CHAPITRE XI
Nous avons vu s'établir dans la Grèce une foule de petits États rattachés par :des liens si faibles qu'ils semblaient ne pouvoir ‘jamais entreprendre rien de grand en commun. Lescirconstances les réunirent cependant, et, comme l'Italie , divisée en autant de républiques que de communes, se sentit une et grande quand Bar berousse menaça son indépendance, il en fut de même de la Grèce menacée par les rois de Perse {2).
Dans la pensée des monarques de la Perse, les petits États contigus à leur vaste empire devaient en être les satellites et les vassaux. Lorsqu'ils eurent conquis la Lydie et se trouvèrent ainsi sur la frontière des Toniens , Bias de Priène , l’un des sept sages ,
exhorta ses concitoyens à traverser les mers et à passer en Sardai-
(1) L’antique Cyrénaïque est mieux connue depuis que Della Cella, en 1819, accompagna vers la Grande, Syrte l’armée que le pacha de Tripoli expédiait contre et d son fils soulevé, Méhémet Karamilli. Voir aussi J. R. Pacuo, Voyage dans la Marmarique ct. la Cyrénaïque; Paris, 1829.
(2) Nous suivons Hérodote jusqu’à la bataille de Platée, en 479. A partir de : là jusqu'à la guerre du Péloponèse en 431, nous n'avons pas. d’historiens con- pui temporains : Diodore de Sicile n’y supplée qu’en partie, car ses livres VI, VIF, imi VII, 1X, X, sont perdus, et le XI° ne commence qu’à l’année 480, L'introduc- {ion de Thucydide permet de corriger ses erreurs de chronologie.