‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 144 sur 380 · LIVRE 111. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE 111. — CHAPITRE III

fs^y er ( on ne dit pas si c'est au roi ou à Tofficieux négociateur) la somme de cinquante mille teuB d'oF^ et à reconnaître le roi de Lombardie pour son souverain.

Cujtis tune consiHo consentiens, ajoute Er*chemperto y Romam adiit , aureos tribuit , sa- ^unientum dédit y jusjurandum accepit : nihil P^oficienSy inanis absceesit. Ce qui y selon nous, veut dire que, séduit par les promesses de Guy, ^igonulfe s'achemina vers Rome, paya la somme ^^nvenue, prêta le serment y reçut {i)en retour ^ parole royaley et^ sans autre profit, s'en résuma les mains vides.

Biais que signifiait cette parole royale qui ne <l^>ait être que la simple investiture du duché d^ Bénévent, sans le secours des armées lom- ^rdes et françaises pour le conquérir? Or, ce secours était devenu nécessaire à Sigenulfe, car ^n rival avait eu le temps de réparer ses pertes ; Ui renfort de Sarrasins lui était venu ; le nouveau duc de Bénévent , paré d'un vain titre,

(1) Nous traduisons dtmûsacramentinn dédit, jusjuran^ ^««m accepit,

Muratori traduit ces mots par : diede il segreto, prese

** giuramento, Notre interprétation nous paraît pouvoii-

^^e motivée par l'assertion d*Anastase, qui dil que Louis

**^corda au prince de Salerne ce qu'il était venu lui de-

viander.

408 PRËMIÈRK ÉPOQUE.

œncontra , dès son retour, plus d'obstacles ^^ de résistance qu'il ne s'y attendait, Louis, e^ se rendant au]( vœux de Sigenulfe , ne fit done^ qu'envenimer la haine des deux princes rivaux : ce qui, dans l'intérêt de la domination des Français, pouvait n'être pas une faute. La guerre recommença dans le Bénévent, plus active, plus acharnée que jamais.

En attendant les résultats de cette lutte nouvelle , qui ne pouvaient que profiter à sa cause , Louis venait de faire courber sous son autorité le front d'un de ces ducs altiers , prenait acte de cet hommage à la souveraineté de la couronne de Lombardie, et préparait la voie qui , un jour, devait conduire ces deux grands ennemis à le subir, comme arbitre de leurs sanglans démêlés.

Ce règne , comme on le voit , a un brillant début. En peu de temps, Louis réprime les désordres de l'administration publique en Lombardie ; un duc puissant , rebelle , victorieux , fléchit le genou devant Tautorité royale qu*il ^^ trop long-temps bravée ; et le droit des empc — reurs crOccident, d'intervenir dans la conséctï^tion des papes, est de nouveau reconnu ^^ proclamé, en présence du jeune roi, parle p*?^^pie romain, par le rlcrgc et le pape lui-ménT»^^^*

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