‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 135 sur 166 · Voir ci-dessus, l. VI, p · texte numérisé non relu

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de son frère aîné Songhe, Tsewang Arablan et Chereng Donduk, assuraient l'avenir de la dynastie; le pouvoir resta dans la famille du premier et il fut exercé tour à tour par ses petits-fils Baïan Adshan et Dardsha, puis par le petit-fils de Chereng Donduk, Tawaisi, qui fut le dixième souverain des Eleuthes. En 1753, un des chefs éleulhes, Âmoursana, étant entré en lutte à la suite des fautes d'Adshan qui avait remplacé comme huitième souverain son père Galdan Chereng (j 1745), fils de Tsewang Arabtan {f 1727), un lama nommé Torgui essaya de s'emparer du pouvoir, mais fut tué. Tawatsi fit appel à Tempereur de la Chine, qui intervint en sa faveur, mais laissa la vie à son adversaire. Amoursana, craignant de voir Tawatsi servir un jour d'instrument contre lui, gêné par le contrôle des fonctionnaires chinois, leva en 1755 l'étendard de la révolte. Deux frères musulmans, descendants de Hazrat Afak, qui avaient longtemps servi d'otages aux Chinois, Burhàn-ed-Din (Boronitou) et K'odzichân (Houo-tsitchan), désignés sous les noms de Grand et de Petit Khodja, avaient été remis en liberté en 1755, Tandis que l'aîné était à Kachgar, le second se rendait à Yarkand. Burhàn ed-Din embrassa le parti d'Amoursana, qui, battu par le général chinois Tchao-Houei, fut obligé de fuir en Sibérie, où il mourut de la petite vérole. Burhân-ed-Din se réfugia chez son frère, qui refusa de le livrer aux Chinois. C'était recommencer une nouvelle guerre. Malgré leur bravoure et une résistance opiniâtre, les Khodja défaits se réfugièrent dans le Badak'chân. Le sultan de ce pays fit l'un prisonnier et tua l'autre dans une bataille livrée à la petite armée fidèle qui les suivait. Lorsque Tchao-Houei les réclama, on lui livra la tète du Petit Khodja et le cadavre du Grand Khodja.

Annexion des T'ien-chan. — Cette victoire rendait K'ienlong maître non seulement des territoires occupés par les Eleuthes, mais aussi de toutes les villes musulmanes dont les rivières forment le Tarim : Kachgar, Aksou, Yarkand. La nouvelle conquête, Sin-kiang, fut divisée, suivant que le pays était au nord et au sud des T'ien-chan, en Tien chan Pe lou et Tien chan Naa lou, administrés par des Tsiang Kûn, gouverneurs militaires, dont le premier fut désigné la 27** année de K*ien-

long (1762) et qui résidait à Ili ou Kouldja (dont la ville chinoise, Houeïyuan, a été bâtie en 1764). Dessous-gouverneurs militaires (Ts'an tsan Ta Tchen)^ placés à Ili, ïarbagataï, Yarkand, relevaient du Tsiang kûn et avaient sous leurs ordres des Pan Che Ta TcAew, agents àKachgar, Kharachar, Koutche, Âksou, Khotan, Hami, et des Pa7ig Pan Ta Tchen, sous-agents à Och et à Hami. A côté d'eux les chefs indigènes les begs (Po-k'o, Pàh-k'eh), conservaient leurs chaiges dont les plus importantes sont : Ak'im-i/eg (gouverneur local), Ishkhan-beg (sous-gouverneur), Chang-beg (percepteur), Katsanalch'i-beg (percepteur), 'Hatsze-heg (juge), Mirabou'beg (directeur de Tagriculture).

La conquête définitive de cette région en 1759 fut suivie, en avril 1760, d'une cérémonie grandiose dans laquelle les généraux Tchao-Houei et Fou-le, qui avaient pris part à cette campagne, furent Tobjet d'honneurs inusités de la part de l'empereur. K'ien-long, désireux de conserver pour les générations futures les principales scènes de cette guerre, fit appel pour les retracer aux artistes européens qui se trouvaient comme missionnaires à sa cour : les jésuites Âttiret, le plus remarquable de tous, Joseph Castilhoni, Ignace Sichelbart, et l'augustin déchausse Jean Damascène. Les planches, au nombre de seize, furent, par décret impérial du 13 juillet 1765, envoyées en France, où elles furent gravées sous la direction de Cochin par Masquelier, Aliamet, Le Bas, Saint-Aubin, Née, Prévost, Chofiard et N. de Launay. Plus tard Helman en fit une réduction.

Les PP. Félix da Rocha, qui devait remplacer le P. von Hallerstein comme président du Tribunal des mathématiques en 1774, et Joseph d'Espinha furent chaigés de dresser les cartes des nouvelles régions, et ils s'acquittèrent heureusement d'une tâche qui complétait l'œuvre si considérable des missionnaires de l'époque K'ang-hi *.

Guerre de Birmanie (Mien) ^ — Comme on le verra plus loin, le conquérant birman Alompra laissait derrière lui sur la côte occidentale de llndo-Chine, c'est-à-dire dans la vallée de l'Irraouaddy, une dynastie n'ayant à redouter que les Européens,

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