‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 204 sur 380 · LIVRE IV. — GHAt>rrRE IV. tB · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — GHAt>rrRE IV. tB

tridEphe , après trois jours d'une défense déserrée. L'empereur et les siens sont jetés dans deb cachots (1).

D'après quelques historiens , Adelchis aurait été poussé à cet acte de félonie par l'appât d'une riche rançon ; d'autres pensent qu'il voulut se venger de l'humeur dure et hautaine de l'impératrice et des déprédations de tous genres exercées par les soldats francs et lombards dont ses peuples auraient eu presque autant à souffrir que des dévastations des Maures ; d'autres enfln croient que le duc de Bénévent ^ en payant les bienlaitsde Loui^ II par une aussi noire ingratilode^ n^ fit que céder aux pressantes instances de Basile.

A la nouvelle de la honteuse équipée d'Adeldiis^ des clameurs d'indignation et de vengeance s'élèvent dans tous les rangs de l'armée îflB|)ériale. Les troupes , qui rentraient en Lombardie, s'arrêtent, retournent en arrière et marchent sur Bénévent ; leur cri de guerre, Volons au secours de l'empereur, est répété avec enthousiasme par les braves qui assiègent Taren te.

Louis II y que la disgrâce ne pouvait abattre, éprouvait dans les fers combien trop souvenl

(1) ËRCHEMPERTO, Hist,, cap. XXXIV. — MDRATORI.

ringratitude suit de près le bienfait; combien un revers de fortune suit de près la victoire... Plus calme dans son cachot que le duc félon dans son triomphe passager ^ il attendait sans crainte le dénoûment de cet étrange épisode^

Adelchis n'avait pas tardé à sentir le poids écrasant d'une telle capture : il voulait et ne voulait pas se décharger de ce lourd fardeau. L'approche à marches forcées des troupes de l'empereur, et un nouveau débarq[uement des Sarrasins à Salerne y mettent bientôt un terme aux hésitations du duc de BénévenL Dissimulant les trop justes sujets d'appréhensions qui l'assiègent, Adelchis, après vingt-deux jours de mortelles angoisses , propose à l'empereur de lui rendre la liberté; il n'exige aucune rançon, et ne lui demande que sa promesse, surles saints Évangiles , de ne point chercher à tirer vengeance contre lui ( Adelchis ) de l'outrage reçu , et rengagement formel de ne plus remettre le pied dans le duché de Bénévent avec de* troupes armées. L'empereur promet ce qui ^^^ est demandé et recouvre la liberté avec tou^ ^^ siens (1).

(1) Muratori a publié, dans ses Antiquités itatù des vers que Ton composa à cette époque, au sujet

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