‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 205 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE IV

A la nouvelle de la captivité de Tempereur, [ue Ton avait bientôt fait suivre du bruit de sa oort j Charles*le-Chauve s'était porté en toute lâte à Besançon , pour être plus en mesure de adsir au delà des Alpes la proie que cette mort Uait livrer à son ambition. Le roi de Germanie, le 8on c6té y se disposa à reconquérir le pays [u'il avait abandonné naguère à Louis II, du Mé de la Suisse.

Les émissaires expédiés en Italie par ces prin- 68 y leur ayant rapporté l'issue du drame de Eénévent, les deux rois ambitieux en furent our la honte d'avoir trahi leurs secrètes vues; iliarles-le-Cbauve se hâta de rentrer dans sa IfHtale.

Dire perfidie d*Adelchis. Cette lamentation, comme le Bose le savant historien, se chantait probablement dans 8 mes et sur toutes les places publiques. Voici les trois remîers Vers de cette curieuse pièce :

têdite omnes fines terrœ horrore cum tristilià uatescetus fuit factum Benevento cmtas ■: udovicum comprenderunt sancto Pio Augusto.

€e qui veut dire :

Oyez vous tous, peuples de l'univers, Oyez^ <xoec autant a horreur que de tristesse. De Bénévent le trait noir et pervers ; Us ont osé, quelle scélératesse !l!

Prendre Louis et le charger de fers.

Le IX' siècle avait aussi, conune on le voit, ses poètes, *s chanteurs et son pttblic de gomplaintss.

Louis II 9 à peine délivré de sa cafpiiyité, marche contre les comtes Lambert et Ildebert qu'il veut châtier, non d'une rébellion ouverte (1)^ mais du secret assentiment qu'ils ont donné à l'indigne trame d'Âdelchis, contre leqfuel j d'après leur serment de~ vassaux , ils auraient dA s'armer à la première annonce de l'outrage fait à la personne et à la majesté impériale. Les deux comtes j effrayés à son approche , quittent Spoletti et Camerino j et se réfugient à la cour d'Adelchis qui j par son bon accueil (2), trahit le mystère de leur complicité et justifie le ressentiment de l'empereur. Louis donne le duché de Spoletti à Suppone II , l'un de ses meilleurs généraux (3). Il se rend ensuite à Rome; mais avant de quitter ces contrées 9 il fonde dans les Abruzzes y en actions de grâces pour la protection du ciel qui l'a fait triompher des mauvais desseins d'Adelchis , le monastère de Cx^' SARiA y devenu depuis si célèbre (4).

(1) MURATORI, Ann. (Vit., T. v, p. 82.

(2) Erchemperto.

(3) MuRATORi, Ann. d'it., T. v, p. 89.

(4) Le père Mabillon croit que le monastère de fut ainsi nommé ( Casa Aurea), à cause des fortes soi dépensées par Louis II pour le construire et le étitcr. ratori ( Ann. d'Jt., T. v, p. 62) pense, au contraire, le lieu où fut créé ce pieux établissemeut s'appelait Ci saria avant cette fondation : il cite des actes <racquisiti<C^

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