‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 136 sur 380 · LIVRE 111. — CUAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE 111. — CUAPITRE III

ta^se fuir loin des côtes qu'ils venaient de désoler.

des barbares ne reparaîtront plus en Espagne

qui'en 859 (1); battus de nouveau en Galice^ ils

poYieront m Andalousie le fer et le feu ; ils

psi^seront de là en Afrique et aux îles de la

Kécliterranée , où ils commettront les mêmes

eKcès.

Tandis que l'Angleterre et l'Espagne repous- ^nt avec vigueur les attaques des brigands du Nord y et en purgent pour long-temps leur territoire , nous avons vu la France , devenue le ^t^éâtre de discordes intestines , offrir une proie plus facile à la cupidité de ces bandes dévasta- ^l'ices. Aux flots de sang français dont la guerre ^^vile, dans ses fureurs , inonde les plaines de ^ontenatfj viennent se joindre les massacres , ^Bs pillages , toutes les calamités que traîne à ^ suite l'apparition des barbares qui pénè- ^''^nt en France par les embouchures de la *^oire et de la Seine. Rouen, la Bretagne, la * o^raine sont dévastés ; les hommes , les femmes , les filles , partagés entre les envahisseurs, ^^Ht emmenés en esclavage. On vend sur une ^^te ce que l'on a pillé sur une autre. Tout ce *^^tin, en tentant la cupidité de ceux qui n'ont

(1) Ferberas, Histoire genvrnlv (V Espagne, IV partie, ^^* âèclc , année 8^^ à 8^5.

point encore quitté leurs froides retraites,

sit le nombre de ces forbans dont les cbe^^

bardis ont pris le nom de Rois de la mer.

Bientôt un de ces chefs y à qui les historien^ donnent le nom de Régnier, va remonter 1^ Seine avec cent vingt voiles. Une seconde fois Rouen sera pillé; il envahira et brûlera Paris. Cbarles-le-Ghauve y retranché à Saint^Denis y avec trop peu de troupes pour oser opposer la résistance y achètera (845) honteasement retraite des Normands au moyen de quator^^ mille marcs d'or. Sacrifice honteux qui , affi^i^ — blissant pour le roi les ressources de la défen»^^ ^ ne fera qu'augmenter Taudace des pirates leurs moyens de faire la guerre.

Nous approchons du moment où la France sera plus qu'une vaste curée pour ces avi envahisseurs et où un autre descendant de Cha lemagne, Pépin y roi d'Aquitaine , s'unira lâch ment à eux pour désoler le continent.

Nous venons de voir les Normands aux prise^^ en Espagne j avec les sectateurs de l'islanûsni^ ^ que le fond de l'Arabie et les rivages africai avaient jetés sur TEurope. Déjà nous avons d prononcer le nom et parler des sanglantes eic^ rursious de ces bandes méridionales du tem de Charles-Marlel , de Pépin el de Cbarlem:

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