XLII
Wolmar écrit tout de suite  cet amant malheureux.
Il le conjure, il l'invite A venir vivre avec eux.
— Un coeur digne de Julie, Dit-il/ est né vertueux, Et, si Tamitié nous lie.
Je me trouve trop heureux.
▼OITAIRE A LAC8AMRIS. itS
Ce que cet époux propose Lui paraît bien surprenant.
Son cœur décida la chose, 11 partit incontinent.
D*amitié, de politesse, On le comble en arrivant.
Tous Tembrassent, lui caresse La mère et les deux enfants.
-— Vous aurez ma confiance, Dit le mari complaisant, En virant en ma présence Comme si j'étais absent.
Je connais trop bien ma femme Pour pouvoir être inquiet ; La vertu régne en son âme...
Je ne crains plus le bosquet !
Ils passaient dans cet asile ^.
Des moments délicieux.
Ils croyaient leur cœur tranquille,
L'amitié couvrait leurs feux ;
Mais la gaze était si claire,
Qu'un simple mot, un soupir
Les ramenait à Cylhére,
Et réveillait le désir.
Julie était mécontente De sentir les mouvements Que sa vertu gémissante Réprimait à tout moment.
1^- YIB PB1YÉ£ d'autrefois*
Passer ainsi sa jeunesse A lutter contre Tamour, C'est exposer la sagesse A succomber un beau jour !
Le soin de son domestique Fort souvent la distrayait.
Toute la Maison rtistique Dans sa télé résidait.
Elle était très-bonne mère, Possédait mille talents, Vigilante ménagère, Charitable aux pauvres gens.
XLVITI.
Ils allaient dans V Elysée Raisonner, passer le temps.
Ils jouaient dans la soirée De petits jeux innocents.
Ils étaient longtemps à table, Passaient pour être gourmands,, Et dansaient d'un air affable, Le dimanche, avec leurs gens.