‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 11 sur 203 · PARNELL CONTRE GLADSTONE · texte numérisé non relu

PARNELL CONTRE GLADSTONE

des membres défavorables, tandis que des scrutateurs recueillaient les avis dans le corridor; après quoi chacun rentrait par la porte opposée à celle par où il était sorti. Ce procédé, semblable à celui du sénat romain, prenait beaucoup de temps. L*obstruction avait été employée par toutes les minorités à la Chambre; les Irlandais Tavaient pratiquée avant Parnell, mais par boutades; Tun d*eux s'était amusé à interrompre les débats pour faire remarquer au président que les étrangers n'avaient pas le droit d'assister aux séances du Parlement, un jour où le prince de Galles était parmi les auditeurs, et Ton avait suspendu la séance jusqu'à Tévacualion des tribunes. Cette obstruction pour rire ne fut pas celle de Parnell. < Les discours, disait-il, ne servent à rien. Notre bataille ne peut être gagnée par des paroles. Il faut que nous arrêtions le travail de la Chambre. Il faut que nous montrions à ces messieurs que, s'ils ne font pas ce qui nous est nécessaire, il leur sera imposr sible de rien faire d'autre! » Et Parnell commençait dès 1877, aidé de sept nationalistes seulement, car les autres blâmaient l'obstruction. Le jour de l'expulsion du prince de Galles, Tun d'eux avait protesté en s'écriant : < Nous sommes nationalistes, c'est vrai, mais nous sommes avant tout gentlemen ! » Le chef du parti, Butt, traitait Parnell de révolutionnaire. Parnell, sans s'émouvoir, continua sa tactique pendant les trois dernières années du ministère conservateur. Lors du bill pour l'annexion du Transvaal, les obstructionnistes obligèrent la Chambre à tenir trois séances de nuit, dont Tune se prolongea jusqu'à six heures du soir le second jour. Ils prenaient la parole à tout propos, lisaient et commentaient ligne par ligne tout le texte des publications officielles, demandaient la division pour chaque vote. En 1879, on calcula que Parnell avait parlé 500 fois dans la même session; deux autres, plus de 300 fois chacun. La Chambre s'était résolue à donner à son président le pouvoir de faire voter l'expulsion de tout. membre convaincu « d'obstruer volontairement et avec persistance les affaires publiques ».

Parnell fonde la Ligue agraire et organise le parti du Home rule. — Hors du Parlement, Parnell chercha le concours des fenians et l'appui des paysans irlandais. Pour

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entrer en relations avec les premiers, il se servit de plusieurs fenians condamnés aux travaux forcés dans la période d*insurrection et relâchés conditionnellement en 1877. Le plus actif d'entre eux était un ancien ouvrier, Michael Davilt, fils d'un paysan irlandais évincé. Davitt se rendit en Amérique, et décida un certain nombre de fenians à s*allier anx parlementaires, ce qu'ils n'avaient jamais voulu faire (1878). Il fut convenu que les députés se déclareraient nettement autonomistes, partisans d'une réforme agraire tendant à rendre le paysan propriétaire, qu'ils renonceraient aux réclamations confessionnelles, attaqueraient toutes les mesures de coercition et défendraient la cause de toutes les nations opprimées dans l'empire et ailleurs. Sous ces conditions, les fenians se ralliaient à l'agitation parlementaire. Seuls une minorité en Amérique et l'ensemble du groupe de Paris [FrcUemité irlandaise républicaine) restèrent obstinément attachés à la c force physique >.

Pour avoir les paysans d'Irlande, les deux alliés Davitt et Parnell entreprirent — un peu malgré ce dernier — une campagne sur la question agraire. L'année 1879 avait donné une très mauvaise récolte; la famine se faisait sentir sur beaucoup de points et les évictions étaient nombreuses. C'est le moment où Davitt et Parnell vinrent proposer aux paysans un programme résumé en trois formules : 1® flxité de tenure, droit pour le tenancier de garder son lot tant qu'il paye le fermage; 2° liberté de vente {Free sale) de chaque lot, sous réserve de la rente à payer au propriétaire; 3* redevance équitable {Fair rené). C'est ce qu'on appela les trois F. Il s'agissait en somme de garantir aux paysans irlandais la possession perpétuelle du sol qu'ils cultivent, à la seule condition de payer une redevance raisonnable au propriétaire. Ce programme devint celui d'une association de paysans, la Land league^ fondée dans le comté de Mayo, puis transformée en National land league sous la présidence de Parnell (octobre 1879). La Ligue n'avait pas de programme politique et ne devait pas employer ses fonds aux élections. Elle servait exclusivement à la défense collective des cultivateurs contre les landlords. Parnell conseilla aux paysans de ne payer que ce qu'ils croyaient juste d'après la récolte de

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4819 et de se tenir cramponnés à la terre jusqu'à ce qu'on les expulsât de force.

