‹ Histoire universelle publiée par une société de professeurs et de savants sous la direction de M. V. Duruy Histoire de l'Italie depuis l'invasion des barbares jusqu'à nos joursChapitre 271 sur 347 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

reconnaître la république cisalpine, qui était son œuvre, mais il sacrifia Venise, qui fut cédée avec l’Istrie, la Dalmatie et le Frioul, à la maison d’Autriche, et l’Italie put ap- . prendre que les bienfaits de l’étranger ont toujours quelque chose d’incomplet et d’amer. Le dernier jour de Venise fut douloureux et digne. La municipalité révolutionnaire qui avait pris le gouvernement après la chute de l'aristocratie, refusa l’offre qui lui fut faite de songer à ses intérêts dans la ruine commune; elle ensevelit elle-même l’indépendance de sa patrie et reçut les Autrichiens le 19 janvier 1798.

Républiques romaine, parthénnpéenne et toscane: fharlee- Km manuel il r liasse du Piémont; la péninsule républicaine (*»»»>

« La liberté vous a été donnée , dit Bonaparte aux Cisalpins avant de les quitter, sans factions, sans massacre , sans révolution ; sachez la conserver. Faites des lois sages et modérées, exécutez-les avec force et vigueur, remplissez vos légions de citoyens loyaux. Après tant d’années de tyrannie vous n’auriez pu recouvrer seuls la liberté, mais bientôt vous pourrez la défendre par vous-mêmes. » En attendant, il leur laissa vingt mille hommes sous le commandement de Berthier, pour assurer leur liberté et l’influence française dans la péninsule.

Le traité de Campo-Formio , malgré les paroles de Bonaparte, ne pouvait être qu’une trêve dans la péninsule. Il n’avait ni détruit la domination étrangère , ni fondé l’indépendance italienne, ni garanti la liberté des peuples. Il mettait en contact sur tous les points du territoire, l’indépendance nationale et la domination étrangère , la république et la monarchie , la France et l’Autriche. La révolution agitait, menaçait à l’intérieur tous les pays qu’elle ne possédait pas. Les souverains encore sur leur trône regardaient avec un œil de colère les nouveaux établissements républicains et surveillaient avec inquiétude leurs propres peuples.

Le roi Charles-Emmanuel II, soutenu par la France même contre les velléités républicaines de ses sujets , parvint à contenir plusieurs mouvements à Carignano, Novare et

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