‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 109 sur 380 · LIVRE iil. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE iil. — CHAPITRE

réalisées. L'homme, ainsi trompé dans ses ^Y(Bux , ne voit plus qu'un droit lésé dans chacun de ses mécomptes.

Lothaire fut j de tous les fils de Louis , celui ^ui dut souflfrir le plus du brusque changement survenu dans les projets de l'empereur ; et l'on ^oit penser qu'avec une nature comme la sienne , ^^ne fut pas, sans un vif sentiment d'amertume, ^u'il échangea cette puissance impériale qu'il ^e croyait si près d'atteindre, contre la modeste couronne de Lombardie. Toutefois, nous l'avons ^u, grâce au concours de Walla, marquer les premières années de son règne dans la Péninsule par des actes méritoires et par la publication de décrets aussi sages qu'utiles. Mais la sagesse de Walla ne devait pas toujours éclairer de sa lumière la voie difficile qu'avait à parcoulir le jeune monarque : tout devint ténèbre , tout devint obstacle et péril pour Lothaire , dès que lui manqua , dans sa marche , le flambeau de ce guide qui , du reste , devait , lui aussi , bientôt avoir ses jours d'erreur et de repentir. Louis n'eut donc d'abord qu'à s'applaudir, iiussi bien que la Lombardie , de la pensée qui ^vaitlait confier à Lothaire le gouvernement de ce royaume; mais l'heure du blâme et du regret ''^ se fit pas long-temps attendre. A des décrets,

qui avaient eu rentière approbation de la cou (l'Aquisgrana y succédèrent bientôt en LfOmbai die des mesures que réprouvait ou la sagesse oi la prudence, et que l'empereur Louis refusa d sanctionner.

Lothaire ayant publié, entr'autres règlemeiu un édit qui ordonnait la destruction des église reconnues inutiles ou qui ne seraient pas dotée et entretenues par les habitans , plusieurs bon mes irréligieux en avaient profité pour donner un interprétation, forcée à cette disposition royale et pour commettre des désordres : Tempérée Louis crut devoir , pour arrêter le mal , rév( quer, ou au moins obliger Lothaire à modifie par des dispositions plus prudentes , ce décret moins condamnable du reste, dans son but qi dangereux dans son application (t).

L'improbation donnée par Louis à quelqu autres règlemens irréfléchis ou trop rigourei de son fils , et l'obligation où fut de nouTes le roi de Lombardie de les révoquer ou de 1 amender, blessèrent encore profondément Fc gueil de Lothaire. Les doléances des seigneu italiens, qui supportaient toujours avec plus d'i ritation la dépendance (2) dans laquelle vivi

(1) GlULlNl.

(2) Ce fut peut-être à cause de cette même djrpendai]

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