Comme les élections générales semblaient proches, Parnell, après la fondation de la Ligue agraire, se rendit aux Etats-Unis pour recueillir des fonds. 11 fut reçu par le président et les ministres, et la Chambre de Washington l'invita à prononcer un discours dans la salle des séances. Il revint avec 72000 livres sterling, alors que la Ligue agraire en avait à peine réuni 2 000. Aux élections générales, 68 homerulers furent élus. Dans leur première réunion ils choisirent pour leader Parnell. En trois ans Parnell avait formé en un faisceau toutes les forces irlandaises; les fenians d'Amérique donnaient l'argent, les paysans d*Irlande leurs votes; les députés étaient enGn groupés en parti spécial et sous un chef écouté.

Lutte de Gladstone contre les <« home rulers » . — Gladstone semblait disposé à compléter les réformes irlandaises de son précédent ministère. 11 fît adopter aux Communes une loi pour rendre plus stricte l'application du Land act et pour faire accorder des indemnités aux tenanciers évincés pendant la mauvaise année 1879. Le projet fut rejeté par les Lords. Le parti du Home rule l'avait déjà déclaré insuffisant, parce qu'il ne donnait pas la terre aux paysans, et la Ligue agraire avait commencé une agitation contre les expulsions. « Si un homme prend la lenure d'un autre qui a été évincé, déclarait Parnell dans une réunion (19 septembre 1880), il faut vous écarter de lui sur la route où vous le rencontrez, dans les rues de la ville, au comptoir de la boutique, à la foire, au marché, et même dans la maison de Dieu. En le laissant sévèrement isolé — comme un lépreux d'autrefois — il faut que vous lui témoigniez votre horreur pour le crime qu'il a commis. Si la population d'un comté de l'Irlande applique ce système, vous obtiendrez qu'il n'existe plus un seul homme assez fou d'avarice, assez perdu d'honneur, pour braver l'opinion publique de tous les hommes de justice dans ce comté et pour transgi*esser votre code de lois morales! » Cette quarantaine, appliquée d'abord à un agent de landlord appelé le capitaine Boycott (novembre 1880), se généralisa sous le nom de boycottage. Elle était, comme la Ligue

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elle-môme, empruntée aux procédés des trade-unions : c'était la guerre, sans violences, aux non-syndiqués et, on général, aux ennemis du syndicat. Ils ne pouvaient trouver d^ouvriers ni d'employés. Pendant cette agitation, les crimes agraires augmentaient. Le secrétaire général de Flrlande calculait que leur nombre s'était élevé de 301 en 1818 à 4 439 en 1881 ; il est vrai qu'il comprenait dans ce total les bris de clôture, les menaces et jusqu'aux lettres anonymes, et qu*une rixe y était comptée autant de fois qu'elle avait eu d'acteurs.

Le cabinet libéral prit parti contre les nationalistes. Il fit arrêter le secrétaire de Parnell pour complicité de meurtre (octobre 1880), puis Parnell lui-même et quatre députés à cause de leur participation à la Ligue agraire (janvier 1881); tous furent acquittés par les tribunaux. Alors le gouvernement demanda à la Chambre deux mesures d'exception contre l'Irlande : l'une suspendait Vhabeas corpus, l'autre autorisait la police à faire des perquisitions pour chercher les armes. Pour empêcher le vote de ces lois, les home nders essayèrent de nouveau l'obstruction. Ils se succédaient à la tribune, lisant et commentant mot par mot les bine books relatifs aux crimes agraires. La séance dura du lundi quatre heures après midi jusqu'au mercredi matin à neuf heures et demie. Les home rulers veillaient à ce que le quorum fût atteint pour chaque vote : les députés de la majorité s'étaient partagés en équipes qui se relayaient. Enfin, après un débat de quarante et une heures, le président prit sur lui de prononcer la clôture; il déclara qu'il ne donnerait plus la parole à personne. Les Irlandais quittèrent la salle pour protester; la Chambre se décida à faire un règlement provisoire : elle déclara que les procédés inaugurés par le speaker seraient légitimes en cas d'urgence. Parnell et 35 Irlandais ayant protesté contre cette décision au nom des privilèges de la représentation, furent expulsés l'un après l'autre (janvier 1881). L'année suivante, Gladstone demanda à la Chambre d'adopter définitivement la clôture (7 février 1882); pour l'obtenir il eut besoin de poser la question de cabinet : encore la Chambre ajouta-t-elle cette restriction que la minorité ne doit pas compter plus de 40 membres pour que la clôture

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puisse lui èlre imposée. Depuis la réforme de i832, la clôture avait été étudiée par i 4 commissions parlementaires, dont aucune n'avait abouti. Pour l'introduire il fallut Tirritation où plusieurs années d'obstruction irlandaise avaient jeté le Parlement.

