jusqu’à cinquañté-deux autres, savoir : seize nobles, dix écclé- Siastiques, vingt-six d'i tiers état!’ Ces assemblées votaient par têté’et à la pluralité des suffragess ‘elles se réunissaient:tous les deux ans, sur: Pordre du roi, etune commission dirigeait lés atfaires dans lintervalle. Elles étaient chargées dé'répartit l'impôt, d’entretenir les routes et de proposer les mésurés d'intérêt publié ; quoiqu'’elles n’eussent pas le caractèré représentatif ét ne pussent correspondre direr*ement : avec le ei, mais séulement avéc le ministre des finances, ces assemblées se trouvaient ainSt ippelées à contribuer au bien commun, et' cé n’était plus seulement des non. 38aires royaux qui se trouvaient chargés de ce soïn.
uefutume autre immovation que le compterendu dont Necker obtint du roi la pubfication en 1781 : appel éu''péuplé assezidangereux, qui dérivait en partie des idées démocratiques de Genève, en partie du désir de donner au crédit la meilleure base , la confiance
publique.
quatre an cédant de prüunis Hal
Les chif sëlent da uh air dé Le public associés, F
(1) Nous. e dépenses pu Le territo carrées, c'es $a popu!a Les vont lieue catrée
19: Faille 13. Frères d 14, Frais de 45. Ponts el 44. tai 17; {ntenda
1 ces.
18} police.
Le com mensonge
publique. Ce document ft voir comment on avait remédié ét, qhatre ätiiées au déficit annuel de 27 millions ét obtent uni ex: cédaht dé 40 millions sans nouVeauiK impôts, mais à l’aide d'emprünis Habités et de petites éconitites (1).
Les chiffrés disent ce qi’on veut ; béthcoup d’éftéurs se glissèl'ent dans cé thavail à côté d’un gtahi nombte d'omissions, et uh dir dé candeur ét de consciéhice y süppléait aû peu de blarté. Le public testa frappé de cetté communication inusitéé, en voyant associés, pout la première fois, la môrälé aux calculs, les chiffres
(1) Nous extrayotis dé l'Administration des finances de Neckèt ce tableau des dépenses publiques :
Le territoire du royaume, sans y comprendre la Corse, était de 26,951 lieues carrées, c’est-à-dire ayant 2,282 toises et 4 de longueur.
Sa population s'élevait à 24,676,000.
Les tôntributions prodaisaient 584,400,000 livres, c'est-à-dire pour chhique lieue catrée 34,684, pour cliaque tête 13 livres 13 sous 8 detilers.
Dépenses.
{. Intérêt de la dette = pl... #43,300,000 ! CPAUTATUEE 207,000,000 | 27. ‘Traitements Kters OT :. 400,000 fs Rose “FEAT 1200 000 28. Ne du çom- of où à Pour la guerres: 4! 1: ‘05.600 rie 800!
4. Pour Ne nee." À 200.080 d. Mai et ‘collèges. 600, ar auras 1300.00 HAL de Got. 00 00 7. mon ui NE a f Pardi dB Le. 7200 Ÿ u palais. du ,000 54. Imprimeries. ...::,..,... Ê fine ANUS 20.00 5. pos et à A entrétien Sie royä d6..4 . 1H, Mason me. 4,000,000 | 56, bien dant es NS ‘et 4 à Faille foÿ: “él 5,500; 450,000 ï Frais a + af dou'o00 “ airs “épars relatives 600,000 43. Ponts et r'.ussées. ...:.. À 000 Franc | passe-pi pase-po us 800,000 14. taires n'Atat....,., ,000,000 9. dr rl du SAP EGO Lite 600,000 17: (RER te des broviti- Dépenses va!
in md UE LUS ie PEN è di paris: ‘ AT 900; N) «J huh à UM EE o 6 4,400,000 ps usée. . 4,000,000 À. bis ments pouf ès &. Prons halo de Ms a. >oiis sise 400,000 24. Cadeaux “ ‘aumônes. . 1,800,000 28, Dépenses ecotéolabli: AT vie eus ; 006, j & a gi an RE le tie ss Ai n ‘ ou jrévu Se Et Tone VE ,000,000 | 48. Pour arrondir le c 4 78 000 NT a AA 1500, TOTAL... . à 610,000,000 Le ompte pr.enté par Turgnt:en 1775, le seul qui n’ait pas été attaqué comme mensonger, portait les dépènses à....... 414,445,163 livres.
la recette à, ...... 377,287,637
Déficit ... 37,157,536 É
TEA ES sées, les comptes des ;;en5es et: des reçus anx ee pr nie ue " ueg, et su de yes a Jimi de, jour, Le compte rendu fut lu dans LE 2 ap aiiy A nets, » bles Roaner: la législation devinrent l'objet de.toules les. isCUSSiOnS; 3 maïs ls : esprits, avisés le virent, de mauvais œil; on mn Un de voir. le ministre éclipser. le, roi et hsibnes eulla é à als de tout, etl'on ne fut. pas plus, satisfait, du) projet qui,s'x.. eau pait d’une égale répartition, des charges, Necker, #8. trou: van bientôt contrarié, dans ses vues, donna, sa démission atre, si A pu devint, idole de.la nation... , fs ecker étaient les seuls; ministres, au bu, PRE la révolution en. Van ses: pi: ea tort étaient animés, de la passion, du bien, publie, ‘entièrement, dé; pr at chez Turgot..et à, laquelle, se joignait chez: Necker le, désir. de la gloire 1). Avec.eux disparurent. les ministres /réfors mateuré, pour faire. place aux. courtisans, et. à l'influence de M reine Marie-Antoinelte, sans aucun contre-poids.. nitite Fe. ù pe conseil.de finances empira, les. choses; il re a er a 210 millions. pour la. guerre, 80. pour d'autres, | dépens € l’on LE avait prélevé 4178.sur l'année suivante, ‘outre Û u déficit habituel de 80 millions. Mais si les, sévérités. de Nec re avaient effrayé, si la. médiocrité de ses. syCCESSeUrS avait ouragé, la,sécurité andacieuse, de Calonne, que, les sintrir guës de‘ la cour. firént, nommer, £ontrôleur général, releva! la. con! je Homme d’esl it, il considérait, comme ua; jeu, ç8.;qui avait pary une {che d’ ercule, et se. faisait pesser.pour, habil parce qu'il trait è ou.
