VI. Huit coudées de crue du Nil, du temps de Mœris
cf Les pi'êtres égyptiens y au rapport d'Hérodote • y » disoient que du temps du roi Hyris , il sufRsoit que m le Nil crût de huit coudées, pour arroser l'Egypte au- » dessous de Memphis ; et il n'y avoit pas encore neuf n cents ans que Myris étoit mort , ajoute cet historien, » lorsque les prêtres me le dirent; mais aujourd'hui , n continue-t-il y si le fleuve ne croît de seize , ou au V moins de quinze coudées, il n'inonde point le pays. »
Hérodote , d'après les prêtres égyptiens , ne manque pas d'en conclure que le terrein de l'Egypte , par le dépôt du limon du Nil , s'étoit accru et exhaussé de sept à huit coudées, et en raisonnant conséquemment, il est fort alarmé pour TEgypte ; car si le terrein s'élève toujours à proportion , bientôt le Nil ne pourra plus l'arroser ; et comme d'ailleurs il n'y pleut point ou presque point, tout le pays deviendra stérile.
Heui^eusemeut , depuis le temps d'Hérodote , et il y
' Diodor. lib. 1 , n« 33. Hc7a ih tov ^pouprnfuv^yt Boiffc^ca , $tiStx% ytvtaTç vçcpov.....
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