Après le vote des lois d'exception, Gladstone continua son ancienne politique de réformes et de sévérité combinées. Il fit voter en août 4881 un nouveau Land act qui donnait aux tenanciers le droit de faire fixer leurs fermages pour quinze ans par des tribunaux spéciaux, et qui leur promettait des subventions pour acheter leurs tenures et devenir propriétaires. Parnell inclinait a l'accepter, mais, pour conserver l'appui de Davilt et des révolutionnaires, il dut s'en tenir au programme de la Ligue : « la terre aux paysans ». A mesure que la résistance augmentait, Gladstone appliquait plus sévèrement les lois de compression. Le 2 février 4881, la liberté provisoire de Davitt était annulée. En septembre, la Ligue agraire réunit à Dublin une convention nationale qui déclara que le seul remède aux maux présents était d'accorder le Honie rule à l'Irlande. Gladstone répliqua qu'il maintiendrait à la fois la domination anglaise et le droit de propriété en Irlande : il fit arrêter Parnell et tout Tétat-major de la Ligue pour avoir usé d'intimidation; il annonça la dissolution de la Ligue (18 octobre 1881). Toutes ces mesures étaient fort bien accueillies par l'opinion anglaise : le ministre ayant annoncé l'arrestation de Parnell pour la pre* mière fois dans une grande réunion publique à Ghester, la nouvelle souleva de longs applaudissements. Mais l'Irlande était assez bien organisée pour se défendre seule. Parnell avait donné comme mot d'ordre de ne plus payer de fermages avant la fin du régime de compression et la mise en liberté des chefs nationalistes. Les évictions augmentèrent, et se firent par la force armée quand les Irlandais opposaient aux landlords la résistance passive. Dans l'une d'elles, deux femmes furent tuées par la police; on arrêta un petit garçon pour avoir sifflé; on condamna trois dames à trois et à six mois de prison sous prétexte qu'elles avaient intimidé un landlord en élevant des huttes pour abriter ses tenanciers évincés. L'agitation agraire était continuée par la Ladies land, leagne fondée par la sœur de

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Parnell. Le 2 janvier 1882, dans un grand meeling réuni à Dublin, Parnell reçut pour la première fois le nom bientôt célèbre de « roi sans couronne de Tlrlande ». Le 3, le conseil municipal de Dublin lui accordait le droit de cité, ainsi qu*à un de ses collègues emprisonné.

Le gouvernement aima mieux négocier avec Parnell que de continuer la politique de coercition ; il traita avec lui et ses amis dans la prison de Kilmainham, où ils étaient détenus. Le ministère acceptait une loi proposée par un nationaliste irlandais à la Chambre pour faire remise aux cultivateurs des fermages arriérés; les nationalistes s'engageaient à ne plus faire d'obstruction. Ce fut le pacte de Kilmainham. Parnell et ses amis sortirent de prison. Le lord-lieutenant dlrlande et son secrétaire principal donnèrent leurs démissions, ce qui parut marquer la (in du régime d'exception. Mais le nouveau secrétaire principal, à peine débarqué, fut assassiné en plein jour, à Dublin, dans Phœnix Park, où il se promenait avec le sous-secrétaire de Tancien gouvernement (6 mai 1882). C'est à ce dernier seul que les assassins en voulaient. Ils appartenaient à la société des « Invincibles » section de celte Fraternité républicaine irlandaise qui n'avait jamais accepté les voies parlementaires. Ils échappèrent longtemps aux recherches de la police et ne furent découverts que par les dénonciations d'un d'entre eux, Carey, conseiller municipal de Dublin. Carey, gracié pour prix de sa délation, fut envoyé au Cap sous un faux nom; mais un des Invincibles avait retrouvé sa trace, il le rejoignit et le tua.

