LIVRE III. — CHAPITRE I
e la France. Qu'on lise le procès des deux onarques martyrs.
Si la tête de Charles I""' n'était pas tombée
Londres sous la hache du bourreau , le sang ^e Louis XYI n'eût peut-être pas roi\gi l'écha^ ^aud à Paris. Les deux révolutions ont voulu ^2hacune, pour marchepied , une tête de roi.
L'expulsion de Jacques II y second roi Stuart ^rès la restauration ^ a préparé peut-être , pour oeux qui cherchent dans le passé dos ex^aiples plus ou moins heureux à imiter^ l'exil de Charles X, second roi Bourbon après la chute de Bonaparte.
La destinée bornera-t-elle à ces tristes rappi'ochemens la ressemblance des adversités dans <^s deux maisons royales ? Épargnera-t-elle au dernier fds de Louis XIV les infortunes du ^lernier des Stuarts? L'avenir a de profonds Mystères pour tous , et toujours il se joue des Pt'évisions humaines. Cromwell et Napoléon^ ces ^^ux géans parmi les hommes , n'avaient-ils pas **^vé la souveraine puissance pour leurs fils?
Parmi les rapprochemens de date les plus ^it^guliers de l'histoire, l'événement de 1830, *"^pondant, comme un écho terrible, après *^ille ans, aux déplorables scènes qui marquè- *"^iit l'année 830, sous Louis-le-Débonnaire ,
n'est pas un des moins étranges jeux de la fortune.
Le hasard peut amener dans les faits d'inexplicables rapprochemens de dates; mais souvent aussi la logique produit , dans les événemens , de singulières similitudes. Celles-ci ^ la réflexion peut quelquefois les pressentir , et la saine raison sait toujours s'en rendre compte.
Le principe féodal ^ qui avait poussé au trône Pepin-le-Bref, devait, sous un prince feible, conduire logiquement à l'explosion de 830. De même 1 830 ne fut , sous un autre prince faible, que la conséquence logique des victoires antérieures des masses populaires sur la royauté* Ajoutons que 1 830 eut aussi son germe dans \m^ charte de 1814, considérée moins comme urm octroi spontanément émané de la couronne , qu^ comme une laborieuse conquête de la démocratie.
Ici , les détails partiels propres aux diverse^^ provinces formant l'ensemble du vaste empir d'Occident , s'effacent et disparaissent devant l formidable crise qui va absorber toutes les préo cupations , où vont se fondre tous les intérêts et devant laquelle la vie de chaque parcelle grand empire semble être en suspens, que le mal est au sommet de l'édifice ,