LA MAISON VERTE. I
Ton oncle, m'as-tu dit, va rester une bonn2 quinzaine à Paris. Eh bien, nous, pendant ce temps-là, tous les matins, régulièrement, nous viendrons prendre le madère chez ces dames. Il est détestable, mais la question est plus haut.
Thermidor,gavé quotidiennement de sucre, va si bien s'habituer à cette existence, il va si bien connaître la maison...
— ■ Pas un mot de plus, fin compère... Tu es plus retors que Talleyrand...
Uncquinzaine de jours environ après ces événements, l'oncle Chamonard, dès le lendemain de son arrivée, proposa à son neveu et à Children de les mener à Nogent.
— J'ai quelques petites courses à faire en ville, leur dit-il, je vous abandonnerai à vous-même par toute la journée. Vous serez libres, mes gaillards, de vaquer à
13b HISTOIRES NORMANDES.
VOS plaisirs, et nous repartirons ensemble le soir.
— Parbleu, songea André, il va porter ses galantes emplettes à ma future tante.
— Accepté, mon oncle, fit-il tout haut. Seulement je propose que nous allions par l'ancienne route qui est très pittoresque et que mon ami Harry ne connaît pas.
— Soit, répondit l'oncle, il fait un soleil magnifique et nous avons le temps.
— Ne m'as-tu pas dit, s'enquit Children quand ils furent arrivés à Nogent, que ces dames avaient une petite campagne sur la route d'IllierSi
— Parfaitement ; et tantôt, après le déjeuner, mon oncle ne va certes pas manquer de proposer à ces dames de les y mener.
— Tout va bien. Je reconnais là l'index de la Providence, déclama Harry. Mais en