‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 166 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE II

itj l'esprit plus libre dans une sphère plus >ite, Louis put doter la Lombardie de lois es et paternelles 9 et surtout, ce qui est plus ieile encore que de faire des lois, il put lier à leur exécution. Sa sollicitude lutta vicieusement contre les abus que l'assemblée Pftvie avait eu pour but de réprimer : le mal il immense, les habitudes invétérées; les ads y tant séculiers qu'ecclésiastiques, deveeut difficiles à contenir dans les bornes du oir, et leur puissance allait toujours croist. en raison inverse de l'afiaiblissement de la Bàuté.

^«irtout nous avons vu les évéques se faire es des rois : la France , la Germanie , vienit de nous offrir le triste spectacle de monar- ^ soumis à la censure des prélats , déposés ■^établis par eux. Tandis que Vénillon , arche- [Ue de Sens , à la tête de quelques évoques Meux, déposait Charles-le-Chauve , roi de ^nce , et offrait ces dépouilles royales à son Te Louis -le-Germanique , d'autres évoques Uiinaient l'excommunication contre ce der- ^ roi et le sommaient de subir la pénitence. iiis résistait, mais sa faiblesse se trahist jusque dans sa résistance , et il répondait avant de se résigner à l'arrêt prononcé, il

avait besoin de consulter les évoques de royaume (1).

Charles-le-Chauve , de son c6té, voulant tireir vengeance de Vénillon j assemblait un concile & Savonières près de Toul. La ^ un roi de France^ un petit-fils de Gharlemagne disait humblement r

a Jette devais pas être déposé y ou^ du moins ^ ^ je deuais être auparavant jugé par les M— » ques qui m'oNT donné l'autorité royale. ïom- » toujours été soumis à leur correction et je srn^ » prêt encore à m^y soumettre. » Vénillon échappait à une condamnation en se réconciliant avec^ le prince ; et les évoques du concile , avant d^ se séparer^ s'obligeaient ^ par un canon, à de — meurer unis pour corriger les rois , les grands e M le peuple.

Qu'eût fait Louis au milieu de ce grand chaos ^ s'il eût été dans sa mission et dans son devoi:^ de rendre l'ordre et le calme à tout l'empire -^ et de tenir chacun dans les limites de ses pré^ — " rogatives et de ses droits ? C'était déjà pour to ^ une tâche assez difficile que de contenir 1^ clergé d'Italie, qui ne pouvait rester témoin iu^^ passible d'un tel spectacle. Louis II , tantôt pa^" ses libéralités , tantôt par de sévères prohiba

(1) HiST. GÉN.,^ abbé Millot» Ifûr. ttiod., ir époque.

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^s , tempérait le mauvais effet de ces contatx% exemples. Il ralentit du moins, s'il ne put fréter complètement , la marche du mal j et c^e ftit qu'après lui que le clergé de Lombaret les archevêques de Milan, dépassant l'or- ^il d'Angilberto lui-même, élevèrent leurs entions à l'égal de celles des autres prélats ta chrétienté. Il est vrai que ce flot d'ambi- :^ comprimé fut peut-être plus impétueux et 8 envahissant, une fois affranchi de sa digue, ku dessus de ces maîtres des rois et de ces pensateurs de oouronnes , s'élevait une puisse , juge de ces mêmes juges , et maîtresse ^ces mêmes maîtres. Cette puissance , c'était chaire de Saint-Pierre, c'était le trône du kican. Benoit III, en mourant , eut pour suc- »seur Nicolas V'j dont le génie puissant et inlible vint donner une vigueur nouvelle et 18 d'extension encore à l'autorité des pontifes Qiains (1)

(1) Voici comment parle de Nicolas V un chroniqueur totmiporain : *

• Depuis le bienheureux Grégoire, nul évêque, élevé (ans la ville de Rome sur le siège épiscopal , ne peut lui Jtre comparé. // régna sur les rois et les tyrans , et les loumit à son autorité, comme s'il eût été le maître du monde. Il se montra humble , doux, pieux et bienveillant mvers les évéques et les prêtres religieux , et qui obser-

Chron, de Reginon, ad. ann. 868.— Guizot, Hist, de la Civ, T. ii,

Cette vaste intelligence, en même temp^ qu'elle tenait tête à Torage soulevé en Orient pai^ le schisme du trop fameux Photius , avait l'oa^ incessamment ouvert sur toutes les fautes d rois d'Occident, pour saisir la plus large part d débris de l'autorité royale que ces mêmes fau amoncelaient autour des trônes y et livraient i Tavidité des évoques et des grands. Cette ten

dance du Saint-Siège devint plus que jamais ma. nifeste sous le pontiûcat de Nicolas 1^\ Hais di cette constante préoccupation à profiter de fautes d'une puissance rivale ou dont on cod teste la suprématie , il y a loin à de lâches ia trigues ayant pour but et pour fin de fomente la révolte , les trahisons et des collisions saa glantes dans Tcmpire. Ce reproche, nous la vons repoussé pour Grégoire IV , et nous D' l'aurions pas admis davantage pour Nicolas I*'' ^ s'il s'était reproduit à son égard.

L'empereur Louis II fut celui des souverain^^ d'Occident qui donna le moins de prise à oe • esprit d'envahissement qui , de plus en plus — s'emparait de Rome.

»» vaieiil les précopies du Scigacur, terrible el d'uue f*^ —

• irèmc rigueur |X)ur les impies el ceux qui s'écarlai«» •

• du droii chemin. Tellement qu'on l'eût pu prendre pM» *"

• lin autre Elie , ressuscité de nos jours à la voix de Di^*- ■ siufHi en corps , du moins en esprit el en vertu. *>

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