‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 176 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE III

qvft 'ils pressent de toutes parts avec leurs assauts ^t leurs caracols. Alertes et légers y ils y vont , coKmme leurs ancêtres à la bataille de Tours , (i^^cune merifeilleuse agilité (1); mais plus heuremax que leurs devanciers sur les bords de la Lioire, ils semblent vouloir prendre une sanglsinte revanche contre un descendant de Charles-Martel. Montés sur de rapides chevaux que &t.mguent peu leurs fameux hoquetons rembour- "^és et piqués , armés de flèches et de leurs za- 9^M0as y ils lassent ^ ils enfoncent y ils écrasent P^*" leur nombre et la vivacité de leurs attaques^ les gros bataillons lombards couverts de bou- ^li^rs, de pointes, de javelots, et les mettent ^*^ complète déroute. Le désordre de l'armée •■^a jpériale est au comble : elle fuit , laissant par- ^^xit la terre jonchée de cadavres, de boucliers, ^ ^.rmes de tous genres et de fourgons.

louis, qui sait qu'à l'exemple de Roncevaux ^^^ échec peut devenir encore une occasion de 8»oire , se montre calme et ferme au milieu de ^^ désastre : il cherche à rallier son armée , et ** ^n conduit les débris jusqu'à Bénévent (2), ^ï^ïès avoir tenu noblement tète aux attaques ^ Vm infatigable ennemi qui le presse sur ses

(1) lMEZERAY.

(2) Gii UNI. T. r, lib. V.

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flancs et sur ses derrières, qai cherche mèa^^ le devancer pour lui couper toute retraite l'envelopper, espérant ajouter une tôte d*< reur aux sanglans trophées de sa victoire.

Loin de se laisser abattre par ce rude échec^^ Louis ne songe qu'à le réparer. L^œil fixé sur*^ les remparts de Bari , il appelle à lui de nouvelles troupes y demande des secours à son frère de Lorraine qui se hâte de lever une armée pour répondre à son appel (1).

L'empereur , par l'exemple de sa propre énergie j relève le moral de ses soldats , fait passer dans leurs âmes son ardent besoin de venger l'affront de la défaite , et attend impatiemment à Bénévent que l'arrivée des renforts demandés le mette en mesure de marcher encore sur cette place contre laquelle ses premières tentatives ont si cruellement échoué.

Le pape Nicolas P' ne survécut que quelques jours à l'annonce du désastre éprouvé par l'empereur : on croit que la défaite de l'armée chrétienne hâta la mort de ce pontife (2). Il fut longtemps regretté à Rome où sa charité envers les malheureux fut aussi grande que sa bonté pour ^ les gens de bien et son inébranlable sévérité à

(i) MURATORI, Ann, dit,, T. v, p. 65.

(2) GirîJM, T. r% lib. V. Il mourut le 1 3 nov 867.

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