‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 107 sur 380 · LIVRE III. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE

^vt'il y a ébranlement dans la base y parce que '^ cœur même de l'empire est attaqué.

Cette crise prend un intérêt de plus pour la L«c3mbardie y par suite du rôle, malheureusement tM*«p en relief 7 qu'est appelé à y jouer son jeune Souverain.

Le vice d'origine, que nous venons de signaler ci^omme entachant la royauté des carlovingiens , fut pas la seule cause des troubles qui furent prompts à éclater sous cette dynastie.

La main qui avait élevé à son plus haut point puissance carlovingienne , en avait , sans le y duloir, préparé les embarras et la ruine. Charmagne, en morcelant l'empire qu'il s'était éé et en le partageant entre ses fils ^ avait fé- ^^^ondé le germe des tristes dissensions dont Ber- ■^^rd et après lui , Louis-le-Débonnaire , furent *^s premières victimes. La spoliation des fils ^^son frère Carloman n'avait-elle pas été aussi ^^n triste exemple laissé par Charlemagne à sa ^^scendance ? De leur côté , les évoques , dont ■ ^ concours ix)ur consolider le nouvel établis- ^t&ment dynastique, avait été acheté par la Concession d'envahissantes prérogatives et des chesses immenses , n'avaient attendu que la ort du grand fondateur, pour prétendre à rivaliser d'influence et d'éclat avec la couronne, et

32i l'iŒMiÈui': tPogijK.

môme 3 devenir l'arbitre du sorl des mis. Eniiii. la nature même de h succession au trône, qui n'était nettement ni élective, ni hérédilaire, en ce qu'elle laissait flottane (Ij le droit paternel „ le droit des héritiers et les droits delà nation^ ne pouvait que jeter la confusion au milieu de tant de germes et de causes de discordes.

Le successeur de Charlemagne vint, par fautes y ajouter aux embarras et aux périls d celte déplorable situation.

D'abord Louis, ce prince appelé plus tard, 1 Débonnaire, Louis, que de brillans exploit avaient illustré comme roi d'Aquitaine, ensar^ glantâ les marches du trône impérial en y moK~i tant. Il avait promis par serment à son père , S jour de son couronnement, et puis, à l'heure s»-» préme du gran<l monarque, d'avoir pour s^

[1) Dans lu partage fait 41'abord par Pepiu , eu Ire Char 1^^ d Carloman , on voit deux choses en quelque façtm ct>ï*iraircs, dit Montesquieu : qu'il fil ce partage du conwnC^~ meut des grands, et qu'il le fit par un droit paternel.

Charlemagno . aprÈs a^oir partagé l'empire entre ses tro* enfans.dit : * i

" Que si un des trois frères a un fils tel que le petdf^A ' veuille l'élire pour qu'il succède au royaume de son pfei""'^ ° ses ondes y conscntironL .i

Cette mâme disposition se trouve dans les partages * I^uis-le-Débonnaire " fit entre ses trois enfaus.

* Capti. V. an SM. Edil. at Baliae, p. tK, art. i.

•• l)an^^.OI.Dl,f,^: Cpnililatlv«t lmtk'rialc$,T. ii.p. ID.d Bdi''-

Salutr.p. 57». nrt. n.

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