LIVRE 111. — CHAPITRE lit
Lies ducs de Salerne et de Bénévent n'avaient
s été les seuls j dans ces temps de calamités^
suivre l'exemple du comte Julien y exemple
uneste qui aura plus tard d'autres imitateurs
a.«ore.
£n même temps que Sigenulfe et Radelchis [^pelaient l'intervention des Musulmans en Ita- ^, un vieil ambitieux ^ première cause ou prei^mer prétexte de tous les maux qui avaient Madu sur l'empire depuis quelques années ^ le c^mte Bernard^ regrettant la feveur que l'im* ^xatrice Judith lui avait acquise à la cour de «unpereur Louis, cabalait en secret pour resiàfMir en France son ancien pouvoir à l'aide des ^^mes auxiliaires que les deux ducs italiens.
Le roi Charles trouvait une vive opposition GUns l'Aquitaine et la Gaule narbonnaise. Le CMoftte Bernard se ligue^ non seulement avec les &l)elles, mais encore avec les Sarrasins qui oNilent du désir de ravager de nouveau les OTres de France. Charles ^ feignant de tout vgnorer, vient en personne dans le Languedoc, ôt convoque les États près de Toulouse^ pour se «relire en paisible possession des provinces révoltées. Suivant une vieille chronique manu- 8cnte d'Of/o Ariherti , publiée par Baluze , lo ^ de Franco v mande le comte Bernard , el
lui fait assurer qu'il peut s'y rendre sans aucui^ ^ crainte^
Bernard , qui se reconnaît trop &ible pour s^ maintenir dans l'indépendance y se rend au monastère de Saint-Sernin à Toulouse , dans le but d'y faire sa soumission. Charles, en ce moment 9 sur son trône j se lève pour l'embrasser. Le duc de Septimanie se prosterne à genou pour baiser la main du roi qui , pendant que Ber-nard se dispose à se relever, le saisit de la main gauche et tire de la droite un poignard qu'il lui enfonce dans le sân. « Malheur à toi ! » s'écrie le farouche monarque tout ensanglanté, et en foulant aux pieds le corps du duc rebelle , a Mal- » heur à toi , qui as osé souiller le lit de mon » père et de mon seigneur ! »
D'après la même chronique , Charles aurait commis , dans cet acte féroce , un assassinat et un parricide , ses traits de ressemblance avec Bernard trahissant en quelque sorte le commerce criminel de ce duc avec l'impératrice Judith.
D'autres historiens racontent que Bernard ayant refusé de se rendre aux États, le roi Charles envoya quelques troupes qui se saisirent (le sa personne, l'emmenèrent en sa présence , et que ce comte rebelle fut condamné à