ALIÉNÉS DE BOIS-GENSON
r évrier Unissait, humide et quinteux, et les arbres bourgeonnaient déjà sous la tiède haleine de mars dont on sentait les premiers ellluves.
Un matiu) le père Launay était en train de faire la hàe au bout du champ de blé qui allonge, derrière la ferme, ses sillons déjà verts, quand il s'entendit soudain appeler par sa femme.
— Qu'est-ce que peut ben m'vouloué.
songea le bonhomme qui savait qu'on ne le jiippait d'ordinaire qu'à l'heure du déjeuner?
Il accrocha sa serpe au crochet de fer qui pendait à sa ceinture de cuir, et rentra à la maison. Sa femme lui tendit une lettre que le facteur venait d'apporter et qui portait le timbre de la Préfecture.
Car le père Launay, cultivateur, est le maire de Bois-Genson, cette pittoresque agglomération de trois cents foyers qui étalent, au bord de la route de Cloyes à Mondoubleau, leurs fumiers odorants et les cours empatouillées de leurs fermes.
Et comme il sait à peu près lire et presque écrire, è'est lui à qui incomba l'honneur d'être placé à la tête de la municipalité de Bois-Genson.
Le brave homme mit ses lunettes, et épela laborieusement la lettre administrative. Au bout d'un quart d'heure d'un travail consciencieux, il finit par comprendre que le préfet lui nnndait de lui