MESRAÏM
interprété dieux puissants. Le mot ' ahir ressemble au nom d'Apis , et les interprètes grecs l'ont rendu par Apis , le bœuf ou veau adoré des Egyptiens , dans un reproche que le pi'ophète Jérémie fait à ce peuple sur son idolâtrie.
Les Egyptiens auront donc entendu ces mots de TEcrîture : « il commença d'être puissant sur la terre » dans ce sens que l'Apis commença d'être adoré dans leur terre ou dans leur pays. Observez de plus que le mot * abiry qui signifie fort, se dit en particulier des taureaux , qui sont aussi un symbole de la force et de la puissance. Les Grecs ' ont dit tauroi, pour dire les pre* miers princes.
L'Ecriture ajoute que Nemrod fut fort ou puissant cbasseur en présence de Jéhova ou du Seigneur. Les Egyptiens auront entendu que l'Apis conmiença d'être adoré en présence ou en face de Jupiter , et par consé-* quent approchant des dieux.
Je donnerai ailleurs , surtout dans les mythologies , des éclaircissements sur l'origine de l'idolâtrie égyptienne. On en a déjà vu quelque chose à l'occasion des animaux que les Egyptiens croyoîent avoir été tous formés à Thèbes ; et il s'en trouvera encore d'autres rai-^ sons dans leur^ traditions altérées.
Du reste Manéthon se contredit ; car il place encore le commencement de ce culte sous un roi bien pos^ térieur. On voit toujours par le commencement de l'idolâtrie placée du temps de Gsachôs , que celui-ci est
■ Jerem. 46* i5. Quare compatruît fortîs tuus? hebr. *1>I1JK| abir.^ ■— Vers. grsc. Aïolc ft^vytv hitiva ô p.oo'pfoç o jxX(x7o( vov ;
* Q^I^Ilbt robustii tauri. — Tavlpot, itdvla. xâi luydXat xa\ Biaiau Eastath.
' Gènes. lo. 9. £t erat robustus renator coram Domino^
2yG MOQBRIS,
Nemrod ^ fils de Chus , qui tient au temps de MesraYm eC de la dispersion des hommes.