‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 167 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE II

f ourquoi faut-il que , plus tard, ce prince , doKàt la vie est si belle et presque sans tache j a>jaQmette dans sa querelle avec Gharles-Ie- CliRauve , pour Théritage de son frère Lothaire , la faute de recourir à l'intervention du pape Adrien? Démarche imprudente dont un éclair d*énergie de Charles-le-Chauve fera momentanément tourner les conséquences à la confusion du Saint-Siège, qu'il est toujours déplorable de voir compromettre dans sa dignité ; démarche d'autant plus inopportune que le pontificat de Nicolas I" venait à peine de finir, et qu'elle ^Hd)lait sanctionner les maximes de ce pape P*vas hardi qu'aucun de ses prédécesseurs.

Clomment Louis II , roi et empereur, put-il "^^ttre en oubli que Nicolas I" avait plus gour- ''^^ndé l'archevêque Hincmar pour avoir déposé **^^thade , évoque de Soissons, que l'évoque Vé- *^^llon et ses complices, pour avoir osé prononcer *^ déchéance d'un roi de France, de Charles- '^^Chauve?... Mais il nous reste à signaler bien des actes méritoires de Louis 11 , avant d'aborder '^ récit des événemens qui firent commettre ^^tte faute au jeune empereur.

J^es premières années qui suivirent la mort "^ Lothaire, furent, comme nous l'avons vu, ^'^ployces par l'empereur Louis à raffermir

458 PREMIÈRE ÉPOQDE.

l'ordre et le règne des lois dans ses Ëtats don^l il ne recula que faiblement les limites y malgi é ses justes sujets de plainte contre le partage dSC^e Thérédité paternelle. Il fit ployer l'orgueil d^He ses grands , notamment des ducs de Bénéveir— it et de Salerne : il maîtrisa l'impatiente ambitioi^n du clergé y et quoiqu'il ne combattit enco^H-e qu'avec des chances diverses les Sarrasins q ^^i infestaient l'Italie, il avait fait de la Lombard^^ e, dès ces premières années , la suzeraine protâ^<trice , le bouclier de toute la Péninsule.

A tous ces soins vinrent se joindre d'aut^T^es graves sujets de préoccupation pour le fils ^e Lothaire.

La révolte , la guerre étrangère , l'intempé :^i^ des saisons qui quelquefois pèse sur un peuj^^^^ aussi lourdement qu'une guerre, fondent tou^*^ à la fois sur la Lombardie , et fournissent^ ^ Louis 11 l'occasion de développer une infatigafc^'^ activité, une vigueur de résolution peu cocT'^' mune et un ardent amour pour ses peuples.

Les auteurs contemporains (1) racontent qi]^^ " tomba en 860 une si grande quantité de nei -?^ en Italie, que les routes et les champs en fure^=^ ^^ encombrés pendant près de !a moitié de Ta '^'

(1) ANDREAS, Fkesb\tkr., Cliron. T. I", ann., 860^

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