‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos joursChapitre 10 sur 180 · L'EMPIRE ROMAIN JUSQU'AU III* SIÈCLE · texte numérisé non relu

L'EMPIRE ROMAIN JUSQU'AU III* SIÈCLE

tion. En tout et partout ils représentent Tempereur, chacun^ relevant d^lui directement, sans hiérarchie intermédiaire.

Les provinciaux étaient bien protégés; d'autant plus qu'ils, avaient une institution capable dans une certaine mesure d'empêcher les abus : Vn&^pmhlÂP. jimpit^çî/^P L'antiquité n'a pas complètement ignoré le système représentatif moderne; il suffît de citer les confédérations des cités comme celle de la Lycie décrite * par Strabon et conservées par les Romains; il y en avait d'analogues dans l'Asie Mineure; en Occident, César et Auguste convoquent les députés des provinces de la Gaule, de l'Espagne. Les assemblées orientales avaient surtout un caractère religieux; les assemblées espagnoles et gauloises,. un caractère politique. En Gaule naquit, au temps d'Auguste, une institution ayant ce double caractère politique et religieux : l'assemblée annuelle des députés des soixante cités gauloises autour de l'autel de Rome et d'Auguste, érigé à Lyon.

Ces assemblées provinciales, qui fonctionnèrent jusqu'au IV* siècle et qu'Honorius voulut restaurer en Gaule (édit de 418), envoyaient à l'empereur des députations chargées de lui porter les vœux ou les plaintes des provinces, d'accuser au besoin le gouverneur. Les assemblées provinciales sont seulement pour l'empereur un moyen de contrôle; elles ne peuvent empiéter sur son droit de légiférer, de fîxer l'impôt, de faire la paix ou la guerre, sur aucun des attributs de la souveraineté. Il n'y a pas là de libertés politiques. Remarquons aussi que, ces assemblées disparues, les conciles nationaux de l'Eglise semblent s'être formés sur leur modèle.

L'étude de l'administration mène à la même conclusion que l'étude sur le pouvoir impérial. Ce pouvoir dispose d'une administration omnipotente qui laisse subsister une certaine indépendance municipale, quelques libertés provinciales, sans que celles-ci puissent gêner l'action de l'autocratie impériale. C'est précisément pour cela que cette autocratie a été un si puissant instrument d'unification.

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