‹ Histoire véritable des temps fabuleuxChapitre 88 sur 114 · V. Busiris de Diodore, et huit deicendants · texte numérisé non relu

V. Busiris de Diodore, et huit deicendants

Nous avons déjà vu Mesr ou Mesraïm devenir le roi Boëthus de Manéthon , et le Beithir ou Beisar des Arabes , par différentes prononciations du même nom. Diodore ' , après les rois descendants de Menés, place aussi avant Myris , qui est Mesr ou Mesraïm , deux Busiris, dont chacun a huit descendants, qui lui succèdent Tun après l'autre. Ces descendants ne sont point nommés , excepté Busiris , le huitième des descendants du premier Busiris , et Uchoreus, le huitième des descendants du second.

Busiris n'étant qu'une prononciation différente du nom de Mesr ou Mesraïm, qui est le Myris de Diodore ;'on voit dès-lors que tous* ces prétendus rois antérieurs a Myris , ont rapport à lui ; et leiir nombre de huit , qui se trouve à deux reprises , nous prouve de plus en plus que c'est Mesraïm.

, Mesraïm a en effet huit descendants nommés dans ITEmture j tous ne sont pas à la vérité ses descendants immédiats ; mais les noms sont toujours au nombre de huit.

Mesraïm, dit l'Ecriture •, engendra i. Ludim et 2. Anamim, 5. Laabim et 4*Nephtuïm, 5. Pheti*usim et

' !Diod. 1. 1 j n. 20. Mdèc S^ 'oav7a xa7aça8Vv7o$ BocvtXciuç Btvcrlptibç^* xal Twy tovlov ira^lcv jxyovuv hxlo> y/t^v TsXev7a?ov Ofxuwp.ov oy7a xS «rp<o7«» tfctvï, — N. 3a. T^v $\ Tov7ou Tou Ba<7tX/«i)$ à^oyQyuv. Qy$.ooç h à^r^ tov "KoTlphç itpovayoptvBtiç Ov^optvç

* Gènes. 10» i3. At yerà Mesraîm genuil Ludim, et Anamim , et Laabim, Nephtuïm.

i4* £t Phetrusim, et Chasluïm: de cjuibus cgressi sant PhiUsthiim et Caphtorim.

MBSUAÏM. 277

6. Chasluïm, d'où sont sortis 7. les Philistilm oa Philistins, et. 8. les Gaphtorim.

Voilà huit noms bien comptés de descendants de Mesraïm. Ils répondent aux huit descendants de chacun des deux Busiris. Diodore compte ces huit descendants sans les nommer. Il y mêle Osymandyas et Uchorëus , deux noms qui peuvent être formés dans cet endroit des mots ' Qcmne di dqr, qui signifient les huit de la race. Ce sera l'indication du nombre des huit descendants de Busiris ou Mesraïm , que les Egyptiens , et Diodore d'après eux , auront prise pour des noms de rois ^ d'autant plus qu'il y avoit un fameux édifice sous le nom d'Osymandyas , et quelques monuments attribués aussi à Uchorëus ; mais les noms de ces monuments avoient une autre origine dont je parlerai ailleurs; et certainement les monuments eux-mêmes n'étoient pas du temps de Busiris, Myris ou Mœris, qui est Beisar ou Mesr, c'est-à-dire, Mesraïm, père des Egyptiens.

Osymandyas, pour le dire en passant, est le nom d'un grand édifice qui étoit comme le temple des sciences et des lois. Il y avoit , suivant Diodore * , une fameuse bibliothèque ; on y rendoit la justice. Ce nom venoit probablement du mot os^ qui , en Egyptien , signifioit multitude, suivant Plutarque '. Il a rapport au mot hébreu ^ aux, qui signifie assemblage. Mndd et Mndâa^ signifient science , connoissance , en caldéen. Ce mot se retrouve dans le titre de Pimandre , donné à un livre

• IpP n nîDtt? octo è stirpe.

" Diodor. lib. 1 , n. 3o et seq.

' Plutarch. de Iside, t. a. T^ pi* OZ*, 'v^ im}Iu^.... Afyvtrltqi rX^rli)

* lC?iy Congregari. .

^ Ky UD 9 y"î30 cognitio , Bcientia.

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