ÉGLISE SAINT-PIERRE
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KknuI de résistance de Paul III et des Farnèae) conspiration de Flesque (1&IO-15IA).
Il était impossible que Paul III ne sentit pas que la dernière puissance encore libre, indépendante en Italie, le saint-siège, devait être entraînée aussi dans cette déchéance politique de la péninsule ; trop fidèle peut-être à ce népotisme traditionnel qui consistait à fonder des principautés en faveur de parents dans lesquels les papes espéraient toujours des instruments dociles, Paul III chercha d’abord à obtenir seulement par persuasion de l’empereur, le Milanais , ou au moins Lucques et Sienne. Quand la guerre recommença entre Charles-Quint et François Ier à propos de l’assassinat d’un ambassadeur, envoyé par ce dernier à la Porte otto-
mane, il eut avec l’empereur une entrevue à Busseto, en 15-13, et en reçut peut-être une promesse. Pour aider la bonne volonté impériale, les Farnèse, dépassant les intentions du pape , se mirent en rapport avec les nombreux émigrés qui séjournaient à Rome et 5 Venise , avec les mécontents de Milan, de Naples, de Sienne et de Gènes. Tandis que les flottes française et turque assiégeaient Nice , et que le duc d’Enghien, dans le Piémont, remportait sur Guasto la victoire de Cérisoles (1544), Pierre-Louis Farnèse, gouverneur pontifical à Plaisance, poussa le réfugié florentin Pierre Stozzi sur Milan et son frère sur les ports de Telamone et d'Ercole déjà attaqués par les Turcs dans l’État de Sienne.
La paix de Crespy qui survint peu de temps après évita peut-être alors une rupture. Un rapprochement complet parut avoir lieu entre le pape et l’empereur. La grossesse de Marguerite, fille illégitime de Charles-Quint, épouse d’Ottavio Farnèse, en était la cause. Le pape Paul lit consentit enfin à ouvrir à Trente un concile. Par les soins de l’empereur et du pape, allait être rétablie l’unité religieuse et politique en Allemagne et en Italie. Charles-Quint en signe d’alliance laissait le pape investir son fils, Pierre-Louis, du duché de Parme et de Plaisance destiné à protéger au nord les États de l’Église.
Les premières séances du concile de Trente (1545) parurent mettre le sceau à la cordiale entente de Paul III et de Charles-Quint. Sous l’impulsion de l’inquisiteur Carafla et du jésuite Lainez , les pères maintinrent l’autorité de la tradition catholique, condamnèrent les nouveautés, sommèrent les dissidents de rentrer dans le giron de l’Église ; et l’empereur fort de l’appui moral et politique du saint-siège partit pour ramener l’Allemagne aussi à la soumission impériale et pontificale.
Le succès complet de Charles-Quint au delà des Alpes rompit cependant cette union si bien cimentée. L’Allemagne protestante entièrement domptée, toute espérance était * perdue pour le saint-siège et pour l’Italie. Paul III rappela tout d’un coup ses troupes de l’armée impériale, et transporta de Trente à Bologne le concile qui voulait maintenant