‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 108 sur 380 · LIVRE III. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE I

sœurs , ses frères , ses neveux , une clémence sans bornes, indeficientem misericordiam.

Ses sœurs, donnant lieu à quelque blâme par leur inconduite , il punit ces désordres domestiques par un éclat déshonorant et dans le sang de leurs complices.

Bernard, outragé comme roi par Louis, mais

v^ebelle envers son oncle comme vassal et sujet,

^%nent , repentant de sa faute , implorer la clé-

:B3Qence de l'empereur : Louis fait crever les

eux à cet infortuné neveu, qui meurt, peu de

<Hirs après , dans les plus affreuses tortures.

Ce n'est pas tout, Louis fait tondre et enfer-

^KBer dans un clottre trois de ses frères , par la

^^rainte qu'un jour le sang de Charlemagne ,

^rop respecté en eux, ne suscite des révoltes.

'^Iles cruautés , cette violation des droits du sang

^t des promesses les plus solennelles révoltent

^^us les esprits.

Bientôt la noblesse lui fait ombrage : il lui retire ses emplois ; il appelle auprès de lui des étraingers ; il élève des gens de néant , dont la <^pidité lui arrache tous les biens fiscaux , au détriment de l'État ; enfin il indispose le clergé par des règlemens rigides.

Ce prince, qui rependant ne manque ni de ^^rtus ni de quelque lumière , mais que pousse

à l'injustice la secrète ambition de sa pr< mière épouse ^ à la cruauté l'excès môme < sa faiblesse , à un rigorisme inopportun Texo du zèle religieux , ce malheureux prince ajou une nouvelle faute à celles qu'il veut répare Il s'était déjà attiré la haine y il assume le mi pris sur sa tète , par l'expiation publique et a lennelle d'Attigny.

L'homme se relève par le repentir et Tavc public de ses fautes ; mais quand le front qi s'humilie porte le diadème, une expiation, sai dignité comme sans réserve devant ses propre sujets j ôte au roi repentant le mérite de Fh milité et ne lui laisse que le poids de la royau qu'il dégrade.

Oncle et frère barbare , novateur imprudei dans les choses touchant de trop près aux intéré de la noblesse et du clergé , il ne reste plus à < monarque que de froisser et de s'aliéner le oœi de ses enfans qu'il aime avec trop de faibless

Le projet avorté d'abdication , en éveilla: des ambitions qui ne devaient pas être de sit satisfaites, fut le premier germe de ces mécoi tcntemens qui aboutirent à de si fatales odU sions entre les enfans et le père. Trop souve <ies espérances déçues se changent en gri^ contre celui qui, les ayant fait naître, ne 1^^

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