CHAPITRE V
De Rio de Janeiro.
Nous allâmes de cette île dans une autre
noi^raëe. Rio Jenea (c'est assurément Rio de
Janeiro, où les Français fondèrent iftie colo-
nie en i555, car aloi^ ce port appartenait
aux Portugais , et ils le possèdent encore ) ;
elle est à deux cents milles de celle dont nous
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venons de parler. Les Indiens de ce pays sont connus sous le nom de Toupins. Nous y pas^sàmes quinze jours. :
Don Pèdre de Mendoce, notre chef, qui souffrait depuis longtemps , et qui était tellement affaibli par la maladie qu'il ne pouiyiit exercer le commandement , le remit à djon Juan Osorio , son ami , à qui il nous fit prêter serment. Mais à peine celui-ci l'exercait-il depuis quelques jours, qu'on l'accusa méchamment, auprès de don Pèdre, d'avoir voulu soulever l'armée contre lui. Mendoce ordonna à quatre de ses officiers, nommés Juan Eyolas (de Ayolas)(i), Juan Salleisen (Salasar), George Lucksam et Lazaro Salvatscho , de le poignarder comme un traître, et d'exposer publiquement son cadavre. Il fit ensuite proclamer qu'il ferait subir le même traitement à
(i) Juande Ayolas, et non Eyolas, est souvent cité parCabeça de Vaca , qui raconte sa mort , chap. 49 de ses commentaires.
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quiconque se déclarerait en faveur d'Osorio , quelle que fût sa condition (i).
Cependant ce meuHre fut une cruelle injustice : Osorio était probe , courageux , intrépide , libéral envers ses compagnons d'armes , et très-bienfaisant.
(1) Voyez M. Del Barco , cant IV,estan. *6.