Voir ci-dessus, t. VI, p
politique extérieure, il ne fit que suivre, dans la guerre des Eleuthes, dans TAsie centrale, lors de certaines difficultés au début de son règne, qui ne furent résolues que par son successeur, la tradition de son père. Lettré, il ajouta en 1724, à l'ouvrage important de K'ang-hi publié en 1670 sous le nom de Ching-tju Konang-yun, le Saint-Edit, Il s'occupa également d'art militaire et publia « Dix préceptes » adressés aux gens de guerre qui ont été traduits par le P. Amiot. Ce prince, qui avait une valeur personnelle certainement grande, mourut dans un de ses palais près de Péking, le 7 octobre 1735, à cinquantehuit ans. Son règne de treize ans reste dans Tombre, car il sert de lien aux deux règnes aussi considérables par le temps que par rimportance des faits; celui de K'ang-hi, son père; celui de K'ien-long, son fils.
K'ien-long (1736-1796). —L aîné des trois fils de l'empereur Young-Tching monta sur le trône à Tàge de vingt-six ans; il prit comme nom de règne qu'il devait illustrer celui de K'ien-long; il reçut comme nom de temple celui de Kao-tsoung. Ses débuts furent tout d'abord marqués par une grande générosité à l'égard des princes de sa famille que le caractère ombrageux de son père, justifié en partie par la lourde succession d'un homme comme K'ang-hi, avait fait mettre en prison ou disgraciés, mais l'espace nous est trop limité pour que nous ne parlions que d'événements qui ont fait la grandeur de K'ienlong; ce prince n'avait certainement pas les capacités militaires de quelques-uns de ses prédécesseurs, mais il eut la bonne fortune d'être secondé dans sa campagne principale, celle de l'Asie centrale, par de bons officiers, et il fut un grand lettré et un bon administrateur. Nous écrirons d'abord l'historique de ses campagnes asiatiques; nous retracerons ensuite la situation devenue à la fois si importante et si difficile des Européens à Canton au xvni" siècle, et nous marquerons enfin le coté administratif et littéraire de ce règne, l'un des plus longs et des plus importants de l'histoire universelle.
Guerre des Eleuthes. — La mort de GabJan ' avait laissé sans grand chef effectif la nation des Eleuthes; ses neveux, fils