PARNELL CONTRE GLADSTONE
inscrire comme électeurs dans toutes les circonscriptions où ils se trouvent dans les conditions requises. Le vote plural est possible parce que les élections n'ont pas lieu partout le même jour. Il est attaqué par les radicaux, qui lui opposent la formule a oneman, one vote ». Enfin les partis démocratiques en sont encore aujourd'hui à réclamer l'établissement de l'indemnité parlementaire (qui existe dans les colonies anglaises), et du scrutin de ballottage, car le système du tour unique les empêche de prendre position, par crainte de faire réussir le candidat conservateur. Tout incomplète qu'elle paraisse, la réforme électorale de 1885 est de beaucoup la plus importante qui ait été faite en Angleterre. Le nombre des électeurs a été plus que triplé en Irlande (le nombre des députés restant le même) ; dans l'ensemble du Royaume-Uni, il a augmenté de 75 pour 100.
Les droits des femmes. — Les femmes n'ont pas encore en Angleterre le droit de voter aux élections parlementaires, malgré les revendications déjà anciennes des féministes et des radicaux. Mais elles votent aux mêmes conditions que les hommes dans toutes les élections municipales, celles des Boards of guardians (assistance publique), des School Boards (1870), des conseils de comté (1888) et de paroisse (1894). Elles sont éligibles aux deux premières de ces assemblées, et des femmes siègent en effet dans la plupart des conseils de l'assistance et des écoles, où elles représentent en général les sectes dissidentes, le radicalisme, parfois le socialisme. Le droit pour les femmes de voter aux élections parlementaires a été adopté en principe par la Chambre des communes en 1886 et en 1897, mais la Chambre n'a pas procédé sur ce point à la troisième lecture après laquelle le sort d*un projet est définitivement réglé. L'égalité civile a été à peu près accordée aux femmes par une série de mesures contemporaines (abolition ou réglementation de la prostitution, droit pour la femme mariée de disposer librement de sa propriété et de ses gains, etc.). Le mouvement pour l'émancipation des femmes est commun à tous les pays anglais. Si le Royaume-Uni a reconnu aux fenimes plus de droits que les autres pays européens, plusieurs de ses colonies l'ont beaucoup dépassé sous ce rapport.
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