‹ HistoireChapitre 58 sur 134 · PREMIERE JOURNEE · texte numérisé non relu

PREMIERE JOURNEE

Feuillet II. — SÉCURITÉ. Écrit à Paris en 1877, et placé en tête du manuscrit. Après la déclaration de Louis Bonaparte finissant par ces mots : Telle efî mon ambition , au bas du feuillet 16, on lit cette note, biffée :

Un tiers, Alexis de Saint-Priest, était présent à cet entretien; il écrivit immédiatement les paroles qu'il avait entendues.

Feuillet 21. — Paris dort; coup de sonnette. Premier chapitre écrit par Victor Hugo en arrivant à Bruxelles; paginé sur doubles feuillets de A à D; le recto et le verso de la page sont remplis. En tête du feuillet A, dans un coin, ces mots :

Ecrit du 11 décembre au . . .

La date finale n'a jamais été indiquée.

Au recto du feuillet 22 commence, sans division, le chapitre v : Obscurité du CRIME, qui se relie lui-même au chapitre vu : Rue blanche, n" 70, et continue jusqu'à ces mots : hes soldats continuèrent d'avancer en silence (voir tome I, p. 303).

Feuillet 30. — Ce ql'i s'était passé dans la nuit. Variante de titre : Nu/r du i AU 2. Daté en tête : 15 mai 1852.

Feuillet 34. — Même chapitre, en regard de l'alinéa commençant ainsi : V^ers une heure du matin, un paj^ant. . ., nous lisons cette annotation désignant le «passant » :

Un ancien rédacteur du Peuple, Amable Lemaître, que nous retrouverons plus tard sur les barricades et dans les pontons.

Le portrait de Mornv (voir tome I, p. 285) ne figure pas dans le manuscrit. Il a été ajouté sur la copie destinée à l'impression.

Feuillet 46. — Autres actes nocturnes. En marge de la première page, relatant l'arrestation de Thiers, cette note, entourée :

Hier, 3 septembre 18/ , mort de Thiers.

4 septembre.

Feuillets 51, 52, 53. — Obscurité du crime. Ce chapitre ayant été écrit entièrement à la fin du chapitre 11, nous n'en trouvons aux feuillets 51, 52, 53 qu'une copie, paginée A, B, B bis, annotée et corrigée par Victor Hugo au moment où il a établi ses divisions définitives; au feuillet 53 [^ bis) commence le chapitre : Les Affiches,

LE MANUSCRIT DE UHISTOIKE D'VN CRIME. il)

composé tout entier, moins le premier aline'a, avec des journaux de'coupe's et collés à même le feuillet. Ce chapitre porte, dans le volume, le chiffre vi; il est, dans le manuscrit, chiffré v. On se rappelle en effet que le chapitre : Rue Blanche, n" 70, se confondait avec le précédent; voilà donc un retard de chiffre qui se poursuivra dans le manuscrit jusqu'à la fin de la Première journée.

Feuillets 55 à 62. — Rue Bl.\nche, n° 70. Là encore les six premiers feuillets ne sont qu'une copie corrigée et annotée puisque les pages originales font suite, comme nous venons de le dire, au chapitre : Obscurité du crime. L'écriture de Victor Hugo reprend au feuillet 61, à ces mots :

Mais on eût dit que leur pas se raleiitij^.tit (Voir tome I, p. 303.)

C'est bien la fin de la phrase commencée, ainsi qu'on l'a vu, au feuillet 22.

Feuillet 65. — Violation de la salle. Sur la double page formant chemise, ces mots prouvant que le chapitre n'a pas été fait en une fois :

Matin du 2.

Fait de la violatioi\ de la salle.

Dupin. (A terminer.)

Ce chapitre ne comprenait d'abord que huit feuillets (de 69 à 76 inclus) sur papier blanc, écrits, comme le second chapitre, au recto et au verso. Il commençait ainsi :

Il n'était encore que huit heures du matin, et déjà les représentants, surpris, inquiets, lisant les affiches et pouvant à peine en croire leurs jeux, commençaient à affluer vers le palais de l'Assemblée.

Le texte publié suivait.

En recevant sans doute de nouveaux détails, Victor Hugo a été amené à développer, quelques mois plus tard, le commencement de ce chapitre; il a biffé la première page blanche (feuillet 69), et sur deux doubles pages bleues, écrites au recto seulement (feuillets 65 à 68 inclus), il a refait tout le début et relié les pages bleues a la seconde page blanche (feuillet 70).

