LIVRE m. — CHAPITRE I*'. 3i
^^ l'empereur, lui donna sa bénédiction et lui ^ît y en réponse au reproche que lui adressait I^uis de ne point agir comme les papes ses prédécesseurs : a Sachez que nous suivons le même ^ esprit, et que nous respirons tous ensemble ^> la paix que J. G. nous a laissée. )» Quelques jours se passèrent en négociations. Le pape Retourna au camp des coalisés, après avoir pricmis à l'empereur de revenir pour conclure l'aiecord ; mais , pendant cette même visite où le pontife s'était épuisé en paroles de pardon ^1 de paix , Lothaire avait ourdi sa trame ; il ^v^ait corrompu et intimidé les troupes de son P^re; il retint ensuite Grégoire dans son camp, ^t- la défection devint bientôt générale dans les '^Dgs impériaux.
Grégoire , désespéré d'avoir servi à précipiter '^ catastrophe qu'il s'était flatté de détourner P^r son intervention, quitte aussitôt le camp des ^^ois fils parricides , et se hâte de retourner à ^ome qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Cette inutile et fâcheuse médiation d'un pape ^^jus ces tristes débats dont on donnait le scan- Galeux spectadeau monde , ce pitoyable rôle de ^liape et de crédule instrument de basses intri- Çw^, motivent déjà trop le blâme, pour que, sans pi'euve , on cherche à faire peser encore, sur la
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mémoire du eu ponlife , l'accusalioD d'une lâche et perfide duplicité. D'ailleurs il n'est pas %rai qu'à cette époque les papes, comme le dit Voltaire , eussent intérêt à troubler un empire qui, dans les périU, était leur seule sauvegarde, leur seul appui.
Quanta la plupart des évoques francs, bava^ rois ou italiens , réunis dans le camp des trois frères, et qui suivirent Grégoire au milieu des rangs de l'armée impériale, nous ne chercherons pas à détourner d'eux la responsabilité ou au moins la solidarité de ces indignes manœuvres.
Le malheureux empereur et plus malheureux père,abandonnéde ses troupes, prèsd'étreassaiUi par les rebelles, dont tes uns d^nandaient à grands cris sa mort, d'autres sa déposition, fut contraint de se remettre lui-même , une seconde fois, entre les mains de ses enfans , et de livrer à leur vengeance l'impératrice Judith et son jeune (ils Charles. Les trois frères triomphans se partagèrent entre eux l'empire paternel. Le père infortuné fut relégué dans le monastère deSaînl- Médaid de Soissons. On envoya Judith en exil à Tortone on Lonibardie, et Charles fui renferme dans un clottre du diocèse de Trêves.
A la nouvelle de ce funeste dénomment, Walla, qui n'avait pris que trop de part au début de celle