‹ Histoire universelle [microforme]Chapitre 42 sur 146 · LE D ER ER · texte numérisé non relu

LE D ER ER

était rare, les cautions qui duraient un an, se multipliaient à l'infini. Les dettes civiles n’engageaient pas la personne. Nous apprenons, par les harangues de Démosthène et les récits des historiens, que l’on connaissait, à la bourse du Pirée (Xéoyn), les assurances, les lettres de change et même la monnaie fictive.

Il existait des dépôts publics de grains que l’on revendait au peuple à bas prix, et que l’on donnait souvent aux frais du trésor ou de quelques citoyens riches. On trouve l'inscription des dettes et les hypothèques dans plusieurs cités de la Grèce , mais non pas dans l’Attique, où, pour indiquer les biens engagés, on se servait de tables de pierre, sur lesquelles on gravait le nom du débiteur, celui du créancier et le montant de la somme.

Les prix étaient de beaucoup inférieurs à ceux de nos jours, attendu la rareté du numéraire, l’abondance des produits et le défaut de communications avec les pays lointains ; ce qui rendait la concurrence plus grande entre les producteurs, et la diminuait entre les consommateurs. On a supposé que les prix d’alors équivalaient au dixième de ceux du siècle dernier. Sur cette donnée, calculons les revenus d’un Athénien.

Le capital de 100,000 fr., à-‘un franc par mois, produisait un revenu annuel de 12,000 fr. Mettons 10,000, parce que, sans doute, les fermages, les loyers et les autres emplois de l’argent ne rendaient pas autant; mais cette somme suffisait pour satisfaire des jouissances et des besoins qui en exigent 100,000 aujourd’hui. Supposons le calcul exagéré; il n’en sera pas moins vrai qu’on se procurait alors, avec la même somme, un plus grand nombre d’objets.

Le taux des salaires était très-L.: cause du nombre des esclaves et des métèques. La journée d’un paysan, d’un jardinier, d’un porte-faix, valait 4 oboles. Le fret d’un navire, d'Athènes à Égine , coûtait 60 centimes; pour la moitié, on avait un bain. Quant aux artistes , aux musiciens et aux acteurs , c'était par mines et talents qu’on les payait.

Un hectare de terre se vendait 555 francs ; les maisons, de 3 à 120 mines; un esclave, d’unedemi-mine jusqu’à 10, prix de caprice : aussi l’argent employé à l’achat des esclaves produisait-il 45, 30 pour 100, et même davantage. Un cheval, selon Isée, coûtait 275 fr.; il évalue 100 chèvres, 60 brebis, un cheval et quelques meubles 30 mines , c’est-à-dire 2,748 fr.

Les habitants de l’Attique consommaient annuellement trois millions de médiranes de grains, et le pays n’en produisait que deux millions. Le médimne (équivalant à 51 litres 7 décilitres )

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