Voir ci-dessous Texplication du mot Chiite
probablement assassiné, il laissait la dynastie fortement ébranlée. La décadence apparaît pendant le règne de son petitfils Mostancer (1036-1094). Les vizirs, les généraux turcs s'arrachent le pouvoir. Longtemps exercé par Tancien cadi Yazouri, il passe aux mains de Témir Nasr-ed-Daula, chef des mercenaires turcs, puis de TArménien Bedr-el-Gemali, déjà maître de la Syrie. Les meurtres, les tueries vont leur train; les guerres \;iviles amènent la famine. à leur suite. La Sardaigne a été perdue en 1050; vers 1060, la Sicile est prise par les Normands. En Afrique, les* princes berbères de la tribu des SenhadjOy descendants de Bologguine-ibn-Ziri, régnent à Kérouan et à El-Cala ^ (Algérie). En 1049, celui de Kérouan, Moezzibn-Badis, massacre les Chiites et fait dire la prière au nom du khalife de Bagdad. C'était une rupture éclatante avec les Fatimites. Mostancer se vengea en lançant contre lui les tribus nomades des Hilal et des Solaim^ d'abord cantonnées dans la Haute-Egypte. Cette invasion dévasta llfrikia, mais sans la soumettre : les descendants de Moezz-ibn-Badis se maintinrent dans lest, tandis que lautre branche Senhadja, celle des HammaditeSy se transportait d*Ël-Cala à Bougie. Ces royaumes» pressés entre les Arabes nomades et les Almoravides ', qui viennent de s'emparer du Maghreb, ne sont pas destinés à une longue existence. Ils n'en sont pas moins séparés pour jamais du khalifat du Caire. Celui-ci perd également ses dépendances orientales : les émirs turcs ou turcomans forment en Syrie des principautés militaires. Bientôt vont venir les croisés. Réduits à la possession de TEgypte, asservis par leurs vizirs et leurs généraux, les Fatimites languissent encore près d'un siècle, jusqu a ce que le dernier, El-Adhed, soit déposé par Saladin (1171).
Le khalifat de Cordoue avait succombé plus tôt. Le grand ministre Ibn-Abi-Amir était mort en 1002, léguant à ses fils rhcritage en apparence durable de sa fortune et de son pouvoir. Sept années n'étaient pas écoulées que le dernier de ces fils, Abdérame-Sanchol, tombait victime d'une révolu-