Voir ci-dessus, t. VI, p. Ofli-OO.'i
arrivée à Péking le 1" mai 1753 et repartie le 8 juin. Les Portugais prétendirent que les jésuites français avaient fait échouer leur mission. La couronne de Portugal s'était réservé le monopole du commerce de TOcéan Indien, qu'elle n'abandonna qu'une seule fois en 1731, pour permettre à un navire portugais de se rendre à Surate et à la côte de Coromandel. En 1752, le monopole royal cessa d'exister.
Les Espagnols avaient transporté presque toute leur activité aux Philippines, où une Compagnie royale avait été créée en 1733. Ce fut à Amoy, dans le Fou-kien, plutôt qu'à Canton, qu'ils témoignèrent d'une velléité de commerce en Chine. La tentative périclita jusqu'au jour où l'émigration des coolies donna de l'importance au mouvement des passagers de l'Extrême-Orient à l'île de Cuba.
Les Danois créèrent des Compagnies en 1612 et 1670. Leurs comptoirs de ïranquebar et de Scrampore furent cédés par eux à l'Angleterre en 1845 *.
Les Suédois, dès le début du x\ii* siècle, visitèrent rExlrêmc- Orient, mais ils ne naviguaient pas sous leur pavillon, et servaient les Compagnies étrangères, particulièrement la Compagnie néerlandaise. Cependant, en 1627, le roi de Suède Charles IX établit une Compagnie des Indes Orientales. Nils Matson Kiœping, qui mourut en 1667, avait visité la Chine en 1635, après avoir successivement servi la Hollande, le shah de Perse et enfin son propre pays, sous le roi Charles-Gustave, comme lieutenant de vaisseau. La suspension du privilège de la Compagnie d'Ostende, arrivée en 1727, laissant sans occupation nombre de marins de dilTérentes nationalités, spécialement des Flamands et des Anglais, un habitant de Stockholm, Henry Konig, homme entreprenant, eut l'idée d'utiliser ces hommes de mer expérimentés afin de créer une Compagnie de commerce suédoise. Ce fut le roi Frédéric r*" (|ui accorda (Stockholm, le 14 juin 1731) à Henry Konig et ses associés une charte pour la Compagnie que ceux-ci se proposaient de former à Gothembourg. Quelques-uns de ses agents au xvnr siècle, comme Pehr Osbeck, Olaf Toree, aumônier, le capitaine Cari Guslav Eke-