Feuillet 82. — La Porte noire. Sur ce feuillet de papier blanc était le premier titre -.Fait Daru. Puis des notes :

( Vorte sur la rue de Bourgogne. ) Relire et continuer. Non copie'.

En 1877, Victor Hugo en biffant ces notes, a donné à son chapitre un autre titre : Chez M. Daru, et s'est servi du bas de la feuille pour y ajouter les quatre premiers alinéas publiés dans le volume; le reste du chapitre a été écrit au recto et au verso des pages vers la fin de 1851 ou le commencement de 1852.

En marge du feuillet 83, une note entourée et restée inédite :

On signait une protestation chez O. Barrot, lue de la Ferme. —Une compagnie d'infanterie à sa porte.

Ce détail se retrouvera au Cahier complémentaire, p. 335.

lUl'nlUEniE RATIOXALE.

226 LE MANUSCRIT DE L'HISTOIKE D'UN CKIME.

Le manuscrit de ce chapitre a été envoyé directement à l'imprimerie. On y lit les noms des compositeurs.

Feuillet 87. — La Haute-Cour. Titre écrit à Paris. Le feuillet suivant est daté : 19 mai [1852].

L'arrêt de la Haute-Cour est collé en marge du feuillet 92 j il est copié d'une écriture qui n'est celle d'aucun des copistes habituels de Victor Hugo.

La moitié du feuillet 96 et le feuillet 97 sont inédits; nous les avons donnés au Reliquat, page 209.

Feuillet 100. — Mairie du x° arrondissement. Tout ce chapitre, contenant de nombreux ajoutés, a été remanié et développé en 1877; la fin du feuillet 107 et la moitié du feuillet 108 sur Louis Bonaparte ont été reportés au chapitre xiii : Louis Bonaparte de profil, écrit en 1877. Au feuillet 108 encore, tout le paragraphe commençant par : Ceci 11 empêchait pas pourtant un certaiii pcrsjnnage légitimifte'-^'' est entouré, et contre le trait cette mention : Berryer. — Adoucir.

Tout ce passage a été en effet « adouci ».

Feuillet 115. — La réponse de Morny aux deux représentants (voir tome I,p. 341) est, dans le manuscrit, précédée de ces lignes :

L'individu qui prenait la qualité de ministre, M. de Morny, refusa d'obéir à cette sommation et leur adressa ces paroles monstrueuses, textuellement enregistrées, comme choses toutes simples, par les historiographes du coup d'Etat : « Si vous faites un appel aux armes ...»

Feuillet 119. — Louis Bonaparte de profil. En tête du chapitre, paginé D, E, F, nous trouvons cette note entourée :

Intercalation D, E, F. Après le feuillet 7.

Feuillet 120, une note en marge :

20 août 1877. Paris, 21, rue de Clichy. Pendant que j'écris ceci, le convoi de Duvergier de Hauranne (fils, député) passe sous mes fenêtres. 10 heures 1/4 du matin.

Feuillet 124. — Caserne d'Orsay. Au-dessous du titre, écrit dans la première période du travail, une note entre parenthèses :

Notes de Latrade dans ce dossier. — Quelques faits de la translation au Mont- Valérien et à Mazas.

Ce dossier contenait en effet, outre le chapitre : Caserne d'Orsay, écjit sur papier bleu, en 1852, tout un compte rendu divisé en trois parties : Mairie du x' arrondijieimnt , Séance du 2 décembre j Séjour a la caserne d'Orsay. — Séjour au Mont-Valérien. — Séjour à Sainte-Pélagie. Ce récit, non signé, est probablement de Latrade, que Victor Hugo nomme dans sa note. Tous les détails qu'il contient ayant été utilisés, il n'a pu trouver place dans cette édition.

<'^ Modifié ainsi dans le volume : Quelques personnages légitimistes de l'espèce candide (tome I, p. ii^).

LE MANUSCRIT DE L'HISTOIRE D'UN CRIME, llj

Au recto du feuillet 125 et au feuillet 126, coupures de journaux collées sur le manuscrit.