Parnell avait rédigé et signé avec Davilt un manifeste pour protester contre Tattental de Phœnix Park. Mais la convention de Kilmainham n'en fut pas moins sacrifiée. Elle avait été fort mal accueillie dès le début par les conservateurs et par une partie des libéraux. Les ennemis de l'Irlande, nombreux en Angleterre, ajoutèrent foi aux bruits qui représentaient Parnell comme le complice des meurtriers, alors que leur crime était en réalité dirigé contre sa politique. Gladstone annonça immédiatement de nouvelles mesures d'exception; il fît voter le Prévention of crime bill, qui mettait l'Irlande pour trois ans sous un régime de rigueur, y établissait des cours criminelles sans

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jury et accordait à la police un droit de perquisition sans limites. Parnell recommença son obstruction, rendue plus difficile par Tadoption de la clôture. En Irlande, il réussit à reconstituer la Lafid league sous le nom à'/rish national leagtte (n octobre 1882). Il recevait toujours de l'argent d'Amérique. La plupart des anciens fenians restaient attachés à lui, mais les partisans de la « force physique » aux États-Unis rentrèrent en activité. Leur journal, 17mA World, de New-York, rédigé par Patrick Ford, se mit à recommander Tusage de la dynamite pour effrayer le gouvernement anglais. Les bombes éclatèrent à Glasgow (20 janvier 1883) dans les services de la police, à Londres, puis au London Bridge (1884). Enfin une bombe fut découverte par hasard sous le palais du Parlement (24 janvier 1885) et le même jour une explosion à la Tour de Londres blessa plusieurs enfants. Le ministre fit aggraver les peines portées contre les détenteurs de matières explosibles. Parnell avait été de nouveau accusé par l'opinion anglaise de pactiser avec les gens de la « force physique ». A l'ouverture de la session de 1883, l'ancien secrétaire principal de l'Irlande, Forster, reproduisit celte imputation. Parnell répliqua que c'était un mensonge et désapprouva < les tendances et le programme de Patrick Ford ». L'influence de Parnell sur les Irlandais était alors au plus haut point. Le clergé catholique avait bien condamné le boycottage sur l'ordre de Rome, mais il avait décidé le pape à ne point prendre parti contre Parnell, malgré une démarche du gouvernement anglais. Les Irlandais d'Amérique réunirent 37 000 livres qui furent offertes à Parnell par Davitt dans un banquet, à Dublin. « Voilà, dit Davitt, la réponse du peuple irlandais aux calomnies de M. Forster. » (11 décembre 1883.)

La Réforme électorale. — Les deux dernières années du cabinet Gladstone furent occupées surtout par la discussion d'une réforme électorale complémentaire, que les libéraux réclamaient depuis 1867. Elle se fit en deux parties. 1"" Les conditions de la franchise (droit du vote) accordée aux boroughs ou boui^s (les anciennes villes) en 1867 furent étendues aux co^Hté» (circonscriptions rurales et villes modernes). Partout il

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suffit désormais, pour êlre électeur, d'occuper, comme locataire ou propriétaire, mais seul, une maison quelconque inscrite au rôle de Timpôt {household franchise) ou de payer, dans une maison qu'on partage avec le propriétaire, un loyer d*au moins 250 francs par an {lodger franchise). Les householders sont avantagés, puisqu'on ne leur demande pas de condition de loyer ; il est vrai qu'en Angleterre l'usage d'occuper une petite maison par famille est général dans les classes moyennes. 2^ Il fallut ensuite enlever des sièges auxboroughs qui avaient en moyenne un député par 40 000 habitants, pour les donner aux comlés qui n'avaient qu'un député par 78 000 habitants. Cette redistribution fut vivement débattue. Les radicaux voulaient des circonscriptions à peu près égales et taillées d'après la population. Les conservateurs réclamaient le maintien de la tradition; la Chambre des lords arrêta le projet de réforme pendant une année, jusqu'à ce que Gladstone eût fait connaître son plan de redistribution (1884 85). La loi définitive laissa aux 34 boroughs les plus peuplés leur ancienne représentation, élue au scrutin de liste, réduisit 37 boroughs au-dessous de 50000 habitants, à un seul député, supprima les circonscriptions particulières formées par 105 boroughs au-dessous de 16 000 habitants, et donna les sièges repris aux comtés, qui furent partagés en circonscriptions de 50 000 âmes en moyenne, nommant chacune un représentant. Gladstone ne se contenta pas de redistribuer les sièges, comme on Tavait fait en 1838 et 1867. Il en créa douze nouveaux, ce qui portait le nombre des députés à 670. La réforme fut appelée, d'un nom significatif venu du nationalisme radical : Acte pour la représentation du peuple. Ce n'était pourtant qu'une sorte de compromis. On n'avait pas voulu établir le suffrage universel; si le nombre des électeurs s'élevait à plus de 4 millions, 1800 000 adultes mâles n'avaient pas la franchise : c'étaient les fils de famille habitant chez leurs parents, les gens logés en garni, les domestiques, et une partie des ouvriers agricoles; une autre condition encore est désavantageuse pour les ouvriers, celle qui exige pour être inscrit sur les listes électorales douze mois (en réalité dix-huit) de résidence au même endroit. Les propriétaires et en général les personnes aisées peuvent se faire

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