‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 22 sur 380 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

MéeMitenteiiieiit d'Irène.— Réfointlon h GonsUntiiiople.— Guerre entre Pépin et Grimoald. — Défaite des SarrasiDs dans la Méditerranée. — Mort de Grimoald. — Bienfaits dn règne de Pépin.

- Intrigues des coura de Pavle et d'Orient dans la Yénitie. — Expédition de Pépin contre Venise. — Origine de la corne ducale des doges. — Mort de l'epin. — Charlemagne associe Loois il l'empire. — Bernard, roi de Lombardie. — Il bat les Sarrasins.

- Mort de Charlemagne. —Bernard encourt la disgrâce de l'empereur Louis et obtient son pardon. — 11 sert efllcacement Rome et l'emperear.— Haine d'Hermengarde contre ce prince. — Prise d'armes de Bernard ; son supplice et sa mort

De 9O0 à 818.

L*événemenl de Rome qui du droit de la victoire faisait un droit divin, qui transformait le patrice (1) et le roi en empereur, et la con-

(1) Le titre de patrice des Romains emportait avec lui une espèce de vasselage , souvent éludé , mais reconnu , toniefois, à l'égard des empereurs d*Orienl, qui, du reste, ne coDsidéraient tous les rois de l'Europe que comme des Varices. Ainsi Clovis lui-même n'avait été reconnu par la cour du Bosphore que comme patrice des Gaules , et les rois lombards comme patrices de Lombardie. D'après quel- ^ïues historiens , cette supériorité que s'arrogeaient les empereurs d'Orient, et que même on leur reconnaissait encore ^Pr^ la conquête de Charlemagne , semblerait résulter, en- ^^^ autres faits, de la fameuse mosaïque posée, {avant l'an-

112 PRËMIÈHË ÉPiX^UE.

quête en souveraineté légitime^ produisit une sensation profonde à Constantinople. L'impératrice Irène, possédant encore la Sicile et une ombre de pouvoir sur quelques points de l'Italie, s'efforça, pour ne pas compromettre ce reste d'autorité , de dissimuler son irritation secrète.

Elle envoya à Gharlemagne des ambassadeurs chargés de le complimenter, et de lui faire hommage de magnifiques présens.

Ces envoyés eurent , dit-on , la mission déli-

tue 800 ) , par ordre de Léon 111 , dans le magnifique mvlinium du palais de Latran.

On voit, sur ceUe mosaïque, J.-C. présentant, de la main droite, les clés à saint Pierre, et de la main gauche, V étendard à un prince couronné, avecrinscription: Constantin V.

Sur un autre côté de la même mosaïque , on voit saint Pierre présentant, de la main droite, les clés au pape (Léon III) , et de la main gauche, V étendard à un prince portant la moustache , le manteau et Tépée , avec Tinscription : 0. N. Carolo , REGI.

Ne pourrait-on pas aussi voir, dans ce dessein , la pensée que voici :

Dieu donna l'étendard à Tempereur CONSTANTIN ; mais plus tard saint Pierre, le représentant de Dieu, remit cet étendard à un vlus digne, à Charlemagne.

Avant 800 , les rois des Francs , en écrivant aux empereurs d'Orient , leur donnaient le titre de pères. Charlemagne et ses descendans , les traitant en égaux , ne leur donnèrent plus que celui de frères, à dater de 800. L'on vit aussi , par les actes publics passés à Rome et où se datait le règne de Charlemagne , comme empereur, qu'une ère nouvelle venait de commencer. Alors seulement, dit Téophane, iw Franc&rum potestatem Homa cessit.

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