CHAPITRE XXU
OïLGonsbruitàLaii^tèreuitfort, nommé T Assomption. — Les chrétiens , réunis aux Garios , vont attaquer les Aygais.
Nou S forcàme&les Carlos de nous aider à construire une grandie maison en pieri^ct, en bois et en terre , pour nous retirer et n^ous défen-
dre si les indigènes yenaient à se réyolter*. Nous nous emparâmes de lampère ^ en i5^, le jour de rAasomptiion de là Vierges
C'est pourquoi nous lui donnâmes ce dernier nom, qu'elle conserve encore. Nous y passâmes deux mois. Elle est située à cinquante milles des Aygais , et à trois cent cinquante environ de l'île de Bonne-Espérance^ où les Tiembusont leur habitation.
Par le traité d'alliance que nous fîmes avec les Carios, ceux-ci s'engagèrent à nous fournir huit mille hommes pour faire la guerre aux Aygais. Notre commandant se mit donc à leur tête , et partit pour cette expédition accompagné de ses trois cents Espagnols. Nous descendîmes le Rio Parabol; nous fîmes ensuite par terre une marche de trente milles.
Quand nous fûmes arrivés chez les Aygais , nous trouvâmes topt comme nous l'avions laissé. Nous surprîmes le village entre trois et quatre heures du matin, au moment où tous les habitants étaient plongés dans le sommeil le plus profond. Les Carios les massacrèrent sans distinction d'âge ni de sexe,
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car ils ont Fhabitude de n'épa^ner personne après la victoire.
Nous nous emparâmes de cinq cents canots, après avoir incendié tous les villages que nous trouvâmes sur notre route et porté la destruction de tous côtés.
Quelque^ Aygais, qui n'avaient pas pris part au combat , vinrent un mois après nous demander grâce. Notre commandant fut forcé de la leur accorder, puisque, selon la volonté de sa majesté impériale , on doit pardonner deux rébellions aux indigènes : ceux qui prennent les armes pour la troisième fois sont condamnés à un esclavage perpétuel .