NOUVELLE
Foiiiiat in-16 inipriiiié avec carnctèi'e.s neiiTti sur beau papier satiné
bWikw coiileiiaiil 500,000 Icllres au moi; s, valeur de dwx \o!uii!e.s in-S".
Jamais le besoin tle liie n a ûttî plus dt'veloppé qu'on ce lenips-ci.
On lit tout aillant et même plus qne par le passé; seulement, les conditions de lecture sont cliaup:ées. Donc ([ULlque chose de nouveau est à faire.
Ce qui paralyse la librairie liançaisc, — pourquoi ne pas le dire tout do suite? — c'est la timidité des éditeurs.
On se fléfie du public, et l'on croit être Tort audacieux en tirant un livre à 1,5U0 exemplaires. Qu'en arrive-t-il? Que, pour couvrir les frais de rédition, les droits d'auteur, les rennses aux confrères, et av(;ir, en iin de compte, un bénéfice suffisant, on est forcé de vendre fort cher ce qu'on aurait pu donner à deux tiers rheilleur niarrfiè ;\\ec un liraL-^e plus considérable.
C'est aussi évident qu'incontoslablo.
Parlant de ce principe, les londalouis delà BihUotliè<^ue yoavelle viennent hardiuient faire, pour les jiroduils lilléraires, ce qui se fait pour tous les autres produits industriels; ce qu, s'est fait, — et l'on sait avec quel bonheur, — pour les grands jouinaux, par exemple
Donner be;uii'oii|i, donner h bon maiclié, tout est là aujourdliui ; c'isl vingt luis prouvé.
Les volumes de la Bibholhèque Xoucelle seront, du premier coup, tirés à 10,0(K) exemplaires, et le pr x en sera uniforme, accessible à tous — un franc seulement.
Quelques considérations sont nécess lires pour expli(|uer celte Icntalive.
La librairie a aflaire :
Aux nuleurs. — aux libraires, — au public.
Prou\er que libraires, auteurs et public ont tout à iiagner à celle combinaison, cest prouver que le problème est résolu.