‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 154 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

^^^^-** ministre protestant qu'il était, n*a ren- ^^^'■^tré que le dédain auprès de la plupart de nos F^"îlo8ophes rationalistes du xviii* siècle, qui "^ ^ se fussent point fait faute d'une pareille arme itre rËglise romaine, si cette arme eût été de à porter quelques blessures sérieuses.

"Soyons le tissu délicat et ingénieux de ce ^^OBnnan, quelque peu dégagé de ses innombrables '^' 5^ Mêlantes.

^u commencement du ix^ siècle , les Saxons, ^vftl>jugués par Charlemagne, ayant embrassé le ^l^ristianisme, plusieurs sa vans hommes pasr €nt d'Angleterre en Allemagne pour instruire nouveaux convertis. Parmi ces savans était prêtre : on n'en dit pas le nom. Ce prêtre ^^€Mit enlevé une femme. Arrivée près de Mayence, '^ femme mit au monde une fille qui reçut le •^^>imde Jeanne; d'autres l'appellent Agnès; sequelques uns elle fut appelée Gilberte ou 'bertej ou Gerbergue^ et, selon d'autres en- 'e, Isabelle, Juste, Marguerite, Dorothée, Ita, etc., etc. Cette fille, douée d'une grande luté , montra dès l'âge le plus tendre un génie (Dérieur et un goût décidé pour les hautes » #^nces (1). Elle n'avait pas encore atteint l'âge

( J) Hisf. de la Paprssk .Ieanink, imprimée a Im Haye 1758. 2 vol. in-12.

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de douze ans y qu'elle inspira une passion violente à laquelle son jeune cœur ne put être in sensible. Elle quitte le toit paternel y prend de habits d'homme, et, sous la conduite de soi amant qui nécessairement est un moine y dl se rend en pays étranger pour y suivre les école des sciences»

Quelques auteurs la font étudier long-temf dans l'abbaye de Fulde où s'était clottré se amant; l'envoient de là, on ne sait pour q[ui motif, en Angleterre où elle continue ses étudec lui font repasser le détroit , toujours en compfl gnie de son amant tonsuré , et la coiffent d bonnet de docteur à l'Université de Paris. 13 peu plus tôt , un peu plus tard , les auteurs I conduisent tous à Athènes , et lui font suivre toujours de concert avec son séducteur, les coui des Académies qui , remarquons-le bien , a rapport des historiens les plus accrédités, avaiei été détruites dans cette ville dès le v' siècle (1 Mais , n'importe , poursuivons :

La jeune et belle fugitive prit le nom de Jea r Anglais, quoique née en Allemagne; on ri pond à cette observation qu'elle était d origîn anglaise. On tait le nom de son amant; noii

^1) S^RKMIS, Ep. \'M'h

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