LIVRE IV. — CHAPITRE III
t dù secourir, puisqu'elle s'obstinait à s'en di wre la maîtresse.
XVous avons vu l'Italie toute entière se basti^z^sner, élever des tours, créneler ses mursaudes couvens, des châteaux , des grandes (f) clés petites villes : les villages les moins popa-
eurent leurs murailles de défense.
Ce fut à cette époque que les populations disse jcninées des campagnes , livrées à la brutalité, à la. ftarbarie des envahisseurs, cherchèrent un réfutée au pied des murs menaçans élevés par les <^c>xntes, parles seigneurs. Groupées autour de ces forteresses protectrices à l'approche du péril , ^ï>Titées derrière ces puissans retranchemens et ""^^inies en famille dans ces tutélaires retraites î^^and éclatait l'orage, elles donnèrent aux ^^^inds un nouveau prestige , et le géant de la ^^Ddalité fit un pas immense en avant.
Les Maures, profitant de la maladie qui, ^ 864 , avait ramené l'empereur de Rome ^^ns la Lombardie, reparurent l'année suivante ^^ns le Bénévent , plus terribles que jamais, ^^aielporto et Guandelperto , gastaldi ou gouverneurs, l'un de Tétèze , l'autre de Boiano,
(i) Giuliui fait la remarque que le faubourg des villes, -Jusqu'alors appelé Sutntrbia, prit en Italie le nom(\eSob- ^xjrgo depuis les fortifiratioiis.
474 PRBMIÈRB ÉPOQUE.
dans le duché de Bénévent, aidés par Lamberlo duc de Spoletti, et Ghérardo y cc»Dte de Marti dont ils avaient imploré le secours , attaquèren les Maures sur la route de Bari où ces retournaient chargés de trésors et de dépouilles mais l'ennemi reçut le choc avec une vigueu. telle qu'elle ébranla les troupes coalisées changea leur attaque en complète déroute : i champ de bataille fut jonché de cadavres ; grand nombre de chrétiens furent traînés captivité. Les deux gastaldi et le comte Ghé rardo trouvèrent un trépas glorieux dans cet sanglante lutte (1).
L'épouvante gagna toute la Péninsule au de ce nouveau désastre : de toutes parts on in voqua l'assistance du roi de Lombardie y en qualité d'empereur et de protecteur du premier pontife des chrétiens. Le mal était immense , le danger pressant ; les progrès des Sarrasins devenaient alarmans pour le nord même de l'Italie; Louis II résolut d'employer toutes ses forces contre ces redoutables envahisseurs. U publie l'édit remarquable (â) dont nous avons
(i) Mlratori , Ami. iVlt., aiiii. 865.
(2) Balutius , CapiL rcg. Fr,, T, il, p. 359. — PERt- (;RINUS , Princip, Longob. — MtRAT. , Rer. iuiL , T. Il, part. M.