‹ Histoires à l'enversChapitre 12 sur 28 · C( AYMAR · texte numérisé non relu

C( AYMAR

Un éclair de joie passa dans le regard de Georges quand il lut cette accablante réplique.

c< Vous voyez, lui dit Fiamma courroucée, à quoi je me suis exposée pour vousl

— Je comprends plus qu'un autre la grandeur de ce sacrifice; mais, comme ici-bas chacun est récom-^ pensé selon ses mérites, vous devez savoir, madame^ sur quoi vous pouvez compter. »

Et, saisissant le premier prétexte, Georges quitta la villa.

Quelques heitres après, Âiigiolina entra tout effarée dans l'appartement de sa maîtresse.

tt M. Georges vient de partir, dit-elle tout à coup; je Tai vu monter en voiture; il avait une robe de soie noire et une écharpe de dentelle.

276 LE TALION D£ L'AMOUH.

— Que signifie cette plaisanterie? s'écria Fiamma.

— Je dis la vérité ; M. Georges- m' a reconnue, il m'a remis trois mille francs pour ma dot, et il est parti avec sa gouvernante... une vieille femme qui riait aux éclats.

— Vous rêvez I

— Pardon, madame! il m'a même recommandé de venir le trouver, si madame me renvoyait, et il m'a laissé son adresse à Paris. »

La soubrette présenta un papier à sa maîtresse, qui lut ce qui suit :

« Pour le présent : Alice d'Arcy, rue de TOdéon ;

« Pour l'avenir : madame Olivier Lamberty, place de la Madeleine. i>

Alice s'était vengée de l'inconstance d'Aymar et de la timidité du jeune M. Olivier en enlevant à l'un sa maîtresse, en épousant l'autre.

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