‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 172 sur 380 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

fftMit l*lUlie seliasiloime pour s'abriter et se défendre contre eslfaures. — La féodalité en tire proflL — Combat désastreux Mtnrles chrétiens sous Bari. —Nooyelle expédition de Louis IL

— Défection des Capouans. — L'empereur marche contre Calone et châtie cette Tille. — Fâcheuse temporisation.— Bari a le emf» d'augmenter ses moyens de défense. — Défaite de l'ar- [lée impériale. —Noble attitude de Louis 11 dans ce revers. lort da pape Nicolas. — Sous ce pontife, l'Eglise accrott son in-

nence. — Schisme de Photius. — Energie déployée par Niçois I" couti-e ce fléau de l'Église.— Recherche de saintes reliqQes.

- Etrange proposition de l'archevêque de Milan.— La sagesse de rtcolas I" la repousse et la condamne.

— DiJ 865 a 867 —

L'insolence et les rapines des Sarrasins , enj^dis par l'insuccès de quelques entreprises de onpereur Louis ^ allaient toujours croissant us le pays de Naples.

Nous avons vu que les Lombards , au moment t l'expédition de Gharlemagne j s'étaient emiTés de presque toute l'Italie, à l'exception de ^:xarchat de Ravenne, du duché de Rome et ^ la plus grande partie des provinces , connues ijourd'hui sous le nom de royaume de Naples. Les Grecs n'avaient conservé quelque autorité

que sur les contrées que n'avaient pas

les Lombards. Nous avons vu Rome , plus tard

échapper à la cour du Bosphore.

Gharlemagne^ ayant mis fin à la puissan des Lombards y ne songea pas à attaquer le duch de Naples et les autres places que les Grecs sédaient encore de ce côté. Bénévent avait mém sous ce conquérant et ses successeurs , coBserv-^ pour duc un Lombard.

Ce duc, tributaire des empereurs d'Occiden. mais tributaire indocile parce qu'il était for^ aspirait à augmenter sa puissance de les possessions de Naples. Le prince Sicon

avait été jusqu'à faire payer tribut, en 818 , ^ ce royaume soumis aux faibles empereurs d'O — rient.

Bénévent serait infailliblement devenu maître de Naples même , sans les divisions qui s^élevèrent entre les ducs les plus puissans d'Italie , surtout sans la fatale querelle d'Adelchis et de Sigenulfe. Nous avons vu y depuis cette double faute, Rome et Naples désolées constamment par les incursions des barbares.

Nous avons admiré l'héroïsme de Louis II.

Nous avons vu l'empereur Louis, à défaut des empereurs d'Orient , voler plus d'une fois îMi secours <le provinces (|uc Constantinople aii-

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