LIVRE III. — CHAPITRE
l.M-^3upe8 coalisées couvrirent bientôt tout le pays, empereur Louis, à la tête, lui aussi, d'une arnombreuse , ne tarda pas à se trouver en présence de ses fils révoltés.
Toltaire , avec cette précipitation qu'on lui oonnatt, d'adopter tout ce qui peut ternir la tiare romaine, accuse le souverain pontife d'avoir, en cette occasion, brouillé le père et les enfans, dans le but de les abaisser et de s'agrandir sur ^eurs ruines. Dès son arrivée, le pape Grégoire, si Ton en croit cet écrivain et quelques autres de son école, menace l'empereur de Texcomniiinier. Les évêques du parti de l'empereur répondent : Si KLGOMIfUTlICÂTURUS VENIET, EXGOM-
^^lucATTO AMBrr : S'il vient pour excommunier, ^ 'ët'en retournera excommunié lui-même.
« La guerre tourne en négociation , )» dit Yol-
^ire , c< le souverain pontife se rend arbitre; il
^ "Va trouver l'empereur dans son camp ; il se-
^ duit ses troupes, ou il souffre qu'elles soient
^ déduites. Il trompe Louis ou il est trompé lui-
^ même par les rebelles au nom desquels il
^ iporte la parole. A peine le pape est-il sorti du
^ ^^amp , que la nuit même , la moitié des trou-
*^ ^s impériales passe du côté de Lothaire, son
fils. Cette désertion arriva près de Bàle, sur
les confins de TÂlsace, et la plaine ou le PiiPE
» AVAIT NÉGOCIÉ , s'appoUo eocore le Champ du » mensonge. » Malgré quelques exjNressuMiB de doute y Voltaire veut , cela est manifeste ^ &ir peser sur le souverain pontife , Todieux de lâche embauchage.
Nous croyons y nous y avec Giulini et d'au très écrivains impartiaux, que Grégoire IV ne rendit sur le théâtre de ces déplorables déba que dans le but, non d'opprimer, non d'hiunilie l'empereur, mais d'obtenir une réconciliation U parla d'excommunier, non pas l'empereur lu seul , mais ceux qui refuseraient la paix, quell que fût leur bannière* Pourquoi les enfans bdles auraient-ils , dans les premiers jours , empêché le. souverain pontife de se rendre au camp de l'empereur Louis, si Grégoire avait été aussi hostile contre leur père ? Or, Thistoire nous apprend que , dans un manifeste à ses fils , Louis se plaignait de ce qu'ils s'opposaient à ce que le pape le vint trouver. Lothaire , sans nul doute* dupa le souverain pontife ; feignant de se rendre à un vœu du vieil empereur, il laissa, après de longues hésitations, la liberté au pape de passer dans le camp impérial. lx>uis, offensé d'une visite aussi tîirdive , ne fit point rendre d'honneurs à (îrépoire (lui, entouré d'évéques, entra dans les ran{çs «le Tarmée impériale, s'apprm'ha