‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 21 sur 380 · LIVRE l***. CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE l***. CHAPITRE

santé de pierreries ; la voûte du temple saint , toutes les avenues et tous les quartiers de Rome retentissent de ce cri mille fois répété. Vie et victoire a Charles-Auguste y grand et

PACIFIQUE EMPEREUR DES RoMAINS, COURONNÉ DE LA MAIN DE DiEU !

Charlemagne (1) reçoit au même instant l'onction sainte des mains du pape qui , se proster-

cooronDé que par surprise. Diaprés Eginhard , * ce monarque aurait dit que sll eût su le dessein du pape, il ne se serait pas rendu à l'église de Saint-Pierre. On ne nous persuadera pas que Charlemagne ignorât ce dessein. Quant aux paroles que lui attribue Eginhard , nous n'en contesterons ni Fexactitude ni la vraisemblance.

« Ce propos du nouvel empereur , » dit un historien allemand , ^* « était fondé sur ce que , bien loin que cette » cérémonie lui donnât quelques avantages , c'était , à ce ' qui pouvait paraître , lui faire tenir en quelque sorte , de «Téleclion des Romains et du pape, ce qu'il ne devait qu'à »son épée. »

Me pourrait -on pas dire aussi que l'habile monarque pensait que de semblables paroles retentiraient jusqu'à la cour de Constantinople, dont il voulait ménager, autant que posâble , l'ombrageuse susceptibilité ?

(1) MuBATORi {Ann, d'iu, T. iv, page 379), dit que Pq)in fut couronné de nouveau comme roi de Lombardie.

' Egi?(baeo , Vie de Charlemagne. Cet historien attribue ce mot de

Charlemagne à la répugnance que lui inspira, dans les premiers

^^fflps, le tilre <r empereur ! On nous permettra de croire que si ce

titre eût répugné à Charlemagne , ce prince ne l'aurait ni accepté ••i porté.

" OkHiiss., ilist, (l'Allemagne ^ cité par FiilTcndorfl'. T. t, liv. \, fhip. II.

110 PREMIÈRE ÉPOQtE.

nant à son tour lievaDt le nouvel empereur , lui rendy le premier, son hommage (1).

(1) In prince que la persécution tint éloigné douze ans de l'Angleterre, et qui mita profit Texllpour apprendre du grand roi Fart de r^^ner et de vaincre , Egbert avait suivi Charlemagne à Rome. Il lui vit ceindre la couronne impériale. L'empereur, quand Eg^rt le quitta pour reconquérir l'Angleterre et détruire l'hydre de l'bqitarchîe, lui donna son épée : « Elle a vaincu mes ennemis , » lui ditil , « eUe vaincra les vfytres. »

Egbert s'en servit comme l'eût fait Charlemagne; il vérifia la prédiction. L'Angleterre l'honore comme T un de ses meilleurs et de ses plus grands rois ! *

* Gaillabd, Hitt. ée la rivalité ée la France rt de l' Angleterre , Tome I , iulrod.

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