Dans ce chapitre, quatre fragments inédits, donnés tous quatre dans le Reliquat (tome II, p. 211-213) : le premier, sur la bague de Chambolle, feuillet 127; l'incident du faux garçon de café, feuillet 129; tout un passage, sur Quentin -Bauchart et Rouher, commençant au feuillet 130 et comprenant plus de la moitié du feuillet 131 ; l'entrée en voiture cellulaire de M. Lemaire, bas du feuillet 134 et feuillet entier 135.

Les deux derniers feuillets du chapitre (137, 138) sont sur papier pelure blanc, et antérieurs au chapitre même 5 Victor Hugo les a écrits en recevant la lettre de sa femme lui révélant l'incident Antony Thouret-Berryer.

Feuillets 128-129. — Même chapitre. Après ces mots : nom m reviendrons..., quelques phrases restées inédites dans les propos échangés entre les représentants prisonniers :

— Nous sommes revenus de plus loin, ajoutait Antony Thouret. Antony Thouret, esprit cordial et cœur vaillant, savait en effet ce que c'était que la prison j il sait aujourd'hui ce que c'est que l'exil. — M. Jules de Lasteyrie s'écriait : Que vous étiez bons, Messieurs de la gauche, d'avoir peur de nous! — M. Dufaure riait et disait : Monsieur Pascal Duprat, Monsieur Marc Dufraisse, Monsieur Berrjer, puisque nous voilà réunis, si nous tenions une séance de la Commission de responsabilité ?

Au feuillet 137, cette mention :

Embarquement des représentants dans les voitures cellulaires. — Oter les noms. — Ne pas désigner.

Le feuillet 138, écrit au recto et au verso, contient les trois derniers paragraphes du chapitre.

Feuillet 140. — Mazas. Autre titre : Arrivée des représentants du q uai d'Orsay.

Au feuillet suivant, note : ProgÉdes différents envers les représentants. Les deux premiers feuillets de ce chapitre sont sur papier bleu; la fin, sur papier pelure blanc, a été écrite en premier.

Feuillet 149. — L'Incident du boulevard Saint-Martin. Sur le feuillet formant chemise et ne portant pas de titre, cette mention :

Ce que nous fîmes.

Journée, soirée et nuit du 2 décembre.

Sous ces lignes, cette annotation entourée :

Pour des motifs de mmagement, qui ont disparu depuis, j'ai cru devoir, a t époque ou j e'crivak ce premier manmcrif, omettre ou modifier les paroles énervantes et su^eéies de Pierre Leroux et de Vroudhon.

Toute cette page est écrite en 1877. Sur le feuillet 150 écrit en 1852, en marge : 18 mars. A ce feuillet commence une pagination établie par Victor Hugo sur feuillets

228 LE MANUSCRIT DE L'HISTOIKE D'UN CKIME.

doubles, bleus, et allant de x à 2+, soit 48 pages. Ces 48 pages comprenaient : pour la première journée : L'Incident du boulevard Saint-Martin, Contre-Coup du

24 JUIN SUR LE 2 DÉCEMBRE, LeS REPRESENTANTS TRAQUES, Un PIED DANS LE SEPULCRE;

pour la deuxième journée : On vient pour m'arrÊter, De la Bastille À la rue de Cotte, Les Associations ouvrières nous demandent un ordre de combat. Le CADAVRE de Baudin. Tous ces chapitres, écrits en 18 J2 à la suite les uns des autres, n'avaient pas même de division entre la première et la deuxième journée. Les chapitres : Enterrement d'un grand anniversaire et La Barricade Saint-Antoine, ont été intercalés plus tard.

Feuillet 154. — Le passage sur Pierre Leroux a été biffé, et c'est sur la copie seulement que Victor Hugo a écrit la version publiée. Les paroles de Proudhon ne font pas partie de ce chapitre.

Feuillet 160. — Les Représentants traques. Au-dessous des deux paragraphes concernant Proudhon, cette annotation entourée :

Ajottrtier le récit de ma conversation avec Vrouàhon.

Cette conversation n'est pas relatée dans le manuscrit. Victor Hugo l'a écrite en 1877 et jointe à la copie destinée à l'impression.

Feuillet 171. — EnterrEiMent d'un grand anniversaire. Écrit à Paris et quand l'impression était déjà bien avancée puisque Victor Hugo, au dos de la copie de ce chapitre, a donné cette indication :

A. intercaler après la page ipf.

La page 195 termine, dans l'édition originale, le chapitre xix.

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