LIVRE IV. — CHAPITRE l
^^ l^alais de I^tran, et il fut installé dans la ^'^^^ire pontificale , aux acclamations de la foule ^*' ^es prélats.
X^thaire vivait encore: la paix un moment ■"^t-^lie dans l'empire , la gloire récemment fto- ^^^ise par le jeune empereur Louis dont les ^^^i^urs pouvaient chaque jour devenir plus hé- ^^^^saires contre les Sarrasins , l'exemple enfin procès intenté à Sergius II , rendirent cette Téglise de Rome plus circonspecte pour la coKisécration du pape ; des légats furent envdyés ^^ix deux empereurs pour obtenir la confirmation (1) de l'élection de Benoît III (2). Les en- ^ojés trouvèrent la cour de Lothaire prévenue ^^ontre le nouveau pontife : les intrigues d'un P'^^tre, qu'avait déjà anathématisé le pape Léon, P**évalurent un moment contre le modeste et ^'^«•tueux Benott. Ce prêtre , appelé Anastase , ^5^^ tenu par un parti turbulent que la protecdes Français rendait audacieux , s'était emdu palais pontifical pendant que les envoyés ^^ ^^enott étaient retenus à la cour impériale. ^^-^ ••liaire , un pied dans la tombe, eut peur de ^^^^ tinuer à soutenir un schismatique contre le- ^^^1 toute l'Ëglise s'insurgeait. Privé de ce se-
C X ) Anas T. , le bibiiot. , In vità pap. Bened. lli. ^^) Hisf. de l'Egf., par B. B., T. iv, p. ^06, ami.
i28 PREMIÈRE ÉPOQUE.
cours puissant^ Anaslase fut^ comme naguère le diacre Jean , chassé du palais des pontifes : on y ramena triomphalement Benoit qui y reçut le sacre solennel avec l'agrément des deux empereurs, le lendemain du jour de la mort de Lothaire (1).
On voit, par les faits que nous venons de rapporter et les dates précises que nous y rattachons y quel cas nous avons fait du conte absurde et scandaleux , exploité par les ennemis de l'église de Rome, sur la prétendue papesse Jeanne. Fable honteuse que l'on ose à peine rappeler aujourd'hui, et qui, malgré les efforts des ministres de Wiclef , de Luther et de Cal* vin , est tombée sous les coups de la raison et surtout du ridicule.
Il s'est trouvé des hommes qui , sur quelques^a mots obscurs d'un manuscrit tronqué de Maria — nus y ont afQrmé, dans de longs mémoires, que^ le siège de Rome fut, entre Léon lY et Benoît III, ^ occupé par une femme. Il n'est pas un détail de£ ce conte qui ne trahisse la plus dégoûtante haines (M)ntre le Saint-Siège. Cette fable, propagée par* le chef des kussitesj combattue, anéantie par* Baroniusj le père Labbé et même par Blondel^^-
\\) GILLLM. — Mlratori, 29 sept. 855,