j qu'il traitait légèrement les choses les plus sérieuses, y come pris, la vertr I ne manquait jamais une. fête de Ja, reine et. du. comte, d'Artois ; il! trouvait de l'argent. poux payer, leurs. prodir. galités, pour. entourer Paris de ms. pour acheter Saint-Cloud aan ‘le roi, et Rambouillet pour. la reine, li répondit une: fois.à .; arie-An‘pinette : Si ce que votre majeslé désire est, passible; c'est
fait; si pal impossible, c cela Se, fers. fete confiance:quilmon-
trait en toutes choses en renc it aux autres ; i \ e.
moyens de faire de, l'argent, el; ils eurent. pires ba oi
arrive en France de tout ce qui, est, SRNEAS Les. appointements
furént payés, et Calonne devint Vidole des Parisiens; mais quand.
on croyait tous les | vides comblés un voile tomba “8h la. Aile
publique < se trouva accruë: de1,6 Pons Re joe ant
que (2 "€ | y at Fa Fa FA LS UR L HN PAUHRUE)ER HS RES
M" (1) Voyez lé COMME. TAEU de son administration en 1791.
Les” pla reveriué d’A avec le tier veillaice £ caife. La’ à Ja françai!
à cértginés naïssariee # voit se rem familles 11!
réunions, | nomistes jours’ pou futures béni paix d’Añé Les sagés € résultant de institutions toutes les bé duité enF déplôyer Jet chacuñ éro
& Pour Tr sans'regrét marchiôns uné abime.
féodal de r
antique not
ciennes dot nous éfitra vains plus { et derésist d’L'usäf coutumes :
rober à un sacrarit toi aux dévoir jouissions' avaient tra
nous appo taient égal plaisirs.
otoUS XV.
ÆLesplahités tie firéntdohc qu'aué enter, el là jeune ché revérié d'Amérique aveë des idée: sa nt faisait ch avec: lë tiers état. ‘La miüllésse des mœurs hr une blé. veillanice générale, üne! sorte d'égalité à l'anglaîse et à l'améri-
caiñe. La’ redingote ét les cheveux. courts remplacèrent l'habit
à la française ‘ét les che eux Kong ; un gentilhomme put même, à ébrtainés hbürés, se moñtrer sans épée. Le respect pour la naïssaniee s’'affaiblissait ; lé’ éonseils ; tobtes les sommités du pouvoit 6 rémplisséient dé plébéiens, qui fäisaient alliance avec des
familles 11 Où d eutait sur tout ; dans les diners, dans
réunions, L: p e des philosophes, | la philanthropie des nomistes carrière tour à tour, se proposant 1: jours” pou mieliofations,' ‘espérant que les générations
futures bénira: » que préoccuüpaiént de si nobles idées. La paix d'Amérique : ui suivie d’une suite de propagande cosmopolite. Les sagés ‘eux-mêmes se réjouirent ;' sans “apercevoir lés périls résultant dé l’affaiblissément-du principe d'autorité, L'éloge des institutions américaines et de ‘célles dé VAngleterre était dans toute lés bouchés , nt l’on proclamait la nécessité de les introduité en Fréhce. Des noVäteurs désiraient une tribune pour y déplôyer Jeur' éloquénce, et faire parade des connaissances que chacuñ éroÿait posséder
«Pouf nous, jeune noblesse ‘française, » dit ‘M. de Ségur, sans ‘regrèt pour le passé, ‘sans “inquiétude pour avenir, nous
unë able. Riänts fHéidètirs dés! modes anciennes , de Vorgueil
féodal ‘de! nos pères et de leur séyèré étiquette, tout ce qui était antique noûs’ paraissait génant et ridicule. La gravité des an-
cienñes- doctrines nous pesait; Ta philosophie riante de Voltaire nous éritraînait eh nous ‘âiusant: Sans approfondir celle des é écrivains plus graves, nous l'admirions coinme empreinte dé courage et de’ résistance ‘äü pouvoil’ arbitraire. !
d'L'usage nouvéau des cabriolèts , des Jracs,, la simplicité des
coutümés anglaises nous charmaient, eb nous permellant de dé-
rober'à un éclat génant tous les détails de notre vie privée. Consacrant tot’ nôtre temps à là société; aux fêtes, aux plaisirs, aux dévôirs peu: ‘assujettissants dé. Ja cour et des garnisons, nous jouissions ‘lle Fois ‘avec’ insüuciance des avantages que nous avaient transmis: les ‘anciénnes institutions , ‘et de LA liberté que nous apportaient les nouvelles mœurs: ainsi ces deux régimes flattaient également, l'un note vanité, l’autre nos penchants pour les plaisirs.
otage mme on ee mt
D pr à 4
eng rne m mr.
4 oO
4 / ’ Le LS & à K LE
Uk d ©. v% S C} oO &, € & IMAGE EVALUATION