‹ Histoire véritable d'un voyage curieuxChapitre 21 sur 59 · CHAPITRE XÏX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XÏX

Da fleuve Parabol « des Indiens Cuéremagbas et des Aygais.

Après avoir remonté le courant pendant huit jours, nousf arrivâmes sur le territoire d'une tribu nombreuse , nommée Cuérémagbas , et qui se nourrit de viande et de poisson. Elle fabrique du vin avec le suc d'une plante que l'on nomme en allemand johanns hrodt 5. 6

Sa nELATïON

ou hockshornlein ( pain Saint - lean ou corne de houe ). Elle nous accueillit avec la plus grande bienveillance et nous fournit tout ce qui pouvait nous être nécessaire /Les hommes et les femmes sont d'une taille trèsélevée : ils se percent le nez , et placent dans le trou une plume de perroquet pour servir d'ornement. Les femmes ont sur la figure de grandes raies bleues peintes d'une manière indélébile ; elles portent pour se couvrir un tablrer de toile de coton.

Le territoire de cette nation est éloigné de quarante milles de celui de Mepenes : nous' nous y arrêtâmes trois jours.

L'on arrive ensuite chez les Aygais , qui ressemblent aux Cuérémagbas , tant par les mœurs que par Içur haute taille. Quand nous approchâmes de leur village , ils s'avancèrent en armes au-devaut de nous , et firent mine de s'opposer au débarquement. Voyant que nous ne pouvipus éviter un engagement, nous aou& recammaodÂmes à Dieu»

d'ulrigh schmidel. 83

et nous nous préparâmes à combattre. Nous leur tuâmes beaucoup de monde sans perdre plus de quinze hommes. Les Aygais sont sur l'eau les meilleurs soldats qu'il soit possible de voir; mais il n'en est pas de même sur terre. Avant de commencer l'attaque, ils avaient mis en sûreté les femmes et les enfants , et caché les provisions et tout ce qu'ils possédaient , de sorte que aous ne pûmes en rien tirer ; mais on verra bientôt ce qui leur arriva. Le village est situé entre le Rio Parabol et le Rio Jepedy. Ce dernier prend sa source dans les montagnes du Pérou près d'une ville qui se nomme Tuechkamyn (i).

Le village des Aygais est situé à trente-cinq milles de celui des Guérémagbas,

(i) Cette ville ne peut être que Tucnman.

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